Editions Chloé des Lys

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13 juillet 2009

Edith Roch

Interview
Edith Roch

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1- Pseudo ou nom réel ?

 

Edith Roch est mon pseudo. Je l’ai choisi pour continuer de vivre à côté de ce que j’écris. « Edith » parce que j’adore Edith Piaf et « Roch » qui représente pour moi, la solidité et la force.

 

2- Tu habites où ?

 

J’habite en France, dans la région Rhône-Alpes, pas très loin d’un joli lac où j’emmène mes filles se baigner.

 

3-Sucré ou salé ?

 

Plutôt sucré… j’aime la douceur des sucreries, des bonbons qui écœurent, du chocolat qui à force, me retourne le foie, du dessus fondant des mille-feuilles, de la meringue craquante des tartes aux citrons et depuis toujours de la crème de marron !

 

4-Ton job ?

 

Je suis informaticienne. Et peut-être bientôt psychothérapeute. Je me forme en ce sens. Au diable donc bientôt, l’industrie, son inhumanité croissante, et à moi le bonheur d’être au plus proche de l’âme humaine.

 

5-Un souhait ?

 

Oui, plusieurs même… que ce livre fasse du bien, qu’il touche… et qu’il favorise aussi des prises de consciences !

 

6- Pourquoi t'es chez Chloé des Lys ?

 

C’est un très joli nom. Cela me rappelle une fleur ! J’y suis parce qu’ils m’ont fait l’immense joie de retenir mon livre et aussi parce qu’ils sont honnêtes, qu’ils ont un bon esprit. C’est important.

 

7- T'écris quoi ?

 

Avant, j’écrivais des poèmes et des textes sur la vie puis maintenant, un roman. Mon livre s’intitule : « On n’étouffe pas les cris » : la petite Alicia qui a vécu l’inceste et qui l’a refoulé pendant de nombreuses années, raconte son histoire, fait part de ses souffrances, des ressources qui lui ont permis de survivre, des rencontres qui l’ont faite renaître.

 

 

8- Qu'est-ce qui te fout en rogne ?

 

C’est drôle que tu me poses cette question ! Est-ce qu’il faut être en rogne pour écrire ? Moi, je le suis. Contre l’arrogance et le « faire semblant ». Contre ceux qui s’en prennent aux enfants, les phagocytent et s’acharnent à éteindre la petite flamme de vie qui brûle en chacun d’eux au point qu’ils ne sachent plus quels sont leurs vrais désirs.

Contre les donneurs de conseils, les gens intrusifs…

Finalement, on dirait bien que je suis souvent en rogne !

 

9- Et le décor ?

Le décor que je crée est emprunt de symboles… à la fois réaliste et porteur de signification. J’utilise beaucoup les métaphores. Les contrastes aussi : j’oppose la simplicité au luxe, la douceur à la violence. Tout est miroir et émotions…

 

10- Tes livres cultes, tes films cultes, tes personnages cultes ?

 

Je ne suis pas « culte ». Non, ce n’est pas mon truc. Moi, je change et je ne me « fige » sur rien. D’ailleurs les titres et les noms de célébrités m’échappent, preuve que cela ne m’intéresse pas.

En ce moment, j’aime les livres qui dévoilent les mystères de l’être humain. La psychologie est un domaine vaste dans lequel j’évolue grâce à mes lectures et l’introspection.

 

11- Quelle est la question la plus stupide qu'on pourrait te poser ?

 

Tu pourrais me demander si mon livre contient une part autobiographique. Je ne te répondrai pas.

 

12- Pourquoi aimes-tu les ânes ?

 

Qui t’a dit que j’aimais les ânes, d’abord ? J’ai horreur qu’on pense à ma place !

Hum… tu m’as bien eue, je n’avais pas pensé que tu me poserais une question si stupide !

 

13- Et la mer ?

 

Tu persistes… oui, j’aime la mer parce qu’elle est immense, profonde, dangereuse, non maîtrisable… la mer c’est la vie, c’est aussi celle qui engloutit, qui nous emporte dans la mort.

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Thierry Mallinus

Interview
Thierry Mallinus

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  1. Pseudo ou nom réel ?

 

Nom réel.

 

  1. Tu habites où ?

 

En Belgique, quelque part dans le Hainaut vert, dans une petite maison blanche égarée dans la brume et les champs, loin de la furia de la ville que nous avons quittée, mon épouse, mes enfants et moi-même il y a une dizaine d’années.

