Interview

Adam Gray

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I. Adam Gray, ton pseudo ou nom réel ?

C’est un pseudonyme. Adam est mon prénom masculin préféré. Gray est le nom d’un personnage d’Oscar Wilde qui m’a toujours fasciné : Dorian Gray.

 

II. Tu habites où ?

Dans le Sud de la France, à Marseille.

 

III. Ton principal défaut ?

Neil Bissondath, un écrivain canadien, a écrit dans son roman Tous ces Mondes en Elle : « La nostalgie ? Ça vient quand le présent n'est pas à la hauteur des promesses du passé. » Donc voilà : j’ai bien peur d’être un incorrigible nostalgique… Comme pas mal de gens, peut-être ?

 

IV. Quel serait ton plus grand malheur ?

Crever de solitude.

 

V. Ce que tu voudrais être ?

Juste un auteur. Un conteur qu’on apprécie. Et surtout pas prisonnier d’une case.

 

VI. Tes livres, films et personnages cultes ?

Pour les livres, tout Anne Rice, et en particulier Entretien avec un Vampire et Lestat le Vampire ; je vénère cet écrivain de génie, qui est d’une grande générosité. Et, comme vous l’aurez compris, Le Portrait de Dorian Gray a une place toute particulière dans mon cœur… J’aurais aimé l’être, ce Dorian Gray…

Quant aux films, il y en a beaucoup trop… Entretien avec un VampireThelma et LouiseLe Secret de Brokeback MountainDorian Gray (celui avec Ben Barnes et Colin Firth), Avatar, la trilogie du Seigneur des Anneaux, les Indiana Jones (je suis un très grand fan d’Harrison Ford), les Star Wars, les films de super-héros en général, la saga Angélique avec Michèle Mercier… On va arrêter là, peut-être ? Je suis cinéphile dans l’âme (cinéma US et british), mais j’ai un peu de mal avec les films français d’aujourd’hui… J’adore la grande Catherine Deneuve, ceci dit, ainsi que Fanny Ardent, Vincent Pérez, Vincent Cassel… Et je pleure les monstres sacrés qu’étaient, que restent, Michel Serrault et Annie Girardot…

 

Parmi mes personnages cultes, Dorian Gray, Peter Pan, Lestat de Lioncourt, Le Docteur (de Doctor Who, série britannique culte), Ellen Ripley (incarnée par la magistrale Sigourney Weaver dans la saga Alien), et bien d’autres.

 

VII. Qu’est-ce qui te fout en rogne ?

La méchanceté gratuite, la mesquinerie. La bêtise humaine, pour généraliser. Et l’ingratitude.

 

VIII. Pourquoi es-tu chez Chloé des Lys ?

Nul n’est prophète en son pays, vous savez… et Chloé des Lys m’a ouvert ses portes. Plus sérieusement, c’est un éditeur où l’on se sent comme en famille, vraiment, et j’ai besoin de ça. Les gens sont à l’écoute, gentils, et j’espère faire une longue et belle route avec cette maison, grandir avec elle, prouver qu’on peut aller très loin avec un éditeur qui n’est pas, et ce n’est pas péjoratif du tout, un géant de l’édition. J’ai confiance en Chloé des Lys ; je suis sûr que de très bonnes choses sont à venir, peu à peu…

 

IX. Tu écris quoi ?

Tout d’abord, je n’ai pas osé me lancer avec un roman – j’en ai pourtant deux en cours d’écriture et ils sont bien avancés. J’ai donc proposé à CDL un recueil de paroles de chansons, avec un peu de mon histoire, en prologue, pour expliquer ces textes poétiques. Et tourner une page. Les lecteurs qui me feront l’honneur de lire …Euphoriques & Désespérées, ledit recueil, comprendront… Mais, mon créneau, c’est le fantastique, la fantasy, pour adultes comme pour jeunes. Avec un rien d’épouvante, et des sentiments, toujours. Vous me demandiez tout à l’heure ce que je voudrais être ; je voudrais ne serait-ce que cela : arriver juste à la cheville de mon idole, ma muse : Madame Anne Rice, le plus grand auteur fantastique au monde. Du vrai fantastique, qui pose des questions, et dont on peut sortir humainement meilleur. Changé.

 

X. Le don de la nature que tu aimerais avoir ?

Voler !

 

XI. Une devise ?

Ne pas faire aux autres ce que je ne voudrais pas qu’on me fasse. Si tout le monde apprenait cette devise par cœur, des « petits » aux supposés « grands de ce monde », eh bien peut-être que notre monde serait moins laid… derrière ses artifices anesthésiants.

 

XII. Une citation ?

« Perdre la foi de son enfance est un vrai malheur, car il n’y a rien, sur Terre, qui puisse relever l’homme qui, pour horizon, n’a plus que le tombeau. » (Frédéric Mistral)

 

XIII. Pour finir, que dirais-tu à tes lecteurs ?

… S’ils ne devaient lire qu’un seul roman, cette année, que ce soit l’excellent polar Nid de Vipères de Christine Brunet. S’ils pouvaient en lire deux, alors pourquoi pas le magnifique Les Romanichels d’Edmée de Xhavée ? Et, ma foi, s’ils pouvaient se permettre un achat de plus… ils pourraient bien apprécier, dans …Euphoriques & Désespérées, pas seulement des textes poétiques mais toute la sincérité d’un jeune auteur qui a choisi la lumière, malgré toute l’obscurité…