Canalblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Editions Chloé des Lys

Publicité
18 septembre 2026

Carine-laure Desguin a lu "Blue Moon" d'Edmée de Xhavée

Voilà, je referme Blue Moon, le douzième ouvrage d’Edmée de Xhavée, un recueil de huit nouvelles plutôt noires et presque toutes chabroliennes pour ne pas dire, pour certaines,  chabrolesques. Nous retrouvons avec plaisir la plume élégante et, j’ai presqu’envie d’écrire, toute en dentelles de l’auteure vierviétoise. Mais, il y a dans chacune des nouvelles de ce recueil-ci, un « p’tit » quelque chose en plus. Ne serait-ce pas une dose d’humour noir enrobée autour de deux doses d’acidité ?

  Huit nouvelles dont je vous offre ici une alléchante (je l’espère) mise en bouche. Lisez et accrochez-vous bien aux bras de votre fauteuil (ceinture de sécurité, casque sur la tête, protège-genoux et protège-coudes, le tout en polypropylène dur à cuire).

  Dans Blue Moon, Loïs vient vivre dans la maison de sa grand-mère. Nous revivons les moments tragiques de la vie de la grand-mère et de la mère de Loïs. Et pour elle, Loïs, est-ce vraiment une bonne idée de revenir là ? Qui va-t-elle rencontrer ? Et surtout, quel genre de cerf Marvin a-t-il heurté ?

  Dans Un banc pour Mathilde, une histoire de famille, une histoire odieuse. Mathilde n’est jamais revenue (je le demande de suite, cessez de penser à Jacques Brel). Mais avec qui est-elle partie ? Et où ? Et pourquoi n’a-t-elle jamais donné de ses nouvelles ? Oncle Servais et tante Dédelle ne comprennent pas … Mathilde aurait eu  un amoureux … Qui était-il, cet amoureux ?

  Les funérailles de la Baldracca, la troisième nouvelle. Que s’est-il passé au sein de cette famille piémontaise ? Une piste, Baldracca signifie putain. Chaque année, celle-ci lave des ossements. Oui, elle lave des ossements. L’esprit de famille est sans limite dans ce petit village. Hallucinant.

  Dans Noirhomme-Larivière contre Villeneuve, clap de fin, on respire un peu. Enfin, un peu. Car là, chez le notaire, après le décès de François Villeneuve, c’est loin d’être triste mais beaucoup moins sanguinolent. La bassesse humaine, quand même.

  La glacière, voilà une nouvelle qui porte bien son nom car l’histoire est … glaçante. Gérald de Saint-Rupestre et son épouse ont quitté leur château pour un home haut de gamme.  Ce matin-là, Gérald annonce à son épouse que les nouveaux propriétaires du château viennent de le contacter. Des ossements, probablement humains, ont été découverts dans la glacière de leur ancienne habitation. Madame de Saint-Rupestre blêmit, Qui donc serait allé là ? Et quand ? Alors là, je vous laisse découvrir cette histoire, c’est du grand art ! D’une cruauté magistrale !

  Dans Ennui conjugal, on ne s’ennuie pas non plus. C’est la nouvelle que je préfère. J’ai une tendresse particulière pour l’histoire de cette Géraldine. Et ma foi, si elle pense avoir mal agi et provoqué des dégâts à une certaine période de sa vie, elle a fait son possible ici pour éviter d’inutiles soucis (qu’elle a vécus elle-même en son temps) à une voisine.

  Lettre d’adieu, l’avant-dernière nouvelle. L’arrivisme mène à tout. À tout. La veuve d’Henry-Pierre est âgée à présent et ce qu’elle vient de lire dans le journal la cloue sur place (au sens figuré hein …). Elle n’a plus aucun doute, aucun. Ces meurtres et « accidents » dont elle vient de prendre connaissance … mais oui, c’est ça ! Elle écrit donc une très longue lettre à un jeune amant qu’elle a côtoyé il y a bien longtemps. Et je vous préviens, ça va chauffer pour lui !

  Nous voici déjà à la huitième et dernière nouvelle, Jo, ou la joie de rêver en Tex Avery. Josiane se réinstalle dans son fauteuil. Devant elle, son mari et un couple d’amis, les de la Stalle, des pique-assiettes qu’il est de bon ton de fréquenter, pense Fernand, l’époux de Josiane. Un tableau truculent que je vous laisse admirer.

