Meurs mon fils, je t’aime

Sandrine Dupuis

Editions Chloé des Lys

 

Poids du livre: 227gr

164 pages

Format A5 (20,6x14,8)

Prix: 20,70€

ISBN 978-2-87-459-885-2

 

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Biographie

Sandrine Dupuis est une praticienne de l’hypnose et de l’art thérapie. Son temps se partage entre les vivants et les mourants, les malades et les endeuillés. Elle accompagne ceux qui souffrent de douleurs physiques ou psychiques. Elle les aide dans leur chemin de vie et soutient toutes les personnes qui souhaitent trouver la paix et l'amour en elles-mêmes. Sandrine collabore avec des médecins et des psychologues et reçoit sur rendez-vous chez elle ou via Skype. Elle propose des formations qui s’adressent aux professionnels de la santé et aux volontaires ainsi que des ateliers de développement personnel pour tous.

 

www.sandrinedupuis.be

 

 

Résumé

Mon fils, Raphaël, âgé de 21 ans est décédé le 8 mai 2012 des suites du mélanome.

Nous attendons tous de la vie qu'elle soit longue et si possible heureuse. Mourir jeune paraît injuste, mourir dans la souffrance semble monstrueux, les deux à la fois, une terrible méprise divine. La mort est surtout inéluctable.

Je connais votre perte, vos doutes et vos espoirs. Je connais vos larmes et votre déchirement. Cependant, nos pensées créent notre réalité et nous disposons de ressources insoupçonnées pour surmonter les difficultés de notre vie.

Je prends la plume, portée par le désir d'apporter la paix et le réconfort à ceux qui me lisent. La vie ne s'arrête jamais et la mort n'est qu'une transition vers un autre état.

 

 

 

 

 

 

 

2 extraits:

« Je suivis le médecin qui me fit entrer dans un local vitré du même étage. Il m'invita à m'asseoir, me proposa un café ou un verre d'eau. Sa sollicitude ne présageait rien de bon.

— L'état de Raphaël s'aggrave, annonça-t-il. Jusqu'à présent, les résultats positifs se font attendre.

— Vous comptez essayer un autre traitement ?

— Oui, nous avons encore d'autres alternatives, mais de moins en moins efficaces. Plus le temps passe, plus les tumeurs grossissent et se multiplient.

—         Mais il y a  encore de l’espoir ? demandais-je, mes yeux ne lâchant plus les siens.

Une seconde de silence passa.

—         Raphaël ne guérira pas, annonça-t-il doucement.

—         Comment ça, il ne guérira pas ?

—         Si la chimio fonctionne, Raphaël vivra quelques années, peut-être trois ou cinq ans.

—         Et si elle ne fonctionne pas ?

—         Alors six à neuf mois.

J'étais anéantie. Je me mis à pleurer. Les larmes coulaient sans qu'un son ne sorte de ma gorge. Ce n'est pas un café qu'il m’apporta, mais des mouchoirs. »

 

 

 

« Les champs de colza illuminent les plaines par l'éclat de leur jaune intense. Assise contre un arbre dans le bois qui abritait ses campements de jeux guerriers, j'écoute le chant des oiseaux, je respire l'odeur de l'humus mêlé à celui des nouvelles floraisons. Je ressens l'immensité de l'univers, la force de la vie au travers des bourgeons qui finissent toujours par éclore, quelle que soit la durée de l'hiver précédent. La nature est donneuse de leçons. Pour survivre, il faut inlassablement reconstruire. »