11 mai 2009
"Lena, une rencontre" de Claude Colson
J’ai
lu « Lena, une rencontre » Claude Colson (*)
………Editions Chloé
des Lys
ISBN: 978-2-87459-229-4
Commentaires de Martine Dillies-Snaet
http://users.skynet.be/TheDillies/
Il faisait plutôt frisquet, ce matin. J’étais seule, j’en ai profité : j’ai allumé une flambée, me suis installée douillettement et ai achevé le livre de CLAUDE COLSON. C’est l’ambiance idéale pour lire du Colson !
Le livre est agréable de par l’originalité de sa structure d’abord : un début en roman, une suite en poésie pour terminer par un « journal ». Trois styles différents, des écrits différents aussi mais qui se recoupent en ces styles qui quoique divergents se rejoignent. Finalement c’est ça, ce livre: des arabesques, une multitude d’arabesques dessinées avec les mots et les styles, arabesques qui s’envolent vers le ciel quand la joie est au rendez-vous ou, au contraire, qui s’achèvent en petites croches descendantes quand le spleen guette l’auteur et l’emprisonne.
L’auteur réussit là un tour de force qui est celui d’allier la musique de la poésie avec le rythme tout différent qu’offrent les mots de son journal intime. Un mot retenu ici, repris là. On se surprend aux intersections.
Léna, c’est « la » rencontre.
Léna, ce livre, c’est « la » rencontre. Chaque mot est choisi et le rythme, tout à l’image de l’auteur, n’est jamais haché. La fluidité est partout. L’intimité aussi.
Claude raconte. Il n’y a aucun faux-fuyant, il raconte, analyse et raconte. On pourrait croire que la dissection est clinique mais il n’en est rien : tout est dans les sentiments. Claude met à nu et son corps et son esprit. Il nous fait partager « sa » rencontre avec Léna,
puis les moments de doute et enfin, la déception qui le conduit au chaos personnel.
On peut se demander si l’auteur a trouvé la sérénité après un tel livre ? S’il « vit » encore Léna dans sa tête ? S’il est capable, maintenant, de la rencontrer et de parler doucement, avec elle, de leurs jardins secrets.
L’auteur, par ce livre, donne envie d’aimer, donne l’envie de ces premiers moments toujours sublimes, fait naître aussi la colère et le chagrin. CLAUDE COLSON nous entraîne dans son sillage de sentiments aussi divers que sont la passion, l’attirance, la fusion, la tendresse, la souffrance, le doute, …
Tout est dans le secret des mots que, sans pudeur, il nous offre. C’est un cadeau.
J’en redemande.
m.
07/05/2009
(*)http://claude-colson.monsite.wanadoo.fr/
28 avril 2009
Les Romanichels d'Edmée De Xhavée
J’ai
lu « Les Romanichels » d'Edmée De Xhavée
………Editions Chloé
des Lys
ISBN: 978-2-87459-295-9
Commentaires de Martine Dillies-Snaet
http://users.skynet.be/TheDillies/

Si j'ignore comment on retient les livres pour les prix littéraires, ce que je sais, c'est qu'ici c'est un Goncourt que je viens d'achever. Quelles richesses dans ce récit! Amour de la vie, remise en question de soi et des valeurs inculquées, sincérité, aucune tricherie ! Comme Edmée De Xhavée a signé, avec « Les Romanichels », un livre riche!
C'est le seul commentaire que j'aurais envie de faire!
Car enfin, je referme ce livre sur... trois semaines de lecture.
Ma lecture est terminée. Tristesse! Bonheur! Aucune ambivalence pourtant et il est rare que je prenne autant de temps à lire 250 pages: j'avais si peu l'envie de l'achever, si peu l'envie d'abandonner les personnages qu'à chaque fois, je les laissais prendre forme. J'avais envie d'en savoir plus encore et encore plus sur chacun d'entre eux; or je savais qu'une fois le point final rencontré, ce serait fini. Et je voulais tout, sauf ça!
Abandonner les personnages, quelle idée! On ne les abandonne pas quand on a la chance de connaître un tant soit peu l'auteur! Elle y est omniprésente. Mais quand même! Suzanne me manque! Et Mado, et Grand-Daddy, et Philippe, et. Sergueï, et..., et tous les autres!
Seul un chat ronronnant manque à cette atmosphère de détente. Je souris en l'écrivant, car n'ayant pas dérogé à ma sacro-sainte habitude, une fois une cinquantaine de pages lues, je suis une fois encore allée voler les mots des deux dernières pages. Et ils furent ceux que j'attendais, sans aucune surprise ni aucune déception. Que du contraire! Ils m'ont apporté la quiétude que je désirais avoir afin de pouvoir savourer tranquillement chaque réaction des personnages.
Edmée DE XHAVEE, grâce à sa sensibilité et à son style superbe (*), nous fait ressentir toutes les émotions vécues par les membres de deux grandes familles partagées, tiraillées entre le sens du devoir et l'appel vers « l'ailleurs ». Chacun est acteur de sa propre existence mais ce sens du devoir en est bien souvent « le maître ». On ne fait pas une croix ainsi sur toute une éducation et il faut la sagesse des années pour pouvoir faire co-exister les deux et en retirer tout l'enseignement qu'il y a à en retirer.
