Michel Voiturier a lu "Cela s'est vu" de Claude Renard.

 

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NOUVELLES

Claude Renard, Cela s’est vu, Barry, Chloé des Lys, 2013, 88 p.

Les nouvelles de Claude Renard, à en croire le titre, sont des histoires vraies ou du moins susceptibles de l’être. Elles prennent pour héros des personnages piètres, souvent humiliés,  qui s’ennuient ou trouvent difficilement leur place au sein d’un monde  revêche. Ils appartiennent à cette catégorie d’humains  « qui ressentent toujours le besoin de se prouver qu’ils ne sont pas si bêtes »,  chacun tentant par une action d’« échapper au sentiment de  sa propre insignifiance ». De ces ‘on’ anonymes qui s’engluent dans des idées tournant à l’obsession.

Voici l’amateur d’art qui dérobe lui-même un

C.Françoise Lison-Leroy

tableau qu’il ne peut acheter et qu’il sera le seul à regarder puisqu’il le doit cacher. D’autres se lancent, au cours d’un repas arrosé, dans des discussions théologiques qui ne mènent à rien. Frédéric, lui, se sent valorisé par le crime qu’il aurait voulu commettre mais qu’un autre réalise à sa place. Un autre, pris par hasard dans un fait divers, a du mal à retrouver son incognito après une éphémère célébrité médiatique.

« Quand on est bête sans le savoir, on se croit capable d’agir comme les gens intelligents » : tel est le cas de ce politicien persuadé que ses discours creux très applaudis ont changé la politique de son parti. Jean-Jacques, handicapé des relations humaines, cherche à se faire des amis et ne parvient qu’à être celui de l’amant de sa femme. Gilles est à la recherche de l’équilibre que lui donnerait l’âge de raison. De son côté, Guillaume se résigne à collectionner les veuvages…

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