Titre : Vert lavande

Auteur(s) : Karine Muller 

Editeur(s) : Chloé des Lys, 2007 

ISBN : 978-2-87459-273-7 

Prix : 15,70 EUR

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Il y a des amitiés tellement fortes qu'elle remplisse une existence. Tellement riche que l'on a besoin de rien ni personne d'autre.

Celle d'Amarande, Lucie, Julien et Adrien est de cette espèce.

Mais peut-on faire passer l'amitié avant tout le reste ? Peut-elle prendre toute la place ? Peut-elle tout diriger ?

Les héros de Vert Lavande apprendront à leurs dépens qu'il faut savoir parler à temps à ceux que l'on aime. Et faire le choix des sentiments plutôt que de la raison n'est pas chose facile.

Profiter du moindre rayon de soleil, du moindre petit moment avec les gens que l'on aime, voilà ce qu'il faut retirer ce livre. Aimer, aimer et encore aimer…

Extrait

Au fil du temps, Lucie et Amarande devinrent de magnifiques jeunes filles qui avaient bien conscience de leurs atouts et connaissaient sur les bouts des doigts les stratégies de la séduction.

 

Julien quant à lui, devenait aussi de plus en plus beau et les filles se faisaient nombreuses autour de lui. Il faut bien le dire, je côtoyais au quotidien trois phénomènes. Il fallait les voir ensemble, ça tenait de l’agence de top model, les gens se retournaient dans la rue. Moi au milieu d’eux avec mon semblant de charme je me défendais mais j’étais très très loin du genre bombe sexuelle.

On sortait beaucoup en boîte aussi. Je me souviens particulièrement d’un soir, chez Amarande.

- Ce soir on va au Palace, vous venez avec nous ?  demanda Lucie

- La prochaine fois s’exclama Julien, j’ai pas très envie ce soir 

- Vivement l’été ça vous motivera peut-être plus. Et toi Adrien ?  demanda Lucie

- Moi je suis partant. Je passe à quelle heure ? 

- Viens vers 23 heures, on ira se prendre un pot avant. Tu viens Amarande, on va se préparer.  demanda Lucie

Et elles sortirent du salon où nous étions en train de regarder un film pour commencer à cinq heures de l’après-midi leurs multiples essayages de tenues, de coiffures et de maquillage.

Je laissai Julien rentrer quelques instants plus tard pour retourner chez moi prévenir ma mère prendre un repas en vitesse et une douche.

A 23 heures précises j’étais là. Lucie vint m’ouvrir.

- Toujours ponctuel c’est bien ! s'exclama t'elle

Amarande fit son apparition quelques minutes plus tard. Je ne notais pas de changement radical dans leurs tenues mais je les connaissais bien et je savais qu’une surprise m’attendait le moment venu.

- Je vois pas pourquoi vous passez des heures à vous préparer si c’est pour ne voir aucune différence ! 

- T’inquiète donc pas, tu ne vas pas être déçu  me dirent-elles avec un clin d’œil.

Et ce fut le cas, arrivées au vestiaire du palace, elles s’effeuillèrent avec lenteur et presque avec indécence pour dévoiler des tenues qui affolèrent plus d’un type. Le but était atteint.

 

C’était moi le roi, tous m’enviaient, mais, une fois sur place, elles prenaient leur liberté et je n’existais plus.

De mon côté il ne me restait plus qu’à faire passer le temps du mieux possible. J’avais bien quelques touches mais rien de bien intéressant. Je n’ai jamais su l’expliquer, mais je me débrouillais toujours pour attirer les femmes de l’âge de ma mère qui me rebutaient totalement, contrairement à Julien qui lui, dut bien tout essayer au moins trois fois. De nature timide, je n’osais pas tenter ma chance, je me contentais de regarder. Et puis, avec deux amies comme Lucie et Amarande, c’était difficile d’être à la hauteur. Et je ne parle pas de Julien qui surpassait tout le monde en la matière. Je faisais donc l’apprentissage de la séduction comme je le pouvais mais sans grande conviction.

 

En me donnant le rôle du grand frère, elles m’obligeaient donc à les surveiller, ce qui ne me déplaisait pas du tout. J’avais au moins une contenance. Comme à chaque fois, il y avait toujours beaucoup de monde autour d’elles, hypnotisé par leurs déhanchements, leurs moues et leurs gestes bien contrôlés. Je ne pouvais m’empêcher de sourire tant leur jeu était rôdé. Et cette fois-là, encore, j’étais bien content de ne pas être une de leurs proies. Ces pauvres gars ne savaient pas ce qui les attendait. Ils étaient déjà perdus.

Quelques fois, elles venaient s’asseoir avec un de leurs admirateurs près de moi juste par esprit de voyeurisme, et j’assistais à leur mise en scène, médusé.

Ce fut lors d’une de ces occasions que je les ai vues toutes les deux échanger les types avec qui elles sortaient.

- Lulu, je crois que je préfère le tien, j’aime bien ses boucles. Tu sais bien que je préfère les bruns de toutes façons. Tu me le passes. 

- Ca tombe bien, moi je préfère le tien, j’aime bien ses yeux 

Vous me croirez si vous voulez, mais ils n’eurent aucun mot à dire, elles se déplacèrent et ont prirent chacune la place de l’autre. Au fond, je crois que ça ne les gênait pas, eux, ça mettait un peu de piment dans leur vie. Et parmi toutes ces langues mélangées, je reconnus celles d’Amarande et de Lucie. Elles s’embrassaient à pleine bouche, se caressaient les cheveux. Les mains de Lucie étaient sur les seins de son amie. Je restais stupéfait et en même temps ça ne m’étonnait pas. Leur relation était si fusionnelle. Elles m’ont jeté un regard complice puis m’ont souri.

L'auteur

Je m'appelle Karine Muller, j'ai 39 ans et je vis à Paris où je suis secrétaire juridique.

J'écris depuis l'âge de 7 ans des nouvelles et des poèmes.

Vert Lavande est mon premier roman. Il est issu d'un rêve si surprenant que j'ai décidé de l'écrire pour ne pas l'oublier et surtout vous le faire partager.

J'espère que vous serez touché par cette histoire d'amitié hors du commun et je vous souhaite à tous d'en vivre une semblable.

Bonne lecture !