Une semaine à partager avec sa mère fait vivre à Olivia la saga de sa famille dont elle ignorait quasiment tout hormis les convenances. A l'opposé, Angelina, la domestique, lui fait découvrir le sens profond du mot « vie » telle que la ressentent et la subliment les Italiens et Italiennes. S'opposeront le « quant à soi » et « le plaisir du toucher », la « haute restauration » et les « petits restaurants familiaux », les rencontres de salon et celles des rues.
A chaque fois, les deux extrêmes, en totale contradiction, sont aussi riches les uns que les autres. Tiraillement et dilemme de l'existence pour qui connaît ces deux mondes et qui doit « choisir »!
Enfin, au-delà de cette dualité, en filigrane jusqu'à la fin, viscérale, coule la source de vie des Rrom dont la Chakra à seize rayons est leur emblème. Mais de leur rôle dans ce livre, je n'en dirais pas davantage. Il faut leur laisser l'étrange, la croyance.
Et puis s'il faut absolument lire ce qu'a écrit Edmée DE XHAVEE, ce n'est qu'à partir d'un certain âge et d'un certain vécu qu'on peut le vivre jusqu'au fond des tripes. Un peu à l'instar du film de Clint Eastwood, « Sur la route de Madison , réellement et intiment appréciable qu'à partir d'un certain...temps, d'une certaine maturité.
Merci, Edmée, de nous avoir offert tes « Romanichels »!
m.
12/04/2009
(*) il suffit d'aller sur son blog pour s'en rendre immédiatement compte:
http://edmee.de.xhavee.over-blog.com/
R.A.S de Laurent Dumortier
J’ai
lu « R.A.S.» de Laurent Dumortier
………Editions Chloé
des Lys
ISBN: 2-87459-154-8
Commentaires de Martine Dillies-Snaet
http://users.skynet.be/TheDillies/
Dans cet opuscule (format A6), LAURENT DUMORTIER dévoile une facette de son moi intérieur ; celle-ci est abandon, détachement, indifférence et ne restent que des mots pour l'exprimer.
J'aime le petit format que l'on peut glisser indifféremment au fond d'une poche, d'un sac ou bien même laisser traîner sur un meuble. Il est agréable à toucher et à regarder. J'aime aussi la possibilité qu'il offre de pouvoir être lu dans tous les sens. C'est l'apanage de ces petits formats et, ici, dieu merci, ce melting-pot de lecture me permet d'échapper au climat gris du livre.
En toute quiétude, je peux alors en apprécier
des mots qui touchent: L'envers de moi dit Laurent, Des mots jetés à
la face, Une porte qui claque , dit-il ailleurs; et plus loin encore On
lui a tendu la main, Il l'a refusée, On a voulu le secourir, Il a filé au coeur
de la bataille, et encore Pourras-tu me pardonner ?.
Si vous voulez aimer les mots qui touchent, un conseil: lisez-le comme moi, dans tous les sens: à gauche, à droite, de bas en haut puis, quand vous aurez pris ce qui vous enrichira, prenez l'opuscule à l'endroit et, cette fois, allez du premier mot au dernier.
Personnellement, je l'ai tourné et retourné plus de trois fois avant de le prendre «dans le bon sens » et je ne le regrette pas, car à partir de ce moment-là, vous plongerez dans le monde de l'indifférence, de cette indifférence qui fait peur pour celui qui l'a griffée. Un monde entre l'adolescence et l'âge adulte. LAURENT DUMORTIER atteindra une autre maturité dans les écrits suivants.
Ici, on est encore dans le monde de l'entre-deux!
A suivre!
m.
13/04/2009
27 mars 2009
Interview de Micheline Boland par ses lecteurs
ON
N’EST JAMAIS SI BIEN SERVIE QUE PAR SOI-MÊME
Il y a
toujours des choses que l’on voudrait savoir à propos d’un auteur de livres. A
fortiori quand il s’agit d’une amie !
Les
journalistes spécialisés ont toujours tendance à poser les mêmes questions. C’est
pourquoi Louis, mon mari, a eu l’idée de demander à de nombreuses personnes de
notre entourage quelle question elles voudraient me poser.
À ma grande
surprise, plus de trente personnes ont répondu à son appel. Bien sûr, certaines
questions ont été posées plusieurs fois et certains de nos correspondants n’ont
pas hésité multiplier les questions…
Voici
celles qui ont retenu notre attention et auxquelles je réponds le plus
honnêtement possible.
Micheline (une
condisciple d’humanité) :
Qu'est-ce qui ou qui est-ce qui t'a fait découvrir
un jour que tu avais un don certain pour l'écriture ? Quel âge avais-tu ?