 

  1. Sucré ou salé ?

 

Salé, sans aucun doute. Le sucre sature et empâte. Tandis que le sel, lui, malgré son apparence insignifiante, mord et attaque. À condition de ne pas être pressé, on peut le voir venir à bout d’une montagne.

 

  1. Ton job ?

 

Il faudra plus d’une ligne... Alors, enseignant le jour, professeur de langues germaniques dans le secondaire pour être précis, DJ le week-end (depuis 15 ans) et écrivain amateur les autres nuits...

 

  1. Un souhait ?

 

Pouvoir compter sur 36 heures par jour au lieu de 24. J’ai déjà fait la demande auprès des autorités compétentes, business plan à l’appui, mais il m’a été répondu qu’on ne pouvait rien me promettre avant les prochaines législatives.

 

  1. Pourquoi tu es chez Chloé des Lys ?

 

Parce qu’ils m’ont fait confiance, à moi et à mon histoire. Leur vision personnelle de l’édition - somme toute assez iconoclaste - a immédiatement séduit mon côté anticonformiste.

 

  1. Tu écris quoi ?

 

J’ai pas mal de trucs qui grondent au fond de mes tiroirs mais je n’ai jusqu’à présent été complètement satisfait que d’un seul texte : un roman, Dies Lacrymosa, qui paraît aujourd’hui chez CDL. Celui-ci traite avant tout de personnages en perte de repères et d’équilibre dont les actes vont se révéler tragiques pour leur entourage et pour eux-mêmes.

Le roman, pour moi, a cette force de pouvoir mettre en exergue, avec le recul nécessaire, des situations parallèles à la réalité dont on peut mieux comprendre les tenants et les aboutissants. Mes histoires ont toujours comme point de départ un fait réel qui m’a touché, ému ou terrifié, mais que je prends le temps d’analyser selon des prismes différents afin de mieux les déchiffrer. Ce sont ces histoires-là que j’aime lire, que j’aime écrire, ce sont celles-là qui restent pour moi ; la tragédie étant mon genre de prédilection sans que je sache vraiment définir ce qui, un jour, a provoqué mon addiction.

Cela dit, si la préférence du lecteur le pousse vers le rayon « Bibliothèque Rose », ce que je respecte bien sûr, il vaut peut-être mieux que notre rencontre n’ait pas lieu... 

  1. Qu’est ce qui te fout en rogne ?

 

Le réveil le matin, le lait à température ambiante dans les céréales... Non, sérieusement, le manque de respect ou de considération envers autrui en général, la pub à la télé qui dit que si vous donnez Kinder à vos enfants, vous êtes une bonne mère, celle qui propose à l’ado pour in fric monstre une sonnerie de Gsm que le prof n’entend pas et tout ce qui touche à la téléréalité et au voyeurisme. D’une manière générale, l’estompement des barrières, du cadre que la génération passée s’efforçait de nous donner avec plus ou moins de succès sans pour autant être réac’.

J’ai un problème aussi avec les sociétés masculinisées selon lesquelles l’homme et la femme seraient tellement différents qu’ils ne pourraient pas jouir des mêmes droits ou devraient se conformer à des règles distinctes.

Je ne m’énerve pas facilement cela dit, je monte très lentement... Mais quand j’y suis, j’y suis.  

 

  1. Tes livres cultes, tes films cultes ?

 

N’êtes pas pressés j’espère ? Bon alors côté bouquins, je citerais tout d’abord «

La Malvenue

» de Claude Seignolle. Cette histoire est pour moi un modèle de fantastique rural où le Diable sommeille en chaque phrase. D’ailleurs, si cela vous intéresse, vous trouverez beaucoup d’infos concernant cet auteur sur mon site personnel. Dans un style différent, « Les Noces Barbares » de Yann Quéffelec. Si j’avais eu voix au chapitre à l’époque, j’aurais écrit personnellement aux jurés du Goncourt pour qu’il ait le prix deux fois plutôt qu’une. Sans savoir réellement pourquoi, je le rattache souvent à Mauriac. J’adore « Le Sagouin », « Le Baiser au Lépreux ». « Les Hauts de Hurlevent » aussi. Le théâtre de Ghelderode. « Malpertuis » de Jean Ray, « L’Arrache-cœur » de Boris Vian… Plus récemment, chez Chloé des Lys d’ailleurs, « L’Homme à

la Chimay

bleue » de JP Querton ; ce livre m’a profondément marqué... Ainsi qu’un certain « Myrtis et autres histoires de nuit et de peur », paru quelques années avant ma naissance et qui a obtenu le prix Jean Ray à l’époque...

