Dans le bibliothécaire...
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Dans le bibliothécaire... - Le blog Aloys
Lecture, écriture, une passion... Un partage... La littérature dans tous ses états !
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Derrière la très belle couverture de « Fractale 1668 » se cache un nouveau thriller pour Christine Brunet et nouvelle histoire palpitante à suivre pour les amateurs du genre. Un thriller où s’entremêlent Histoire et fiction en un mélange détonnant qui vous entraîne au cœur d’une passionnante enquête.
Bien qu’apparemment sans motif, une cascade de disparitions tragiques dans des familles de la haute société attire l’attention de la police. Et lorsque, alors qu’elle travaillait sous couverture, la mort s’abat à son tour sur la propre sœur du nouveau patron d’Europol, ce dernier recours discrètement aux services d’un certain Clovis, un homme de l’ombre impitoyable et efficace. Néanmoins, pour mener à bien sa mission, le mercenaire décide de s’adjoindre un binôme connu dans le milieu du dark web sous le nom de Doragon, une longue silhouette androgyne au look Neo-Tokyo et à l’intelligence redoutable.
De cadavres en découvertes, les deux agents se retrouvent rapidement plongés au cœur d’une intrigue dont les racines prennent source au XVIIème siècle autour d’un objet prompt à attiser les convoitises.
Je ne vous en dirai pas plus, au risque de trahir les secrets d’une histoire méchamment bien ficelée, bien documentée, qui jongle entre réalité historique et fiction complète. Sous la plume toujours inventive de Christine Brunet, les personnages sont bien campés, l’atmosphère inquiétante à souhait et le suspens captivant… jusqu’à la fin ! Le niveau de confiance fluctuant du binôme Neal (Clovis)/Nao (Doragon) ajoute encore à l’intérêt d’une histoire pourtant déjà complexe, y amenant un délicieux grain de sel supplémentaire. Autre petit plaisir, la brève apparition du commissaire Sheridan, personnage bien connu dans l’univers de Christine Brunet.
Un roman qui se suffit à lui-même, mais qui pourrait voir l’un de ses personnages (coup de cœur !) connaître de nouvelles aventures… petit appel du coude, loin de toute subtilité, à l’auteure.
« Fractale 1668 », un thriller à découvrir absolument !
Alors, bonne lecture !
Ani Sedent
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Lecture, écriture, une passion... Un partage... La littérature dans tous ses états !
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Tout d'abord, je remercie l'auteure pour l'envoi de ce bouquin, le 13e que je lis. Christine Brunet écrit des thrillers avec quelques détours vers la SF. Ses thrillers me happent du début à la fin.
Ses héroïnes sont des "super women".
- Aloys Seigner, commissaire divisionnaire liées aux services secrets (DGSE), l'héroïne des six premiers romans, affiche des capacités hors normes.
- Gwen rompt un peu avec ce modèle. C'est une héroïne atypique profondément humaine. Elle est médecin légiste et marquée par le doute après la mort de son coéquipier.
- Puis, voici Alexandra Valerys que le lecteur découvre dans "L'ultime équation". C'est une cybernéticienne ultra-douée d'une vingtaine d'années. Elle brille par sa très grande intelligence, sa solidité psychologique et sa capacité d'adaptation face aux événements, notamment face aux militaires et aux mercenaires qui veulent sa peau ou plutôt qui veulent lui extorquer un renseignement dont ils ont absolument besoin, mais pas pour le bien de l'humanité !
"L'ultime équation" est le dernier roman de Christine publié chez Chloé des Lys, mais ce n'est pas le dernier écrit par l'auteure.
C'est, en fait, son premier, le premier tome d'une trilogie, qui est à la base de tout ce qu'elle a écrit depuis. Et je peux vous dire que j'ai hâte de connaitre la suite de ce thriller.
Dans ce premier tome, Alexandra Valerys, s'impose comme une héroïne particulièrement puissante et ingénieuse, à l'instinct de survie développé.
L'histoire commence en 1979 par un crash aérien mystérieux : un avion de chasse percute un objet non identifié. L'armée confie l'analyse des débris à Alexandra Valerys. Ses découvertes exceptionnelles excitent immédiatement la convoitise des militaires.
Refusant de voir son travail transformé en arme de destruction massive, la scientifique prend la fuite. Cela déclenche une traque internationale impitoyable pour récupérer ses secrets technologiques.