Micheline :
En cinquième puis en sixième primaire,
l’institutrice demandait assez régulièrement d’écrire des rédactions. J’avais
plus ou moins onze ans. Il s’agissait de sujets tels que ‘la cuisine de maman’,
‘entre chien et chat’, ‘une panne de voiture’. Ces sujets étaient développés,
en classe, sur une ardoise, dans un silence quasi religieux alors que nous
étions plus de trente élèves. La lecture de ces rédactions suscitait des éloges
aussi bien à l’école qu’à la maison car je mettais beaucoup de vie dans ces
petits tableaux. Ces textes étaient des sortes de mini nouvelles dont je n’ai
gardé aucune trace, hélas, mais les encouragements reçus m’ont incitée à écrire
pour le plaisir. Mes lecteurs étaient surtout des camarades de classe et mes
parents. En 1963, j’avais dix-sept ans, j’ai participé à l’anthologie ‘Poésie
-20’, réalisée par Pierre Coran. À cette époque, j’ai adressé aussi des poèmes
au journal Le Soir qui, chaque semaine, consacrait une rubrique aux jeunes
poètes. Un poème a été retenu. Être lu par les lecteurs d’un grand quotidien,
c’était le rêve et ce rêve s’était réalisé...
Isabelle (une
amie conteuse) :
Comment fais-tu pour écrire autant ?
M :
Un mot, une image, un bruit, un parfum que je fais
résonner en moi et c’est parti sauf quand j’ai un souci domestique ou autre.
Dans ce dernier cas, la page reste blanche ou presque. Le plus souvent,
j’arrive à laisser courir mon imagination sans exercer de censure dans un
premier temps. Il en résulte beaucoup de premiers jets que j’ai tendance à
laisser en l’état… Le plus difficile, c’est de me relire encore et encore. En
ce qui me concerne, corriger, c’est la partie la moins agréable de l’écriture.
Jo (une
amie animatrice d’atelier d’écriture) :
Ma question concernerait la prise de notes. Où ?
Quand ? Dans quelles circonstances ? Dans un petit carnet ? Sur des bouts de
papier ?
M :
Les gens qui me connaissent savent que j’ai toujours
à portée de main un papier et un crayon. Quand l’idée survient, je la note. Un
simple ticket de caisse suffit parfois à écrire ce qui m’a traversé l’esprit.
On ne sait jamais, toute idée est bonne à prendre, au supermarché, au
restaurant, en rue… Dès que j’ai l’occasion, je tape quelques phrases sur le
clavier de mon ordinateur pour ne pas perdre ce qui se cache derrière les
quelques mots griffonnés sur le papier. Inutile de dire qu’il m’arrive de jeter
par mégarde ou de perdre l’un de ces précieux papiers…
Geneviève (une
ancienne collègue psychologue en PMS) :
Quel a été le rôle de ta vie professionnelle dans le
développement de tes productions littéraires : un incitant, un frein...
ou... rien du tout ?
M :
Parfois, une réflexion, une confidence d’enfant ou
de parent me conduit à écrire un poème, une nouvelle ou un conte. Bien entendu,
je déforme ce qu’on m’avait dit, je le situe, dans un autre contexte, je
modifie la réflexion. Un exemple : un enfant de cinq ans m’a parlé de son
intérêt pour l’origine des carnavals et peu après, j’ai écrit ‘Réveil
printanier’. Un autre exemple : un adolescent m’a parlé de sa tristesse
suite à la mort de son chien et cela m’a amenée à écrire un conte qui met en
scène un vieil homme veuf et son chien.
Jean-Marie (mon
beau-frère) :
Quand tu commences à écrire un conte ou une nouvelle
sais-tu à l’avance comment cela finira ou bien te laisses-tu guider par ton
imagination ?
M :
Le plus souvent, je me laisse conduire par mes
personnages. Je ne sais donc pas d’avance comment cela finira. Cela dépendra
des rencontres que feront mes personnages et ces rencontres me sont plutôt
inspirées par ce que la vie m’offre (une belle photo dans un magazine, un mot
entendu qui fait des ricochets, le souvenir d’une chanson ancienne…) Parfois encore,
la réflexion d’un lecteur qui a lu certaines de mes histoires, me pousse à
aller dans une direction plutôt que dans une autre (par exemple : si un
lecteur me dit qu’il apprécie quand je suggère une fin indécise ou qu’il a aimé
telle nouvelle où la fin est plutôt noire !)
Évelyne (une
amie de l’impro) :
Comment naissent tes histoires ?
M :
Mes histoires naissent du quotidien. Un
exemple : un éclat dans le bois d’une porte suite à un cambriolage à la
maison m’a conduite à écrire la rencontre entre une dame et un réparateur, ce
réparateur ayant ce don de s’incruster qu’avait manifesté, chez une amie, un
plombier que je connais. Le coup de foudre ressenti à la vue des jardins de
Villandry m’a entraînée à me documenter à leur sujet et à développer une histoire
qui se passe là-bas. Il suffit de petits riens pour que mon imagination
s’emballe…
Bob (un
ami écrivain et libraire) :
Peut-on être une petite fille curieuse de tout et un
peu polissonne dans sa tête et une dame respectable, raisonnable et bardée de
diplômes dans la vie ?