Côté ciné, c’est comme en musique, je ne suis bien qu’avec l’extrême : dans le désordre, avec plus ou moins d’affection, je citerais « Irréversible », « Tideland », « Le Vieux Fusil », « Le Labyrinthe de Pan », « Le Loup-garou de Londres », « Crash », « Old Boy » et plus récemment « The Dark Knight » ... Ce sont des films intelligents et assumés qui m’ont fait rester longtemps immobile dans le noir une fois le générique déroulé.

 

  1. Quelle est la question la plus stupide qu’on      pourrait te poser ?

 

Pourquoi mettre cela au conditionnel ?   

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Cécile Debort

INTERVIEW

Cécile Debort

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1. Pseudo ou nom réel ?

 Pseudo en ce qui concerne le nom de famille :

Debort, à comprendre de Bort, ville dont je suis native. Le prénom est réel.

 

2 .Tu habites où ?

 Ussel, petite agglomération située en Corrèze département du Limousin, en France.

 

3. Sucré ou salé ?

Salé et très gourmande de plats traditionnels bien mijotés mais ne refuse pas une bonne pâtisserie de temps en temps.

 

4. Ton job ?

…Professeur des écoles.

5. Un souhait ?

 Partir vivre au bord de la mer, à la retraite, et profiter alors de mon temps libre pour continuer à écrire.

6. Pourquoi t’es chez Chloé des Lys ?

C’est la seule maison d’édition qui m’a proposé un compte d’éditeur après cinq propositions à compte d’auteur. J’ai aimé cette prise de risque (rires).

7. T’écris quoi ?

 Le plus souvent, je m’attache aux portraits de personnes réelles ou totalement sorties de mon imagination.

8. Qu’est-ce qui te fout en rogne ?

L’intolérance, les conflits, la violence, l’irrespect, le racisme. En fait tout ce qui de près ou de loin attente à la liberté d’autrui.

 

9. Tes livres cultes, tes films cultes, tes personnages cultes ?

Livre culte : « La terre » de Emile Zola.

Film culte : « Le vieux fusil » de Robert Enrico.

Personnage culte : aucun.

10. Quelle est la question la plus stupide qu’on pourrait te poser ?

 Pourquoi écris-tu ?

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14 juin 2009

Bastien Maryse

Interview
Bastien Maryse

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1.Pseudo ou nom réel ?

 

Nom réel : Bastien Maryse

 

 

 

2. Tu habites où ?

 

Fagnolle, commune de Philippeville

 

 

 

3. Sucré ou salé ?

 

Les deux : le récit alterne des moments de tendresse et des regards parfois ironiques voire caustiques.

 

 

 

4. Ton job ?

 

Professeur de français mais depuis l’accident qui m’a rendue tétraplégique, je ne travaille plus.

 

 

 

5. Un souhait ?

 

J’aimerais continuer à écrire.

 

 

 

6. Pourquoi t’es chez Chloé des Lys ?

 

C’est la seule maison d’édition qui a pris le temps de lire mon livre et de l’accueillir très favorablement.

 

 

 

7. T’écris quoi ?

 

J’ai, pour l’instant, écrit le récit de mon accident et de ma rééducation de 2 ans. J’ai commencé l’écriture d’un roman dont le héros est un chat.  

 

 

 

 

 

8. Qu’est-ce qui te fout en rogne ?

 

L’indifférence est la pire des choses ; l’étroitesse d’esprit m’énerve aussi.

 

 

 

9. Tes livres cultes, tes films cultes, tes personnages cultes ?

 

Oscar et la dame rose C.E. Schmit, Victor Hugo de Max Gallo, L’alchimiste de Coelho, La ligne verte de S. King et quelques classiques du 19e. Les films : Vol au-dessus d’un nid de coucous, Amadeus, La ligne verte…Les personnes plus que les personnages : Gandhi, Sœur Emmanuelle, l’abbé Pierre.

 

 

 

10. Quelle est la question la plus stupide qu’on pourrait te poser ?

 

On me l’a posée indirectement : est-elle toujours dans sa chaise ?