Alexandra prend en charge sa propre exfiltration en se déguisant en homme et en travaillant pour un détective privé. Ce n'est pas la fin de ses ennuis pour autant !
Une simple disparition ou une recherche de tableau se transforme en complot mêlant secrets d'Etat et passés mortels. Alexandra échappera à la mort plusieurs fois. On peut dire que Christine Brunet a bien malmené son héroïne que je retrouverai avec plaisir dans le tome 2 puisqu'il ne fait aucun doute qu'elle aura, une fois encore, bravé la mort et réussi à la tromper...
En général, dans un polar, le lecteur suit une enquête, souvent la recherche d'un serial killer. Il n'en est rien ici. L'histoire se déroule sur plusieurs enquêtes palpitantes entrecoupées de moments où Alexandra doit fuir ou se battre face à ses agresseurs, toujours à la recherche du code d'accès aux données cryptées de sa découverte.
Un premier roman resté dans un tiroir jusqu'à maintenant, mais l'auteure a bien fait de l'en retirer pour régaler ses lecteurs. Du grand art !
Vite la sortie du tome 2 !
PS En attendant, je me consolerai avec "Fractale 1668" qui met en scène une nouvelle héroïne nommée Nao.
Philippe Desterbecq
https://phildes.canalblog.com/
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Retour du travail
seule une araignée m’accueille
dans le hall d’entrée
m’effleure la superstition
de l’espoir qu’elle apporte.
Triste fin de nuit
J’ai rêvé de ma planète
partie à petit feu
et si un tel cauchemar
devenait réalité ?
Sourire déformé
l’effort a laissé des traces
le plaisir est là
équilibre délicat
entre fierté et douleur.
Le vainqueur aux anges
des étoiles dans les regards
de ses supporters
proximité indicible
entre des personnes heureuses.
File de touristes
devant l’entrée du Louvre
file d’impatients
c’est dans cette multitude
que tu me manques le plus.
MICHELINE BOLAND
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C’est à la suite du trailer élaboré par l’auteur de ce roman que j’ai décidé de lire ce qui semblait, à première vue, être une romance : un homme, François, et une femme, Sophie, fous amoureux, vivent ensemble mais tout se dégrade lentement alors que les soubresauts de la vie sapent les fondations de leur existence.
Elle tombe enceinte, lui est au chômage et ne parvient pas à se projeter dans son rôle de futur père. Ils se séparent dans la douleur : ils ne veulent plus la même chose a priori. Mais quand le destin s’en mêle…
Au fil des pages, le lecteur comprend qu’il ne lit pas de la romance mais s’enfonce au cœur d’un drame. Personnages bien campés, avec leurs faiblesses et leurs côtés sombres. Va-et-vient entre Hardelot et Lille… Détours par Tournai, Boulogne…
Amitiés, amours, calculs, drames personnels, tout y est !
Alors n’hésitez pas ! Bonne lecture !
Christine Brunet
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A l'aide !
Je me levai pour prendre une banane dans le frigo. A peine avais-je ouvert la porte du frigo qu'une voix d'outre-tombes s'éleva des profondeurs réfrigérées : « A l'aide ! ». Je refermai la porte avec une brutalité difficile à décrire. La folie me gagnait-elle donc déjà ? Il paraît que la mauvaise alimentation accélère le vieillissement du cerveau. Je ne voyais que cette explication.