M :
Comme en tout individu, il y a de nombreuses
facettes en moi. J’ai en moi une part enfantine à l’enthousiasme facile, un peu
facétieuse, un tantinet joueuse et cette part se manifeste dans ce que j’écris.
Thérèse (une
amie des ateliers d’écriture) :
Comment fais-tu pour avoir autant d'imagination tout
en traitant des préoccupations quotidiennes ?
M :
J’envisage plusieurs issues possibles aux problèmes
rencontrés au jour le jour. L’issue sera, en effet, différente selon l’humeur
de départ du personnage dont je parle, selon les événements qu’il a pu vivre,
selon les embûches qu’il va rencontrer, selon l’endroit où il va devoir faire
face… Cela m’amuse d’imaginer, par exemple, ce qui va arriver si un invité
laisse une brûlure de cigarette sur une belle nappe en lin.
Gérard (un
ancien collègue psychologue en PMS) :
Que
représente pour toi l'écriture ?
M :
L’écriture
est mon loisir favori. C’est une activité qui m’est nécessaire. Elle permet à
la fois de m’évader, de faire rêver, de surprendre, de remettre en
question.
Olivier (un
ancien de l’impro – metteur en scène de théâtre) :
Tes qualités aujourd’hui connues et reconnues t’ont
ouvert bien des portes. Chacun sait qu’il est difficile, d’abord d’oser
imaginer présenter son œuvre à un éditeur, ensuite, de faire les démarches vers
cet éditeur, d’y être reçue afin de défendre son bébé et enfin d’être éditée.
Avec ta sensibilité, qu’est-ce qui a été le plus difficile ? Comment as-tu osé
faire publier ton 1er livre ?
M :
L’écriture est un moyen de faire passer des
‘messages’ comme ceux-ci :
- Plusieurs chemins peuvent conduire là où l’on
désire aller,
- Chacun perçoit son environnement d’une manière
différente de celle de son voisin,
- Il est, la plupart du temps, possible de rendre sa
vie plus agréable et de faire un meilleur usage de ses talents.
Faute de grands discours, je tente de faire passer
mes idées par l’écriture. Je vis ainsi une sorte de tête-à-tête avec le
lecteur.
Comme la plupart des auteurs, je crois, j’aime être
lue. J’ai recours à tous les supports possibles pour arriver à ce but :
blog, sites, journaux publicitaires, livres.
Louis :
Peux-tu nous parler de ton prochain livre ?
M :
Celui qui doit sortir cette année est un recueil de nouvelles « Nouvelles à fleur de peau ». Ces histoires mettent en situation des personnes très sensibles qu’un petit rien amène parfois à déraper mais aussi des personnes qui font face à leurs peurs, à la solitude, à la maladie, à la retraite, à des rencontres inattendues.
09 mars 2009
" Vaut méié in rir' " de Josette Lambreth
J’ai lu « Vaut méié in rir’ » de Josette Lambreth.
………Editions Chloé des Lys
Commentaires de Martine Dillies-Snaet
http://users.skynet.be/TheDillies/
.
Je fais probablement partie des rares personnes à ne pas aimer les dialectes mais c'est ainsi. J'aime la pureté du français (même si les puristes ne manqueront pas de me rappeler que le français n'est rien d'autre que le patois parisien imposé... je sais..je sais... je sais! Mais à c'tépoque, j'étôs point né!), la mélodie des sons, la musique des mots, et je n'accroche pas aux dialectes.
Pourtant j'aime entrer dans un café et y entendre les rires des anciens à leurs conversations patoisantes. En fait, j'aime la convivialité que j'y ressens; tout en restant « à côté ».
Et j'aimais aussi entendre mes grands-parents se chamailler tout en se vouvoyant dans leur picard du Nord. Je m'asseyais dans la cuisine, les écoutant s'envoyer des « Vous racontos toudis l'même! ». Mais sans doute aimais-je davantage le vouvoiement que le patois.
Oui, je fais partie de ces irréductibles qui n'accrochent pas. Désolée.
Pourtant, je l'ai ce livre de Josette Lambreth. Et je l'ai lu. Que croyez-vous donc! Je l'ai lu de la première ligne à la dernière...et, pour une fois, dans le bon sens! Rire!
Il a cette particularité de voir sur la page de gauche la fable en picard hérinnois et sur la page en vis à vis, la traduction française. Alors je me suis délectée...
J'ai lu toutes les fables sur les pages de droite mais bien souvent, très souvent, plus que souvent, j'allais voir « à gauche » comment elle disait ça dans son patois, Josette.
Et je ne me suis jamais ennuyée!
D'abord, il y a des idées, de l'humour et de l'originalité. Les idées sont là, toutes différentes, l'humour c'est qu'elles nous amusent et l'originalité c'est que la curiosité nous titille à tout bout de champs.