 

 

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19 mai 2009

Alain Callès

Interview
Alain Callès

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1- Pseudo ou nom réel :

Nom réel, mais il m'arrive de publier des articles sous pseudo, par confort intellectuel.

 

2- Tu habites où :

Une grande ville de région parisienne, Montreuil, et je suis aussi un élu de ma ville. Mais j'habite surtout là ou me portent mes errances, dans des territoires réels ou imaginaires, là où reposent des rêves, là où il est possible de biner l'espoir, là où la chaleur est humaine et supportable.

 

3-Sucré ou salé ?

J'aime toutes les peaux et la diversité de leur goût. J'aime le goût des peaux retournées, comme une fleur déployée qui offre sa saveur intérieure. J'aime les mots comme j'aime les peaux.

 

4-Ton job?

Je gère une petite société qui s'occupe de gestion documentaire, et j'ai aussi de nombreuses activités connexes (élu de ma ville, responsable associatif). Je suis très impliqué dans le vivre ensemble avec mes concitoyens.

 

5-Un souhait ?

Enrichir et diversifier les palettes de couleurs, de goûts, d'odeurs; multiplier les sens des sensations, mettre le feu aux mots, marcher des deux côtés des frontières.

 

6- Pourquoi t'es chez Clhoé des Lys?

Tout d'abord parce qu'ils ont bien voulu m'accepter!!!

Et ensuite, maintenant, je m'y plais et j'aime cette façon artisanale et directe, même si cela comporte des contraintes pour l'auteur.

On y retrouve les goûts du papier. J'y perçois l'odeur d'encre de mon enfance, loin des produits marketing actuels où le livre dépend souvent du poids de papier et de celui du nom, lancé dans les réseaux marchands de la distribution.

Loin des livres spectacles, Chloé des Lys, ce sont des auteurs à qui on donne une chance. Une vente à la criée au bout de la jetée, là où le bateau palpite encore de son voyage solitaire sur les flots. J'aime ces ambiances maritimes où il reste toujours un peu d'encre accrochée aux aspérités des rochers. Chloé des Lys, c'est ce port où se retrouvent ceux qui ont bourlingué un peu ou beaucoup, en amateur ou en voyageur aguerri, mais qui partagent la même passion de navigation sur les mots.

 

7- T'écris quoi ?

Le livre publié chez Chloé des Lys est le vrai-faux journal d'un buveur. C'est un témoignage sur son parcours depuis quelques évènements de l'enfance jusqu'à la déchéance. C'est aussi quelques réponses aux questions que se posent souvent l'entourage et le buveur sur cette maladie. C'est, au delà de la violence des propos, un témoignage d'espoir. Bien sûr, il repose sur un expérience personnelle.

J'écris aussi des textes plus poétiques et de courts récits, sous forme de nouvelles. Ils sont parfois publiés dans des revues et je souhaite pouvoir aussi les publier sous forme de recueil.

Dans un autre registre, j'écris des articles sur l'alcoolisme et sur des thèmes différents comme les Droits de l'Homme, l'antiracisme ou la laïcité, domaines dans lesquels j'ai acquis une compétence par la pratique associative.

Bref, j'ai une palette diversifiée.

Depuis quelques années, l'écriture me prend et m'habite. C'est un besoin. Les mots sont des compagnons de route avec lesquels je suis en dialogue permanent.

 

8- Qu'est-ce qui te fout en rogne?

Tellement de choses que cela nourrit parfois mon indifférence.

Non, de fait j'aime la castagne, les mots qui se choquent et s'entrechoquent, sifflent comme des balles. J'ai donc besoin d'être en colère et en insatisfaction pour avancer, creuser et caresser. Derrière la brûlure du soleil, il y a le duveté d'une peau de pêche. Une saine colère se retourne toujours un peu contre soi-même, alors, je m'arrange un compromis et improbable. Entre la colère et moi, je glisse une feuille d'humour, cette ironie mouillée de larmes qui empêche les imbéciles de me prendre au sérieux.

 

9- Et le décor?

En bon latin, j'aime planter le décor, par touches successives. Il permet d'être concis sur l'essentiel, de raviner la fêlure et d'empêcher les bords de la cicatrice de se rejoindre, sauf dans l'infini des points qui la composent.

 

10- Tes livres cultes, tes films cultes, tes personnages cultes?