  Huit nouvelles dans lesquelles les personnages, souvent des notables, nous dévoilent tout leur cynisme, leurs petits arrangements médiocres et, d’une certaine façon, leurs secrets de famille. C’est un livre distrayant et bientôt les vacances, pensez-y !

Carine-Laure Desguin

Publicité
17 septembre 2026

Ani Sedent a lu " Un été à Abbotsburry" d'Urbain Van Pachterbeke

 

Le Dorset, une grande maison bourgeoise nommée « le château », un splendide jardin, une usine et quelques maisons alentours, tel est le décor principal de « Un été à Abbotsbury » d’Urbain Van Pachterbeke.

Mamy, propriétaire du « château » et de l’usine, demande à son petit-fils, John, de traduire un manuscrit détenu par la famille depuis des générations.  Rédigé en latin par un moine du XIIème siècle, il renfermerait un secret embarrassant !    John, qui vient de terminer son doctorat à Oxford, accepte et c’est sur le chemin du « château » qu’il fait la rencontre de Claire, institutrice au village.  Entre eux c’est le coup de foudre, mais nombre d’obstacles les poussent à garder cette attirance secrète.

C’est leur histoire qu’Urbain Van Pachterbeke nous raconte.  Comme les rapports qu’ils entretiennent avec leurs familles respectives.  Ceux de Claire, rigides et sans grande émotion, avec sa mère.  Ceux de John, plus ouverts et aimants avec ses parents (un père Anglais et une mère Belge), plus taquins avec son adolescente de sœur, plus complexes avec une Mamy au caractère bien trempé.  Parallèlement nous découvrons, grâce à la traduction du manuscrit ancien émaillant les chapitres, une autre histoire où l’amour, sous toutes ses formes, prend là aussi des chemins bien difficiles.

Vous l’avez compris, un roman où l’amour est au cœur des choses, qu’il soit romantique ou autre, sans pour autant tomber dans la mièvrerie.  Je reconnais cependant que mon envie de lire ce livre tenait surtout au mystère entourant le fameux manuscrit latin, dont j’aurais préféré qu’il suive une parallèle avec l’histoire vécue par John et Claire, juste pour plus de tension dramatique.  Néanmoins, j’avoue avoir été surprise par la tournure prise par ce récit secondaire et n’avoir pas perdu, au fil des pages traduites, l’envie d’en découvrir l’aboutissement.  Tout comme découvrir jusqu’où leur histoire allait mener John et Claire.  Mais ça, je ne vous le dirai pas, il vous faudra lire le livre pour le découvrir !

Alors, bonne lecture !

Ani Sedent

17 septembre 2026

Un article dans l'Avenir pour le roman d'Urbain Van Pachterbeke "Un été à Abbostbury"

 

Un article dans l'Avenir pour le roman d'Urbain Van Pachterbeke "Un été à Abbostbury"
14 septembre 2026

Dans le bibliothécaire...

14 septembre 2026

Ani Sedent a lu et chroniqué "Fractale 1668" de Christine Brunet

 

Derrière la très belle couverture de « Fractale 1668 » se cache un nouveau thriller pour Christine Brunet et nouvelle histoire palpitante à suivre pour les amateurs du genre.  Un thriller où s’entremêlent Histoire et fiction en un mélange détonnant qui vous entraîne au cœur d’une passionnante enquête.

Bien qu’apparemment sans motif, une cascade de disparitions tragiques dans des familles de la haute société attire l’attention de la police.  Et lorsque, alors qu’elle travaillait sous couverture, la mort s’abat à son tour sur la propre sœur du nouveau patron d’Europol, ce dernier recours discrètement aux services d’un certain Clovis, un homme de l’ombre impitoyable et efficace.  Néanmoins, pour mener à bien sa mission, le mercenaire décide de s’adjoindre un binôme connu dans le milieu du dark web sous le nom de Doragon, une longue silhouette androgyne au look Neo-Tokyo et à l’intelligence redoutable.

De cadavres en découvertes, les deux agents se retrouvent rapidement plongés au cœur d’une intrigue dont les racines prennent source au XVIIème siècle autour d’un objet prompt à attiser les convoitises.