J'essuyai la sueur qui perlait sur mon front et je rouvris la porte du frigo. La même voix résonna : « Tu joues à quoi ? J'ai dit à l'aide ! Cela va chercher loin la non assistance à personne en danger ! ». Je me répétai en boucle que la voix n'était que le fruit de mon imagination. J'attrapai un brocolis au lieu de la banane et je croquai dedans avec appétit. Le goût écoeurant me ramena à la réalité. La voix continuait : « Allez, vas-y, goinfre-toi ! C'est encore ce que tu fais de mieux ! ». Et là, une scène surréaliste se déroula. Je demandai en tremblant : « Qui êtes-vous ? ». «Ton voisin, abruti ! » « Jean-Jacques ? C'est, c'est vous ? » Je n'osai pas demander ce qu'il faisait dans le bac à légumes... Aussi, cette conversation irréaliste se poursuivit : « Bon tu m'aides ou pas ? » J'ouvris les bacs à légumes, je déplaçai les yaourts, je renversai la bouteille de lait, mais pas la moindre trace de Jean-Jacques tandis que sa voix sourde résonnait toujours. Il était de plus en plus en colère : « Mais arrête avec ce satané frigo ! Je suis en train de refaire la canalisation de mon évier et j'ai bloqué mon bras droit dans un tuyau ! Viens me sortir de là, imbécile ! »
Elisabeth Chancel
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Texte 1 : Elisabeth Chancel
Texte 2 : Micheline Boland
Texte 3 : Rayan Zowski
Texte 4 : Elisabeth Dubois
Texte 5 : Christina Previotto
Texte 6 : Edmée de Xhavée
Texte 7 : Carine-Laure Desguin
Texte 8 : Ani Sedent
Texte 9 : Joe Valeska
Texte 10 : Joe Valeska
RESULTATS :
Texte 1 : II
Texte 3 : I
Texte 4 : III
Texte 5 : II
Texte 6 : II
Texte 7 : I
Texte 9 : I
Texte 10 : I
Bravo à la gagnante Elisabeth Dubois !
Merci à tous les auteurs pour leur super participation !
Prochain concours le 1er septembre. J'attends donc vos textes !!!
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Vingt millions sur les mers…
Les néons du cabinet comptable de la rue de Rivoli grésillaient toujours de la même manière à seize heures. Depuis sept ans, mes journées se résumaient au bruit mécanique de mes doigts sur le clavier, aux dossiers suspendus couleur vert d’eau et aux tasses de café tiède bues à la hâte dans le couloir. À la trentaine effacée, je n’étais qu’une silhouette transparente sous des jupes de tailleur trop sages. Pourtant, chaque fois que je fermais les yeux, j’entendais le ressac de l’océan et je humais l’odeur iodée du large. Un rêve d’enfant, enfoui sous des tonnes de bilans financiers…
Ce mardi-là, le ciel parisien était menaçant et lourd lorsque je sortis du bureau. Mes yeux se posèrent sur un petit rectangle de papier, coincé dans une grille d’égout : un ticket de loterie abandonné. Par pure distraction, je le ramassai et le glissai dans ma poche avant que les premières gouttes ne tombent.
Le soir même, installée dans mon studio de vingt mètres carrés, j’allumai la télévision pour le tirage officiel. Lorsque les numéros s’affichèrent un à un à l’écran, mon cœur s’arrêta net. Je vérifiai une fois, dix fois, cent fois. Mes mains se mirent à trembler. Le ticket anonyme détenait la combinaison gagnante. Vingt millions d’euros !
Je ne remis plus jamais les pieds au cabinet. Le lendemain, j’envoyai ma démission par lettre recommandée, savourant chaque mot inscrit sur le papier. Ma nouvelle vie commençait, et elle aurait le goût du sel…
En trois mois d’une course effrénée, je troquai mes jupes de tailleur contre le grand air. Je passai mon permis hauturier en un temps record, investis une partie de ma fortune dans un magnifique monocoque de douze mètres et larguai les amarres depuis le port de Brest, portée par ce besoin viscéral de fuir la terre ferme. Je naviguais au hasard, guidée par le seul plaisir de voir l’horizon s’étendre à l’infini.
Le septième jour, en plein océan Atlantique, la houle se fit plus lourde. C’est là que j’aperçus un homme cramponné à une simple planche de teck, vestige d’un naufrage. Je manœuvrai avec précision, lui lançai une bouée de sauvetage et l’aidai à se hisser à bord, épuisé mais vivant. Malgré ses traits tirés et sa barbe de plusieurs jours, son charisme était indéniable. Ses yeux d’un bleu scandinave croisèrent les miens alors que je l’enveloppais d’une couverture en laine. Il s’appelait Christian.
Réfugiés dans l’étroite cabine pour échapper aux morsures du vent, le temps suspendit son vol. À mesure que je soignais ses engelures, mes mains tremblaient légèrement au contact de sa peau chaude. Christian ne me quitta pas des yeux, un léger rictus reconnaissant adoucissant ses traits fatigués lorsqu’il me demande mon prénom. En entendant « Clara », il sourit. Le silence de la mer laissa place à un trouble brûlant, exacerbé par la promiscuité de notre abri de bois. Plus tard, blottis l’un contre l’autre sous les étoiles pour veiller sur le cap, nos visages se rapprochèrent. Ses lèvres capturèrent les miennes dans un baiser sauvage, impérieux. Ce fut au matin, alors que l’aube pointait, qu’il me révéla sa véritable identité : il était le prince héritier de Norvège, rescapé du naufrage de son trimaran. Loin des protocoles et du monde, notre idylle allait devenir un amour fou et sincère.