Tout ce qui est multidimensionnel et se déplace simultanément sur plusieurs plans géométriques. J'apprécie ainsi Bernard Noël, Robert Desnos, M. Foucault, ou Claude-Louis Combet parmi tant d'autres. Sur mes étagères intérieures, ils rejoignent Gaston Couté ou Michel Leiris.

Je reverrais sans compter des films comme l'Âge d'Or de L. Bunuel ou Viva la Muerte d'Arrabal. Léo Ferré, Jean-Roger Caussimon, Jacques Debronckart ou Serge Utgé-Royo me tiennent compagnie depuis des décennies et arment mes violons intérieurs.

J'aime aussi faire danser ma hanche folle, celle que j'ai vrillée dans un accident de moto, sur une voix suave comme celle de Gene Vincent ou plus endiablée avec Zebda. J'aime frissonner avec Barbara. Et puis surtout la chaleur de mes potes de la Mouff., de la Compagnie du TourneZinc qui a produit un spectacle musical à partir de mon livre, avec une mise en scène de Claude Confortès. Tous ces gens habitent un peu quelque part en moi et y swinguent avec Boris Vian, S.Réggiani ou S. Gainsbourg.

 

11- Quelle est la question la plus stupide qu'on pourrait te poser?

Ce sont surtout les réponses dont il faut craindre le pire...

 

12- Pourquoi aimes-tu les ânes?

Par narcissisme! Parce qu'ils ne mettent pas les sabots dans l'eau trouble, ni dans la flaque qui reflète leur tête. Un âne, ça a le sens de l'image!

 

13- Et la mer?

Pour son écume insaisissable, pour ses abysses, pour l'insondable de l'homme souvenir de la mer, parce que, quelle que soit la latitude, on peut toujours voir un homme saoul venir de la mère.

Parce que la mer n'est pas docile comme un fleuve et déborde toujours de son lit, insoumise et indomptable. Même si la folie la frappe avec des chaînes, la mer se déchaîne comme elle veut. Alors, avec la folie, on couche dans son lit et on lui fait les petits qui trottent dans nos têtes, là où l'âme se fend en deux, bateau éventré sur la profondeur de l'insondable.

Et les mots sortent alors des doigts pour se coucher langoureusement sur le clavier...

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Ghislaine Renard

Interview
Ghislaine Renard

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  1. Pseudo ou nom réel ?

Nom réel

 

  1. Tu habites où ?

Nivelles

  1. Sucré ou salé ?

Sucré, salé, épicé, je suis une gourmande

 

  1. Ton job ?

Je ne travaille plus, j’ai 60 ans !!!

  1. Un souhait ?

J’en ai un surtout : que mes enfants et petit-fils soient heureux

 

 

  1. Pourquoi t’es chez Chloé des      Lys ?

Je cherchais un éditeur, j’ai revu Hugues Draye par hasard, il publiait chez Chloé et c’est ainsi que j’ai connu la « maison »

  1. T’écris quoi ?

De la poésie principalement, mais aussi des nouvelles, des textes qui datent de quand j’allais en atelier d’écriture, ce qui ne me tente plus du tout

 

  1. Qu’est-ce qui te fout en      rogne ?

Que l’on crie sur moi, que l’on soit méchant

  1. Tes livres cultes, tes films      cultes, tes personnages cultes ?

J’aime les films intimistes (par ex La maison du Lac d’or, qui date bien sûr, Out of Africa, L’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux, etc…) Les films actuels ne me disent généralement rien. Je saurais mieux définir ce que je n’aime pas (par exemple Poelvoorde, les films à effets spéciaux).

En matière de livres, je suis surtout curieuse de ce qui est contemporain, mais je lis lentement et donc peu.

Personnage culte : aucun. J’aime certains acteurs comme Robert Redford, André Dussolier, etc… Je connais peu les acteurs actuels.

 

 

  1. Quelle est la question la plus      stupide qu’on pourrait te poser ?

Crains-tu la mort ?

 

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11 mai 2009

Edmée De Xhavée

Interview

Edmée De Xhavée

 

Pseudo ou nom réel ?

 

Pseudo. J’ai troqué Patricia contre Edmée, qui est mon troisième prénom, celui de ma grand-mère maternelle. Xhavée, ça me plaisait à cause du XH bien wallon, qu’on prononce « ch » dans certaines régions, ou « h » dans la région verviétoise, la mienne.