Je ne vous en dirai pas plus, au risque de trahir les secrets d’une histoire méchamment bien ficelée, bien documentée, qui jongle entre réalité historique et fiction complète.  Sous la plume toujours inventive de Christine Brunet, les personnages sont bien campés, l’atmosphère inquiétante à souhait et le suspens captivant… jusqu’à la fin ! Le niveau de confiance fluctuant du binôme Neal (Clovis)/Nao (Doragon) ajoute encore à l’intérêt d’une histoire pourtant déjà complexe, y amenant un délicieux grain de sel supplémentaire.  Autre petit plaisir, la brève apparition du commissaire Sheridan, personnage bien connu dans l’univers de Christine Brunet.

Un roman qui se suffit à lui-même, mais qui pourrait voir l’un de ses personnages (coup de cœur !) connaître de nouvelles aventures… petit appel du coude, loin de toute subtilité, à l’auteure.

« Fractale 1668 », un thriller à découvrir absolument !

Alors, bonne lecture !

Ani Sedent

Publicité
12 septembre 2026

Dans le bibliothécaire...

11 septembre 2026

Philippe Desterbecq a lu "L'ultime équation" de Christine Brunet

Tout d'abord, je remercie l'auteure pour l'envoi de ce bouquin, le 13e que je lis. Christine Brunet écrit des thrillers avec quelques détours vers la SF. Ses thrillers me happent du début à la fin. 

Ses héroïnes sont des "super women".         
- Aloys Seigner, commissaire divisionnaire liées aux services secrets (DGSE), l'héroïne des six premiers romans,  affiche des capacités hors normes.          
- Gwen rompt un peu avec ce modèle. C'est une héroïne atypique profondément humaine. Elle est médecin légiste et marquée par le doute après la mort de son coéquipier. 
- Puis, voici Alexandra  Valerys que le lecteur découvre dans "L'ultime équation". C'est une cybernéticienne ultra-douée d'une vingtaine d'années. Elle brille par sa très grande intelligence, sa solidité psychologique et sa capacité d'adaptation face aux événements, notamment face aux militaires et aux mercenaires qui veulent sa peau ou plutôt qui veulent lui extorquer un renseignement dont ils ont absolument besoin, mais pas pour le bien de l'humanité ! 

"L'ultime équation" est le dernier roman de Christine publié chez Chloé des Lys, mais ce n'est pas le dernier écrit par l'auteure.        
C'est, en fait, son premier, le premier tome d'une trilogie, qui est à la base de tout ce qu'elle a écrit depuis. Et je peux vous dire que j'ai hâte de connaitre la suite de ce thriller. 

Dans ce premier tome, Alexandra Valerys, s'impose comme une héroïne particulièrement puissante et ingénieuse, à l'instinct de survie développé. 

L'histoire commence en 1979 par un crash aérien mystérieux : un avion de chasse percute un objet non identifié. L'armée confie l'analyse des débris à Alexandra Valerys. Ses découvertes exceptionnelles excitent immédiatement la convoitise des militaires. 

Refusant de voir son travail transformé en arme de destruction massive, la scientifique prend la fuite. Cela déclenche une traque internationale impitoyable pour récupérer ses secrets technologiques. 

Alexandra prend en charge sa propre exfiltration en se déguisant en homme et en travaillant pour un détective privé. Ce n'est pas la fin de ses ennuis pour autant ! 

Une simple disparition ou une recherche de tableau se transforme en complot mêlant secrets d'Etat et passés mortels. Alexandra échappera à la mort plusieurs fois. On peut dire que Christine Brunet a bien malmené son héroïne que je retrouverai avec plaisir dans le tome 2 puisqu'il ne fait aucun doute qu'elle aura, une fois encore, bravé la mort et réussi à la tromper...

En général, dans un polar, le lecteur suit une enquête, souvent la recherche d'un serial killer. Il n'en est rien ici. L'histoire se déroule sur plusieurs enquêtes palpitantes entrecoupées de moments où Alexandra doit fuir ou se battre face à ses agresseurs, toujours à la recherche du code d'accès aux données cryptées de sa découverte.

Un premier roman resté dans un tiroir jusqu'à maintenant, mais l'auteure a bien fait de l'en retirer pour régaler ses lecteurs. Du grand art ! 

