Auteur : Charlie Zampi

Titre : LE BLEU

Editeur : Editions Chloé des Lys

ISBN : 978-2-87459-984-2

Prix

 

Poids du livre : 190 grammes

Longueur : 20,5 cm

Largeur : 15 cm

Epaisseur : 0,8 cm

Nombre de pages : 143

 

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1.    BIOGRAPHIE

 

Originaire de Charleroi, plus précisément de Marchienne, j’ai touché à beaucoup de domaines et ai beaucoup voyagé. Cette passion de l’aventure m’a conduit dans beaucoup de régions du monde. Tantôt avec mon sac-à-dos, tantôt pour le travail, les études, mes recherches, j’ai voulu découvrir, rencontrer, comprendre.

D’abord assistant social pendant plusieurs années, j’ai ensuite étudié l’anthropologie. Ce parcours universitaire m’a permis de voyager en Afrique. Plus que mes recherches sur l’animisme et la maladie, j’ai été frappé par la culture africaine…

Aujourd’hui, j’enseigne dans une Haute Ecole. La philosophie, l’anthropologie, etc. sont des passions que je tente de transmettre aux étudiants.

Plus près de moi, le partage, la rencontre, la découverte permettent de façonner le regard que l’on porte sur chacune de nos aventures.

 

2.    RESUME DU LIVRE

 

 ISBN : 978-2-87459-984-2

Le 11 août, Lomé, Togo

Ce matin-là ou ce soir-là, la lumière était particulière. Elle n’était ni jaune clair comme celle d’un soleil d’Est ni même rougeâtre alors qu’il tombe sur l’Atlantique. A l’horizon, tout était roux, des feuilles des baobabs jusqu’à la route poussiéreuse de la ville. J’avais pourtant déjà été surpris par les couleurs du ciel, allongé sur ma natte en plastique, mais jamais comme ce onze août. J’avais alors décidé que ce serait un jour important, un moment qui allait bouleverser ma vie à tout jamais et qui me permettrait de rompre avec mon existence « d’hier ». Ce ciel, que je regardais sans cesse et depuis si longtemps, m’ordonnait à présent  de partir loin, sans rien prendre avec moi, juste peut-être de quoi m’allonger et mon sac-à-dos orange.

 

Ayo est atteint d’une maladie ; il est aveugle d’une couleur. Il n’a rien fait pour la provoquer ; elle survenue en un éclair, violemment et sans qu’il n’ait pu le prévoir. Sans attendre, il décide, à onze ans, de chercher un remède à sa maladie. Il part ainsi sur les routes du Togo, son pays natal, pour ensuite voyager à travers l’Afrique. Il se perdra parfois mais sans faillir à la promesse qu’il s’est faite : guérir.

L’histoire ne s’arrête pas là ! Ayo a vécu avant d’être malade ; il a vécu à côté de Pierre et de Madame Duchêne, des personnes qui l’ont enrichi et qui lui ont donné une force peu commune. Oui, avec eux, Ayo a repoussé les limites du mot « espoir ».

Mais il devra attendre quelques années pour connaître le secret de sa guérison. Où ? Chez Mama, la grande prêtresse de Togoville. Enfin…c’est ce qu’il croit, parce en vérité, l’aventure ne fait que commencer.

En effet, à Bamako, au Mali, quelqu’un vient d’atterrir ; elle s’appelle Lincar.

Lincar quitte son pays, la Belgique, pour partir enseigner le français dans un lycée de le capital malienne. Elle sort tout juste de l’université. Ayo, lui, a bien grandi ; il est un jeune homme.

Le hasard, du moins en apparence, les fait se rencontrer. Un autre chemin s’ouvre alors à eux…

 

EXTRAIT DU LIVRE

 

Dans mon vieux carnet, j’écrivais chaque rencontre, je décrivais chaque ville, parfois je dessinais aussi. Les pages se remplissaient donc d’histoires sans intérêt. Plus que mes histoires, c’était ma vie qui était sans intérêt. En voyageant, je croyais guérir mais à chaque étape, l’échec m’attendait comme pour me rappeler que j’étais aveugle et cela, qu’importe l’endroit où je me trouvais. Je me suis ainsi oublié à Amlamé ou Mandouri en m’accrochant à l’espoir. Sur le retour, près de là où j’étais parti des années plus tôt, l’aventure se transforma en une amère désillusion. J’acceptais doucement de ne plus revoir le bleu. Je voulais mourir.

            

Résigné, je décidai de poursuivre ma route à pied, depuis Vogon jusqu’à Lomé… Et, c’est sur cette courte route qui allait me mener à l’océan, sur la plage que j’avais aimé autrefois, que je m’arrêtai, à mi-parcours…

Mon carnet, le début, Togoville

« Patience Ayo… Tu as trouvé le chemin. Oui ! Très loin, dans un pays que tu ne connais pas, existe un remède. Mais tu dois encore marcher quelques mois ou quelques années pour le trouver », j’appris dans la maison, tout en haut de la rue.