 

Tu habites où ?

 

Pour l’instant, dans le New Jersey. Je vois Manhattan au loin en allant travailler ou en promenant ma chienne Millie. Avant… je voyais aussi les deux tours. Je n’ai plus regardé cet horizon pendant plus d’un an, je n’osais pas voir qu’elles n’y étaient plus.

 

Sucré ou salé ?

 

Salé avec des péchés mortels sucrés de temps à autre. Mais mon compromis d’élection reste les réglisses salés !

 

Ton job ?

 

Juste un honnête gagne-pain : assistante d’un conseiller en placements financiers.

 

Un souhait…

 

Un seul ? Que mon pays – la Belgique - ne change ni de nom ni de caractère.

 

Pourquoi t’es chez Chloé des lys ?

 

Par pur « coup de bol », je suppose. Je n’ai contacté que peu d’éditeurs, un peu au hasard, et tous belges, sauf Actes Sud mais bon… il est Liégeois ! Chloé des lys a répondu Envoyez votre manuscrit ! à mon petit email curieux d’outre Atlantique demandant « est-ce que ça vaut la peine, je suis si loin… ? »

 

T’écris quoi ?

 

Des romans, des nouvelles, des histoires courtes. Tout ce que j’ai observé mélangé à tout ce que j’imagine. Beaucoup de personnages, pour la plupart assez colorés, abritant l’amour. Pas seulement l’amour toi et moi mais l’amour moteur de la vie.

 

Qu’est-ce qui te fout en rogne ?

 

La méchanceté, l’hypocrisie, le fanatisme…

 

Tes livres cultes, tes films cultes, tes personnages cultes ?

 

Livres : Dalva de Jim Harrison, Dernier rapport sur les miracles à Little No Horse de Louise Erdrich, Madame Bovary de Gustave Flaubert, le Rubayat d’Omar Khayyam, Malpertuis de Jean Ray, Marie la louve de Claude Seignolle …

Films : Le Piano de Jane Campion, Urga et Soleil trompeur de Nikita Mikhalkov, Atonement (Reviens moi) de Joe Wright, Xiu Xiu the sent down girl de Joan Chen, Le maître de musique de Gérard Corbiau, Le dernier empereur de Bernardo Bertolucci, L’arbre aux sabots d’Ermanno Olmi…

Personnages : Alexandra David Neel, le Dalai Lama, l’abbé Pierre, Geronimo…

 

Pardon aux multiples absents qui ne sont pas absents de ma mémoire…

 

Quelle est la question la plus stupide qu’on pourrait te poser ?

 

Edmée… Edmée… Ça te plaît, à toi, comme prénom ?

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28 avril 2009

Pierre Rive

Pierre Rive 

parution du livre « Eternelle Mythologie »

 2009

 

 

Interview

 

Un cinquième Livre ?

 

Oui.

 

Toujours chez le même éditeur ?

 

Oui, si j’avais commencé par écrire des romans, j’aurais certainement ciblé mes recherches ailleurs. Mais comme je l’ai déjà expliqué dans une interview précédente, les éditeurs de poésie se comptent sur les doigts de la main (France- Belgique) Et puis il ne faut pas se tromper sur le mot « poésie », pour ma part il ne s’agit pas de versification mièvre, de petits « cui-cui. » Par contre, il est possible que certains de mes textes puissent servir à l’enseignement. Cependant, l’acte d’écrire de la poésie doit rester un fruit sauvage, et il y a souvent des allusions dans mon travail, des images, des contrastes.

 

Que penses-tu de la poésie contemporaine ?

 

Ni dieu, Ni maître.

Il existe des poètes pour qui l’on a des affinités, d’autres non… De ce fait l’image du grand poète ou de la grande poésie me semble bien ridicule…

 

Je pense qu’il faut tout même avoir la curiosité de lire les autres et mettre de côté ceux que l’on a mis sur un piédestal, je pense particulièrement à des gens comme Rimbaud ou Baudelaire… Le fait de vénérer ces personnages-même s’il faut tenir compte de leur travail – finit par défigurer l’écriture contemporaine….

 

 

 

 

De quoi parle de ton cinquième livre ?

 

Pour parler du genre, je dirai dans la même veine que mon livre antérieur « Mélange », du burlesque et de l’absurdeMais plutôt sous forme théâtrale. En fait, l’idée était de faire une satire sur nos mœurs. Pour cela j’ai repris le thème de la guerre de Troie.