Vite la sortie du tome 2 ! 

PS En attendant, je me consolerai avec "Fractale 1668" qui met en scène une nouvelle héroïne nommée Nao. 

 

Philippe Desterbecq

https://phildes.canalblog.com/

11 septembre 2026

Micheline Boland propose cinq tankas hors saison extraits de son recueil ‘Haïkus et tankas au fil des jours » paru aux Editions Chloé des Lys

 

Retour du travail

seule une araignée m’accueille

dans le hall d’entrée

m’effleure la superstition

de l’espoir qu’elle apporte.

 

Triste fin de nuit

J’ai rêvé de ma planète

partie à petit feu

et si un tel cauchemar

devenait réalité ? 

 

Sourire déformé

l’effort a laissé des traces

le plaisir est là

équilibre délicat

entre fierté et douleur.

 

Le vainqueur aux anges

des étoiles dans les regards

de ses supporters

proximité indicible

entre des personnes heureuses.

 

File de touristes

devant l’entrée du Louvre

file d’impatients

c’est dans cette multitude

que tu me manques le plus.

 

MICHELINE BOLAND

13 juillet 2026

Christine Brunet a lu pour actutv "Quand tout s'aligne" de Brigitte le Clément

 

C’est à la suite du trailer élaboré par l’auteur de ce roman que j’ai décidé de lire ce qui semblait, à première vue, être une romance : un homme, François, et une femme, Sophie, fous amoureux, vivent ensemble mais tout se dégrade lentement alors que les soubresauts de la vie sapent les fondations de leur existence.

Elle tombe enceinte, lui est au chômage et ne parvient pas à se projeter dans son rôle de futur père. Ils se séparent dans la douleur : ils ne veulent plus la même chose a priori. Mais quand le destin s’en mêle…

Au fil des pages, le lecteur comprend qu’il ne lit pas de la romance mais s’enfonce au cœur d’un drame. Personnages bien campés, avec leurs faiblesses et leurs côtés sombres. Va-et-vient entre Hardelot et Lille… Détours par Tournai, Boulogne…

Amitiés, amours, calculs, drames personnels, tout y est !

Alors n’hésitez pas ! Bonne lecture !

Christine Brunet

 

13 juillet 2026

"A l'aide !", une courte nouvelle signée Elisabeth Chancel

A l'aide !

 

Je me levai pour prendre une banane dans le frigo. A peine avais-je ouvert la porte du frigo qu'une voix d'outre-tombes s'éleva des profondeurs réfrigérées : « A l'aide ! ». Je refermai la porte avec une brutalité difficile à décrire. La folie me gagnait-elle donc déjà ? Il paraît que la mauvaise alimentation accélère le vieillissement du cerveau. Je ne voyais que cette explication.

J'essuyai la sueur qui perlait sur mon front et je rouvris la porte du frigo. La même voix résonna : « Tu joues à quoi ? J'ai dit à l'aide ! Cela va chercher loin la non assistance à personne en danger ! ». Je me répétai en boucle que la voix n'était que le fruit de mon imagination. J'attrapai un brocolis au lieu de la banane et je croquai dedans avec appétit. Le goût écoeurant me ramena à la réalité. La voix continuait : « Allez, vas-y, goinfre-toi ! C'est encore ce que tu fais de mieux ! ». Et là, une scène surréaliste se déroula. Je demandai en tremblant : « Qui êtes-vous ? ». «Ton voisin, abruti ! » « Jean-Jacques ? C'est, c'est vous ? » Je n'osai pas demander ce qu'il faisait dans le bac à légumes... Aussi, cette conversation irréaliste se poursuivit : « Bon tu m'aides ou pas ? » J'ouvris les bacs à légumes, je déplaçai les yaourts, je renversai la bouteille de lait, mais pas la moindre trace de Jean-Jacques tandis que sa voix sourde résonnait toujours. Il était de plus en plus en colère : « Mais arrête avec ce satané frigo ! Je suis en train de refaire la canalisation de mon évier et j'ai bloqué mon bras droit dans un tuyau ! Viens me sortir de là, imbécile ! »

 

 

Elisabeth Chancel

 

Publicité
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 200 > >>