Merci Josette. Pour les Hérinnois d'abord, ils doivent être fiers de t'avoir comme représentante! Pour tous les amoureux des dialectes ensuite, ils pourront comparer. Pour les amoureux de la langue française ensuite s'ils aiment apprendre les histoires qui se disent « autrement ».
Je ne me suis jamais ennuyée en lisant le livre. Je ne l'ai pas lu d'une seule traite mais ce n'est pas, je crois, un livre à lire d'un trait. Il s'apprécie.
Bonne continuation!
m.
2008
"Mélange" de Pierre Rive
J’ai lu « Mélange » de Pierre Rive
………Editions Chloé des Lys
Commentaires de Martine Dillies-Snaet
http://users.skynet.be/TheDillies/
J’avais eu l’occasion de lire le récit « Chère Ghislaine » et ce dernier m’avait drôlement bien amusée aussi me suis-je demandée ce qui se cacherait derrière les autres textes ? Curiosité féminine.
Chez Pierre Rive, j’ai aimé la fantaisie, les idées car des idées originales il y en a. Tout un tas. J’adore. J’adore certaines chutes, d’autres moins mais je me suis surprise à sourire de nombreuses fois. Ça c’est inestimable. Combien de livres arrivent-ils à nous faire sourire ?
Certains mots du vocabulaire m’ont souvent heurtée, je ne m’y attendais pas, et ce vocabulaire-là, c'est du vocabulaire de « mec » et ce n’est pas trop mon truc. Hé bien, malgré ça, j’ai souri. Souvent. Je me surprends. La surprise n’est pas désagréable.
Sinon que dire que l’auteur doit intéresser tout un public. Je m’imagine des étudiants de 5ème au cours de poésie (élèves de 1ère en France) lisant ces textes. Il y a de quoi agrémenter le cours à cause de l’originalité et de la diversité.
Décidément, chaque livre peut réellement avoir un public, son public.
Bonne chance !
m.
03/02/2009
18 février 2009
Tâches d'encre
« TACHES D’ENCRE » de MARTINE DILLIES-SNAET(*) Editions Chloé
des Lys
Commentaires de Christian Van Moer
http://christianvanmoer.skynetblogs.be
On n’entre pas dans ce monde sans décor –
à peine un mont de Flandres, un vieil hangar de ferme, l’ombre d’un mur… – sans
être troublé d’emblée. Monde tout intérieur, intime même, mais pas secret, non,
ouvert au visiteur, au voyeur.
Car c’est dans l’âme de Martine que vous pénétrez en lisant Taches d’encre :
56 poèmes intimistes, 56 cris d’amour ! Son cœur débordant ne peut le contenir,
cet amour qui l’épanouit jusqu’à l’étouffer, la transporte jusqu’à la
transcender, lui fait mal d’être trop grand, trop humain, trop heureux : il
faut qu’elle le dévoile, le partage, l’offre sans calcul, sans arrière-pensée.
Un recueil rayonnant d’amour, physique ou rêvé, réel ou virtuel, toujours
tendre et passionné.
Cœur de mère, cœur d’épouse, cœur d’amante, si Martine est femme jusque dans la
plus infime de ses fibres, elle est aussi poète, l’héritière des Louise Labé et
autres Marceline Desbordes-Valmore. Son vers est bien rythmé, musical. Sa
phrase est rigoureuse, jusque dans la fantaisie. Son verbe, si juste même
lorsqu’elle l’invente, accroche.
La gêne de la voir se dévoiler un peu plus à chaque page – mais avec quelle
décence ! – cède vite le pas à l’admiration. L’émotion nous envahit et le
charme opère. Du début de la lecture jusqu’au terme, on a l’impression de
goûter au fameux vin herbé de la légende. Et c’est bon : une bouffée
de saine haleine humaine ! Rien de noir dans ce recueil : la souffrance n’y
détruit pas le bonheur, elle en souligne l’éclat, la richesse… Oui, un petit
coup de blues ou de nostalgie parfois, un petit coup de gueule aussi, vite
effacé, vite oublié.
Mots clés ? Amour, Tendresse, Offrande, Abnégation, Ecoute, Respect… les clés
du bonheur, en somme !
QUELQUES EXTRAITS
Je voudrais jouer des musiques slaves
Te couvrir de la douceur de leur chaleur
Et te recouvrir de leurs passions contenues.
…
Je voudrais murmurer des mots graves
Te donner le doux, l’impossible…
T’offrir, quand tombe le soir, l’inaltérable tendresse…
***
Regarde mes mains ! Mes mains sont
vides :
Elles s’offrent à toi en calice.
Et vois cette coupe, j’y ai déposé
Une larme de pluie ;
La goutte a la couleur de mes yeux,
La forme de mes lèvres en sourire,
L’odeur de mon parfum,
Le goût salé de mes larmes,
Et elle frissonne au son de ta voix.
***
Elle est là, la destruction humaine.
L’homme la porte en lui.
Il lui faudra mettre un genou en terre
Et apprendre à demander pardon.
***
J’étouffe de lui, sans lui ;
…
Il périt de moi, sans moi.