J’y ai aussi mis un glossaire sur le langage argotique français ( donc langage populaire) après tout cela fait partie de notre culture.

 

Pourquoi le burlesque et l’absurde ?

 

En effet, mes trois premiers livres avaient une facture beaucoup plus sobre. Cependant, j’ai toujours pensé que le rire était issu d’une certaine gravité. En fait, nous rions souvent de nos propres infirmités… D’ailleurs, même dans le septième art, il devient de plus en plus rare de trouver des films comiques. La preuve que nous vivons dans un monde superficiel. Aujourd’hui on mange à toutes les sauces : Policiers, thrillers, horreurs… La grande saga de films de série B… Cela ne donne pas envie d’être cinéphile…

 

Des projets ?

 

Oui, certainement. Toujours chez le même éditeur un autre livre à paraître intitulé « Ville » Là, on revient à une écriture plus sobre, le livre est une réflexion sur nos « temps modernes » et surtout parle d’un malaise de société – ce qui ne fait qu’empirer avec la crise de sept 2009…

Et puis, toujours des textes à droite ou à gauche… quand on a goûté, difficile de s’en séparer !

Enfin bref, toujours continuer à écrire – sous quelle forme ? On verra bien…

 

Des colères ?

 

Oui, comme tous les hommes qui ont des sentiments… La plus grande ces derniers temps, c’est de constater que les traders gagnent plus de 100 000 euros par mois et mettent sur la paille des milliers de foyers.

Je n’ai jamais été contre la peine de mort, mais il me vient d’étranges idées.

Les boursicoteurs, c’est le grand mal du siècle, et puis pour parler de l’Europe, on a mis le toit avant de construire les murs, ce qui a engendré énormément de perversions.

Quant aux Etats-Unis, je n’ai jamais aimé, c’est un peuple arriviste et sans culture. L’élection du président Obama ne va pas résoudre les problèmes. Il y aura toujours des ghettos noirs et des conservateurs qui rêveront de champs de cotons, il y aura toujours des sources de profits, des conflits avec Israël, etc.etc.

 

D’autres Passions ?

 

Le dessin, la peinture… mais il faudrait que j’y revienne. Et puis l’histoire de la peinture, c’est aussi une histoire littéraire.. D’ailleurs j’aime l’histoire au sens large du terme… Donc la lecture et aussi la presse écrite – ce qui me semble plus noble au niveau de l’information.

 

Des défauts ?

 

Celui d’être honnête… Très certainement…

 

 

Un extrait de ton livre ?

 

Il suffit de demander…

 

 Acte 4

 

 

  Sur les remparts de Troie, le roi converse avec son fils.

 

 

 

 

 

Priam ( Roi de Troie) 

 

- Depuis que Pâris a ramené sa greluche de Sparte, on est dans la merde. Et, on s’enlise un peu plus chaque jour. Il y une odeur de putréfaction dans les rues de la ville. Les citoyens ne sont pas folichons. Et, avec le réchauffement de la planète, l’odeur ne fait que s’amplifier. On va finir dans la mélasse avec deux doigts dans le tarin. On va avoir bonne mine, si un jour ils trouvent nos fossiles. Ils vont nous prendre pour des extra-terrestres. .. Je vois déjà le tableau… Et puis cet Achille, ça fait déjà cinq ans qu’il fait le fanfaron devant nos portes. Ça fait déjà cinq ans que nous nous affrontons comme roulés par les vagues d’une mer en fureur.

 

Hector

 

- Il vrai que le frangin a toujours été un mordu de la fesse et de la motte. Maintes fois, je lui ai dit d’envoyer sa cocotte valdinguer dans les poubelles. Simplement, madame est une bonne vendeuse de sucettes. Madame a la menteuse bien accrochée et elle sait très bien rouler des galoches. Madame a les frusques les plus chéros de tout le voisinage. Et, à force de jouer du valseur avec ses jupettes au ras de la moule et ses talons hauts, elle va finir par créer la zizanie chez les familles honnêtes.

 

Priam

 

- Ah ! Ah les femmes ! Les femmes ! ( D’un coup de paluche, il écrase une colonie de mouche sur son front auguste) Quand on élève des biques, il y a moins de problèmes !

 

La petite cosette

 

- Quoi les femmes ! Quoi les femmes !

