Auteur : Pascal Lluch de Pablo   

Titre : Le Démiurge

Editeur : Editions Chloé des Lys

ISBN : 978-2-39018-016-6

Prix : 29,90€

Nombre de pages 332

Poids du livre : 440 g

Format : 20,5 X 14,7 cm

 

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Biographie :

 

Pascal Lluch de Pablo est né à Paris en 1974. Après une enfance et une adolescence à Toulouse, où il poursuivit des études scientifiques, il renoua avec la région parisienne pour y exercer comme cadre commercial dans le secteur des biotechnologies.

Outre son goût pour les voyages en mode routard, son travail photographique qui fit l’objet d’une exposition, ou encore la musique en tant qu’auteur-compositeur, l’écriture demeure un des fils conducteurs de sa vie. Blogs, chansons, carnet de route, nouvelle…

C’est en 2014, l’année de ses 40 ans, qu’il s’attelle à l’élaboration de son premier roman, Le Démiurge, qui va éveiller l’intérêt de l’éditeur Chloe des Lys.

 

Résumé

 

Hannah Artner est une jeune informaticienne fraîchement installée à San Francisco. En proie à des rêves érotiques violents mettant en scène un amant surnaturel, elle peine à s’épanouir dans sa vie de couple. Jusqu’au jour où l’être fantasmé se matérialise, où l’incarnation onirique prend le pas sur Hannah. Et où la mort va s’inviter.

Le lieutenant Doug Merrington, un policier expérimenté, est appelé à enquêter sur ce qui apparaît être un crime passionnel. Si la jeune Artner est rapidement suspectée du meurtre de son amant, un lien s’établit cependant avec un homicide plus ancien. Dès lors, l’enquête va glisser subrepticement pour happer Merrington dans une tourmente insoupçonnée.

Dans l’ombre, un être énigmatique semble tirer les ficelles. Celui qui aime et qui punit, celui qui accorde ou prend la vie.

 

Extrait :

Cette nuit-là, Doug se rêva dans la peau du capitaine dirigeant la police du commissariat de Bryant Street. Le poste brigué lui échoyait enfin ! Mais en guise de commissariat, son bureau culminait au sommet de la tour d’un manoir, où il se délectait de sa position dominante.

Il siégeait sur un immense trône tapissé de velours pourpre côtelé. Sur son bureau d’acajou style Empire reposait un écriteau avec la mention en capitales : CAPITAINE MERRINGTON.

 

À sa droite, l’agent spécial Stanford du FBI manœuvrait les couvercles de poubelles de différentes couleurs. En bonne écologiste, elle s’occupait du tri des déchets.

— Capitaine Merrington, clama-t-elle. Combien de fois devrai-je le répéter ? On ne doit pas mélanger les ordures ! Il convient de distinguer le voleur du violeur et le dealer du tueur !... Et ça, c’est quoi ?

D’une des poubelles, elle retira une poupée gonflable à l’effigie de l’ex-capitaine Moreno.

— Impossible à recycler, voyons ! s'indigna-t-elle. Il prend trop de place !

— Je vais arranger ça, rassura Doug. J’ai l’habitude de la pêche au gros.

Sur ce, il brandit un fusil harpon digne d’un baleinier. Mais au moment d’appuyer sur la gâchette, la pièce s’obscurcit soudainement. Une épaisse brume enveloppa Merrington.

 

Maintenant, il évoluait dans la forêt de séquoias géants de Muir Woods, le lourd harpon entre les bras. Au sol, une substance molle amortit ses pas. Il réalisa alors que la forêt était recouverte de limaces jaunes.

Au loin, Doug distingua une forme qui se mouvait dans la brume. Il avança prudemment, les mains cramponnées au harpon. C’était un dragon rouge et noir de taille humaine. Un monstre mythique, une bête séduisante autant que féroce. Caché derrière le large tronc d’un séquoia, Doug observa la scène qui se déroulait.

Le dragon surgit derrière Duke Lloyd, vêtu de son uniforme de sergent. Sans crier gare, il le dépeça furieusement. Toute la forêt en fut maculée de sang. Les limaces jaunes virèrent au rouge.

Soudain, le dragon se retourna et fondit sur Doug. Bien plus lent que son adversaire, celui-ci n’eut pas le temps de détaler. Cependant, au lieu d’attaquer, le dragon contourna le tronc d’arbre pour se jeter sur un landau.

— Non ! hurla Doug.

Le monstre dévora le nouveau-né qu’il contenait.

— Laisse-le et prends-moi !

Doug arma son fusil harpon et le pointa en direction de la bête. Ses mouvements furent ralentis par une force invisible. Le dragon lui fit face et décupla de volume. Lorsqu’il tira, le harpon devint simple fléchette.

Et le prédateur de s’abattre sur lui pour l’engloutir.

 

Les proies deviendront prédateurs, le mal deviendra bien et la vie se confondra avec la mort.