***
Le temps a durci mes traits, mes verbes.
Les départs ont creusé mes rides.
Ont éclairci mes yeux
Des larmes qui ne coulent pas.
Tendresse s’en est allée. M’en souviens plus.
Là, on ne te croit pas, Martine.
***
Dans le vide de mon corps, je
voudrais que tu y verses un peu de cette eau de toi.
Couleur neige, elle porterait en elle tout ce qu’elle aurait puisé en toi.
De toute mon intimité, je la recouvrirais toute, je la protégerais…
Et j’aurais eu ce bébé de toi.
***
Mon Nord, c’est le ciel infini de gris
Nuances qui font murmurer les lèvres
Au son du vent de nos plaines
Au rythme d’un accordéon fatigué.
***
J’écrirai pour vous
Les mots qui restent au fond de la gorge
Je dessinerai
Les phrases qui descendent la cascade du sanglot.
Je burinerai
Sur vos lèvres les murmures du cœur
Si vous le voulez.
On le veut, Martine, on le veut.
***
Martine est heureuse. Savez-vous pourquoi ? Non ?
Non ?
Eh bien…
Eh bien ! C’est confidentiel !
Lisez Taches d'encre pour connaître la réponse !
En tout cas, Chloé des Lys a la chance de la compter parmi ses
auteurs.
Bravo, Martine !
Christian
Tâches d'encre
Taches d’encre de Martine Dillies-Snaet (*) ---------- Editions Chloe des Lys
Commentaires de Bob Boutique
http://www.bandbsa.be/contes.htm
Je l’ai déjà dit et le répète, rien n’est
plus impudique qu’un recueil de poèmes. Lire des poèmes, c’est… comme si on
regardait par le trou d’une serrure dans l’âme de quelqu’un. Avec son accord
sans doute, mais quand même… Je suis toujours un peu gêné lorsque je referme le
livre.
J’aime bien son titre « taches d’encre » et préfère curieusement le verso au
recto. La couverture nous montre une statue représentant deux amants (hélas, on
oublie de nous préciser de qui elle est) sans plus. Au verso en revanche, on
trouve à côté de la photo de l’auteure, une courte biographie et un petit texte
que je trouve vraiment chouette !
‘Vous avez le livre en main,
c’est bien ! Surtout ne le déposez pas tout de suite ! Pour une fois que vous
prenez un livre de poésie en main. Ce livre est un livre à prendre, à
feuilleter, à corner, à déposer, à reprendre, à laisser traîner… un peu comme
on dépose le long de son chemin les vieux objets aimés’. Que c’est joliment dit.
Quant à la tranche, elle est illisible. Autres petits regrets : pas d’adresse
mail, ni d’adresse de site pourtant bien utiles.
Pour le reste, c’est un objet convenable, bien imprimé. Mais ce qui compte, ce
sont les soixante poèmes qui s’y trouvent et se lisent comme de la prose, avec
des textes d’une simplicité extraordinaire, directs, vrais, tendres, murmurés
et toujours à la limite de la passion.
***
Le thème : l’amour.
En gros, Martine Dillies-Snaet aurait pu nous recopier le verbe aimer à tous
les modes et tous les temps ( indicatif, subjonctif, conditionnel… sans oublier
le gérondif ) et elle aurait bouclé son recueil en s’épargnent bien du travail.
Pas une page, pas un paragraphe où ne
reviennent des mots comme ‘aimer’ ‘vivre’, ‘tendresse’, ‘sourire’,
‘femme’,’homme’,’toi’, ‘douceur’, ‘caresse’ et ‘sentiment’. Ce sont les
couleurs pastel qui forment sa toile, avec toutefois quelques grosses taches
d’encre rouge ou sombre pour la sensualité, omniprésente, et la complexité des
sentiments. Car aimer, n’est pas une chose aisée.
Aimer, c’est aussi garder une part de mystère : ‘
ne pas enfermer, laisser le rêve libre’, ‘Mon nuage, c’est mon voyage et sans
lui je ne peux vivre…’
Aimer, c’est encore rester fidèle : ‘Elle est
déjà liée, lui aussi est attaché. Pas de liaison, ne faisons pas l’con.’, ‘Ce
sont les clandestins, des couples sans matins, sans soirées, sans lendemains,
les voleurs d’ombre. ’Aimer, c’est la difficulté de vivre ensemble : ‘Ensemble à se déchirer, à se rejeter, s’arracher,
s’attacher…’, ‘J’ai pris le risque de t’aimer…’
Aimer, c’est se réinventer chaque jour : ‘la
femme à conquérir, toujours. L’homme à retenir… c’est dur !’, ‘Oh que j’ai mal
d’indifférence..’
Et puis les corps ! Martine en parle avec
une finesse qui m’émeut. Car on sent, sous les symboles et les images
poétiques, une crudité qui m’interpelle. Et dieu sait (toujours avec un petit
d) si sur ce plan, je suis capable de vulgarité gratuite.