 

Scapin

 

 - Vous n’avez pas vu Léandre ?

 

 

 

Pierre Rive « Eternelle Mythologie » 106 pages, un vrai bonheur…

 

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14 mars 2009

Dillies-Snaet

Interview
Dillies-Snaet

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Pseudo ou nom réel ?

 Nom réel ! J’en suis fière. Si ça marche, tant mieux, j’aime que ce soit « moi » et si ça rate, eh bien! j’assumerai. Quand on tombe, on se relève.

 

Où habitez-vous ?

 Un petit coin de Belgique, entre la Flandre et la France. Un petit coin de Wallonie dont je dirais plutôt qu’il s’agit d’un petit coin de francophonie.

 

Sucré ou salé ?

 Bof ! Quelle importance ?

 

Quelle est votre profession ?

 Professeur de mathématique.

 

Pourquoi êtes-vous chez Chloé des Lys ?

 Le hasard, le pur hasard. Une collègue m’a parlé de Chloé des Lys, je me suis renseignée, j’ai foncé et je n’ai rien regretté. Dans cette maison d'éditions, la correction et l’honnêteté sont de mises.

 

Qu'écrivez-vous ?

 Le premier livre « Taches d’encre », c’est de la poésie libre. Je n’aime pas les carcans et cette poésie me permet de jouer de mille instruments de musique.

 Le second livre « Beffrois, racines de pierres » est aussi écrit en poésie libre et ce, pour la même raison.

 Le troisième « (XY)² » est différent. Livre de psychologie et de pédagogie pour les enseignants en trois parties dont une est consacrée uniquement à l’enseignement de la mathématique.

A l’heure actuelle, beaucoup de professeurs entrent dans cette profession en ignorant le b-a-ba de l’organisation d’une classe, d’une école. De même qu’en mathématique, bien des enseignants ignorent l’importance de la langue française. D’autres ignorent comment « envoyer les élèves au tableau », comment leur apprendre à s’exprimer, … Or les jeunes à qui l’on enseigne n’ont pas la patience d’attendre que leurs professeurs fassent leurs propres expériences. Non qu’ils soient exigeants, mais la société les a habitués à zapper dès que l’intérêt n’est pas éveillé. Il nous appartient, à nous de l’ancienne génération, de donner tout ce qui est en notre pouvoir pour aider les jeunes professeurs à « enseigner ». J’ai voulu passer le flambeau.

Ce livre est un réel vade-mecum pour les jeunes enseignants.

 

Qu’est-ce qui vous met en colère ?

 La vulgarité et l'incompétence.

 

Quels sont vos livres cultes, vos films cultes, vos personnages cultes ?

Pour les films. 

 « Sur la route de Madison » de Clint Eastwood pour les relations humaines.

 « Pretty woman » de Garry Marshall ce film, pour lequel tout le monde me taquine, regorge de mille leçons de vie. Que de petites phrases à en retenir !

 « Le cercle des poètes disparus » de Peter Weir parce qu’il me rappelle ma jeunesse et parce que bien des jeunes aujourd’hui auraient besoin de maîtres pour aiguiser leur personnalité.

 

Pour les livres.

 Je ne pense pas avoir de livre-culte...

Pour les personnages.

 Tout personnage ou toute personne ayant de la personnalité.

 

Quelle est la question la plus stupide que l'on pourrait vous poser ?

 Qu’importe les questions ! Il y aura simplement des questions auxquelles je ne répondrai pas, d’autres auxquelles j’essaierai d’apporter une réponse et d’autres qui me feront sourire.

Posté par chloe_des_lys à 11:27 - Interviews - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

09 mars 2009

Françoise Castera

Interview
Françoise Castera

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1  pseudo ou réel? réel
2  tu habites où ? Bruxelles
3  sucré ou salé ?  salée
4  ton job ? retraitée
5  un souhait ? la paix
6  pourquoi t'es chez Chloé des Lys ? je connais qui y est
7  t'écris quoi ? des poèmes
8  qu'est-ce qui te fout en rogne ? l'injustice
9 tes livres cultes, tes films cultes, tes personnages cultes ? "Racines" (Alex Haley) - "La vie est belle" -"Jean-Jacques Dessaline"
10 quelle est la question la plus idiote qu'on pourrait te poser ? les hommes sont-ils plus intelligents que les femmes ?

Posté par chloe_des_lys à 16:20 - Interviews - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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