Aujourd’hui, la grisaille parisienne est bien oubliée. J’ai repris le large au bras de mon prince, désormais prête à savourer chaque instant de cette vraie vie, loin de l’artifice des royaumes…
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Le Secret de Willy le Borgne (Les Goonies 2, une fanfiction)
Vingt-cinq ans après nos aventures, le passé nous replongea dans le danger !
L’appel du large s’était rappelé à nous de la pire des manières : Mama Fratelli, à peine sortie de prison — encore une fois —, avait enlevé Jenny, ma fille avec Andy. Cette chipie intrépide, suivant l’exemple de son oncle Mikey, avait fouillé les combles de notre ancienne baraque et déniché un ultime secret du pirate Willy le Borgne : une carte menant à un second trésor englouti sur une île déserte. Surprise à vélo par la vieille sorcière et ses fils, ma fille avait détruit le parchemin sous leurs yeux. Mama l’avait alors capturée pour la forcer à les guider, car Jenny avait mémorisé les coordonnées.
Sur notre vieux chalutier soulevé par la tempête d’Oregon, la bande était au complet. Mon frère, Mikey, tenait la barre, les yeux brillants de cette ferveur que l’âge n’avait pas éteinte.
— Willy n’a pas tout dit à l’époque, Brand ! C’est reparti ! s’écria-t-il contre le vent.
À la proue, Bagou hurlait pour masquer sa frousse, tandis que sa femme, Steph, l’inspectait d’un regard exaspéré derrière ses lunettes.
— Ferme-la et accroche-toi, Bagou, ou c’est moi qui te jette à l’eau ! cria-t-elle par-dessus le fracas des vagues.
Dans la cale, Data, devenu ingénieur, tentait de réparer le moteur à coups de pinces rétractables et de « double-gants à ressorts » qui lui repeignaient le visage de graisse sous l’œil terrifié de Choco, lequel s’empiffrait de chocolat pour calmer son angoisse, en mettant plein sa chemise hawaïenne.
L’océan Pacifique hurlait mais notre détermination était totale ! Au bout d’une course-poursuite de trois heures, et après avoir échappé à une pieuvre géante qui manqua de tous nous gober — C’est encore pire que dans mes souvenirs ! souffla Choco dans un sanglot —, l’île rocheuse surgit des vagues, ainsi que le yacht volé des Fratelli. Mama tenait Jenny par le bras, tandis que Jake et Francis, toujours aussi abrutis, se disputaient les premières pièces d’or déterrées dans une grotte, après avoir arraché les coordonnées à ma fille.
— Rends-nous Jenny, Mama ! hurla Andy en sautant sur la plage.
— Tu n’auras ni la petite ni cet or, la pimbêche ! Tout est à moi ! éructa la vieille harpie en brandissant son revolver.
C’était sans compter sur notre arme secrète : le troisième fils Fratelli ! Surgissant du chalutier dans un hurlement titanesque, Sinok, habillé de son maillot de Superman, fonça dans le tas. Il attrapa Jake et Francis par les pieds, les faisant tourner comme des hélices, avant de propulser Mama Fratelli directement dans un buisson de cactus exotiques.
— Maman, tu es toujours aussi méchante ! gronda-t-il.
Je récupérai Jenny pendant que Data immobilisait le yacht des bandits grâce à une bombe collante de son cru.
— Boum j’t’attrape ! Ça ne rate jamais ! lâcha-t-il avec fierté.
Alors que nous reprenions la mer, le trésor de Willy à bord, nous jetâmes un dernier regard vers la plage. Mama Fratelli, couverte de piquants et coincée dans les branches, gesticulait pendant que Jake et Francis agitaient les poings vers notre bateau en hurlant en chœur qu’ils se vengeraient et que la prochaine fois… ils tueraient les Goonies.
Mais les Goonies ne meurent jamais, et l’aventure recommençait !