‘Envie de sentir l’étendue
de ta délicatesse
Se déposer sur mon ventre consentant
Et de découvrir la profondeur de ma tendresse
Pour t’en recouvrir, homme aimant.’
‘Quand les reins se cambrent
Quand nos corps se mettent en prière’
‘Je-suis-vêtue-je-suis-habillée !
En silence, je te crie, je te hurle : TOU-CHE-MOI !
Déshabille-moi ! Chuuuuut !’
Tout est-il de la même eau ? Non. Il y a
aussi quelques thèmes différents et même (c’est forcé ) quelques vers que j’ai
moins aimés ou pas très bien compris. Comme ces poèmes de Noël par exemple,
mais là c’est certainement le bouffeur de curé qui parle.
Citons en vrac parmi mes préférés : ‘Et
attendre un peu’, ‘C’est confidentiel’ et surtout ‘Ik houd van toi’ dont on a déjà parlé sur ce forum. Car je m’étais
vanté imprudemment de pouvoir le mettre en musique, oubliant qu’il s’agissait
de vers libres, donc difficiles, sinon impossibles à mettre en couplets.
Je n’ai jamais rencontré l’auteur, mais j’ai l’impression après avoir lu son
recueil, que je la connais déjà un peu et que les préliminaires ne seront plus
vraiment nécessaires lorsque nous nous ferons connaissance. J’ai vu ses taches
d’encre et tout psychologue vous dira que les interpréter, c’est se dévoiler.
Bob Boutique
(*) http://users.skynet.be/TheDillies/
Comment rendre votre quotidien plus plaisant ?
J’ai lu « Comment rendre votre quotidien plus plaisant ? Avec la programmation neuro-linguistique » de Micheline Boland
…………Editions Chloé des Lys
Commentaires de Martine Dillies-Snaet
http://users.skynet.be/TheDillies/
Avant même d'aller plus loin, et de dire tout ce j'ai ressenti, pour n'induire personne en erreur, je dirais qu'à mon avis, ce livre n'est pas un livre de détente mais un livre de travail. Il n'apporte pas la détente des pieds en éventail d'un roman mais il apporte autre chose.
Il peut être lu par tout le monde et pas
seulement par le monde des enseignants, éducateurs et tout ce qui a la
charge d'autrui (les p'tits malins ajouteront les curés, histoire de rire mais
y aurait-il vraiment matière à sourire ?) comme on le penserait peut-être trop
vite. Mais pour moi, ce livre est quand même un outil.
* - *-*-*-*-*-*-*-*-*-*---*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*----*-*-*-*-*-*-
350 pages! A l’endroit, à
l’envers, en marche avant, en marche arrière. Comme d’habitude !
Jamais dans le sens « comme il faut ». Et je m’en fous. Je m’en délecte
d’autant plus quand je le prends enfin à l'endroit pour le relire doucement.
Même un bouquin comme le vôtre, Madame Boland! Seulement là, il aura fallu
attendre un peu plus pour avoir mon commentaire.
La P.N
.L. comme on dit, on rentre dans le monde des intellos. Exit les littéraires, les poètes, les conteurs, les narrateurs, les...
Mais qu'est-ce que je raconte là! Des bêtises! Des bêtises de première!!!
Vous verrez pourquoi plus loin.
Dans ce livre, trois parties et chacun peut s'y retrouver.
* La première est théorique (80 pages) et pour les professionnels et le nombre important de personnes qui ont suivi cette formation P.N.L., plus d'un appréciera. Les autres dont j'en fais partie vu que j'ai toujours refusé de m'inscrire, eh bien les autres, ils lisent doucement. Ou bien ils passent.
Moi, j'ai lu doucement. Et d'autant plus
doucement que j'avais tendance à accrocher un problème personnel et actuel à ce
que je lisais: chose qu'il ne faut absolument pas faire!
* La seconde partie (40 pages) ou
les processus de mises de route: plus abordable, nettement! Sans cesse, on se
dit « ah tiens, c'est vrai, c'est ce que je fais, c'est ce que je pourrais
faire » ou « ah tiens, c'est vrai, c'est ce que je fais mais qu'est-ce que moi
je pourrais faire pour m'orienter différemment, pour trouver les haut-pendus
perdus et invisibles mais pourtant réels dans le ciel de notre vie ? »
* La troisième et dernière partie (225 pages) est celle que je préfère et par laquelle je recommanderai de commencer à toutes les personnes qui n'ont pas suivi la formation P.N.L.
Et les voilà qu'ils sortent des pages! Tels des pantins, vous les voyez se redresser à chaque page.
Qui ?
Mais les littéraires, les poètes, les conteurs, les narrateurs, ..., pardi! Ils sont tous là. Cachés dans les mots les phrases, les images, les poèmes.
Dans cette partie, l’auteur nous livre ses impressions tout en restant à l'écart. Femme pudique et réservée, discrète et intelligente, sensible et éveillée car Micheline Boland est tout cela, et toute sa personnalité se découvre dans cette partie.
Elle raconte ce qu'elle a vu, les situations dont elle a été témoin, les réflexions qu'elle s'est autorisée à faire, les questions qu'elle s'est posées, les non-réponses qui ne sont pas arrivées. Et elle le fait bien. Divinement bien!
Sacré nom! Arriver à mettre de la poésie,
des histoires courtes dans un livre pareil. Faut l'faire! Bravo Madame!
Maintenant si vous n'avez pas envie de vous poser des questions, si vous n'avez pas envie de sortir des moments mélancoliques, si vous n'avez pas envie d'améliorer ces jours parfois gris, si vous n'avez pas envie que l'on ouvre devant vous des tas de petites portes que vous n'aviez jamais vues,
ne lisez pas le livre.
Mais si vous désirez voir ces dizaines de petites loupiotes allumées derrière ces portes qu'on a ouvert devant vous, si vous désirez trouver un sourire, un apaisement alors que vous n'en trouviez plus, si vous désirez vous rendre compte que même le sombre cœur d'une forêt n'est, en fait, que l'orée d'un bois verdoyant, alors,
lisez le livre.
Oh! Il n'est pas ni un roman ni la panacée dont on rêve. D'ailleurs les panacées sont restées dans les poches des tabliers de nos grands-mères. Le monde moderne est difficile à vivre. Le livre de Micheline Boland n'est pas ça mais il est un vent de fraîcheur. Et cela est parfois bien doux.
J'en ai apprécié la brise.
m.
05/02/2009
Contes Bizarres
J’ai lu « Contes Bizarres » de Bob Boutique…
………Editions Chloé des Lys
Commentaires de Martine Dillies-Snaet
http://users.skynet.be/TheDillies/
Déjà que l’auteur a mis une «
maïuscule » à Bizarres… bizaaarre est-ce pour faire plus bizarrrrrre
encore...sans doute ! Comme si c’était pas déjà bizarre… ;-)
Vais-je ouvrir le livre de suite ? Je regarde la couverture...je la tourne et retourne dans tous les sens. Heureusement sinon je n'aurais pas vu ce qu'il y avait à voir. Je ne dirais rien de plus. Vous trouverez seuls quand vous aurez le livre en mains.
Même si ma lecture est éclectique, de prime abord je ne suis attirée ni par des nouvelles ni par des contes mais j’ai voulu voir ce Bob Boutique avait écrit.
J’ai voulu voir ce que cet homme qui
accueille tout auteur avec humour, gentillesse et une plume légère et
solide avait inventé comme histoires.
C’est qu’il ne déçoit pas, Bob ! Et pas du tout même !
J’ai lu le livre comme je lis tout livre c’est-à-dire dans tous les sens : à l’endroit, à l’envers, au milieu, une page en avant, une page en arrière, un vrai melting-pot. J’ai même fait un effort d’essayer de lire une paire de nouvelles dans le bon sens : de la première à la dernière page.
L’avantage de cette méthode un peu
farfelue ? Ne plus être dérangée par l’histoire, pouvoir quand elle me plaît,
la relire à l’endroit, pouvoir en apprécier chaque mot et prendre du plaisir à
sentir la manière dont l’ambiance est construite. Et puis, cela me permet de
sauter la première nouvelle qui, bien souvent, est celle que j’aime le moins.
Ce que j'ai le plus aimé c'est cette façon d'écrire: avec force et simplicité. J'avais l'impression de faire un bout de route avec les personnages et de parler avec eux, de penser comme eux, de voir ce qu'ils voyaient, de me faire les réflexions qu'ils faisaient.
Waah, magnifiques descriptions des sensations!
Personnages vrais qui ne cherchent ni à s'enlaidir ni à se trouver des excuses parce qu'ils ne sont pas beaux. Ils sont! Ils racontent. Et s'ils sont beaux, tant mieux ! Et s'ils sont fatigués, c'est comme ça! Ils sont ce qu'ils sont et ils ne m'ont jamais lassée.
Plaisir aussi du parler « belge ». Je
retrouve le langage de certaines gens d'ici (j'habite le canton de Comines où
beaucoup d'habitants ont de la famille en Flandre occidentale) ou d'à-côté:
toujours ces quelques mots flamands glissés dans une conversation en français.
C'est succulent, manneke! Moi, j'ai trouvé cela divin.
Et puis les histoires. Certaines ont
une force du tonnerre! Bob aurait ajouté quelques éléments
supplémentaires, histoire de corser le climat, il aurait écrit un roman
complet. Dis donc Bob, si tu vendais « Pussy » à un cinéaste! Il y a de quoi en
faire un film à empêcher toute âme qui bouge de dormir!
Le style, les histoires, la psychologie sont autant d'éléments qui font que j'ai réellement pris plaisir à lire ce bouquin. Et quand j'aime, je lis, je ne cuisine plus, je lis, je ne nettoie plus, je lis.
D'ailleurs je ne comprends pas pourquoi
depuis deux jours, j'entends mon mari qui dit « Qu'est-ce qu'on mange ce midi ?
»
Bonne continuation.
m.
04/02/2009