Interview

Michèle Machado

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Pseudo ou nom réel ?
Les deux… Michèle c’est mon prénom réel, Machado le nom de mon mari, mais comme je vis en Espagne je ne peux pas l’utiliser. Donc, j’en ai fait mon pseudo.

 

Où habites-tu ? Explique…

J’habite en Espagne, j’y suis arrivée il y a plus de vingt ans, je venais de sortir de la fac. J’ai vécu toutes ces années à Barcelone, et depuis 3 ans je vis à Grenade, en Andalousie.

 
Une famille des enfants…

Je suis mariée, deux enfants, un gros toutou (un briard), deux chats…pas le temps de m’ennuyer.


Sucré ou salé ?

Les deux mais je cherche toujours des saveurs corsées, exotiques, du chocolat noir, presque amer, du piquant, des épices, de la cuisine indienne ou de la pâtisserie orientale.


Que fais-tu dans la vie ? Explique…

Et bien j’ai travaillé depuis mon arrivée en Espagne dans le tourisme, les traductions, l’enseignement. Puis je me suis spécialisée dans le commerce international, l’import-export, et j’en ai fait ma profession jusqu’à présent. 

Et puis un jour, ras-le-bol,  j’ai décidé de partir vers le Sud, d’envoyer tout promener, le boulot, le bruit, la pollution…J’ai retourné ma vie comme une crêpe.

J’ai voulu prendre au départ une année sabbatique, histoire de me retrouver ou de me réinventer, de freiner un peu la fuite du temps en découvrant autre chose.

Aujourd’hui, après le choc initial, je dois dire que je ne regrette rien. Je suis en pleine montagne, loin du stress des grandes villes, je fais du jardinage, je peins, je me ballade avec mon chien, et bien sûr, j’écris.   

 

Quand as-tu commencé à écrire et pourquoi ?

Comme tout le monde j’ai commencé  à l’école, (je plaisante). Quand j’étais petite, je m’ennuyais beaucoup alors je me réfugiais dans la lecture. J’avais de l’imagination, j’aimais les mots, les beaux papiers, les plumes sergent-major, l’encre violette (à l’époque), je m’appliquais pendant des heures  à faire de belles rédactions.

Un peu plus tard j’ai été attirée par la poésie, les contes, les romans… jusqu’à ce jour.


As-tu déjà publié quelque part ? Et quoi ? Quel  genre ?

J’ai publié mon premier recueil de poésies Ma France chez Chloé des Lys en 2005.

Plus tard  un roman intitulé La vallée de la joie aux Editions Guy Boulianne en 2006.. Ensuite  La paix des papillons et l’Arc-en-ciel de l’oubli en 2007 chez CDL.

 

Mon dernier recueil de poésies Larmes d’encre est le quatrième que j’ai publié chez Chloé des Lys.

 

As-tu déjà remporté des prix ou obtenu une reconnaissance quelconque ?

Pour être franche rien de bien important, mais il me faut aussi reconnaître que je n’ai jamais vraiment essayé.


Pourquoi  Chloé des Lys ?

Je crois qu’il s’agit d’une maison d’édition fondamentalement honnête, ce qui n’est pas facile à trouver actuellement. Ils ont une politique d’édition sympa qui admet toutes sortes de styles, ils donnent une chance aux jeunes auteurs et donc ils méritent tout mon respect et ma reconnaissance aussi.

 

Quel ouvrage vas-tu publier ? Quel genre ? Résumé ?

Mon dernier ouvrage, Larmes d’Encre, est un recueil de poésie.

Le titre révèle que ce sont les émotions qui nous conduisent d’un poème à l’autre, la compassion dans le sens bouddhiste du mot, que la plume est le témoin des souffrances qui l’entourent,  et qu’elle pleure impuissante des larmes d’encre…


Comment fais-tu pour essayer de te faire connaître ?

Et bien franchement, je ne fais rien… oui je sais ce n’est pas l’idéal, ce n’est pas comme cela que l’on crée un best-seller, mais le marketing c’est pas mon truc. Moi, ce que j’aime c’est écrire.

Et puis, comment parler de moi, me faire de la pub., essayer de me faire connaître ? J’écris principalement en Français mais je vis en Espagne cela complique un peu les choses. Essayer de vendre mon travail  c’est un peu comme vendre mon âme, mon identité.. j’ai peut-être trop de pudeur pour cela.  Je sais, ce n’est pas pratique de penser comme cela, et pas rentable du tout.

 

Projets pour la suite ?

Plein de projets, j’en ai deux ou trois en cours , principalement pensés pour jeunes lecteurs, et puis, à plus long terme un roman, mais il est encore trop tôt pour en parler.


Pourquoi  écris-tu et comment ?

J’écris parce que il y a des mots, des idées, des histoires qui s’installent peu à peu dans ma tête et ne me laissent pas tranquille, qui réclament leur droit à exister, sur le papier, à prendre vie, à vivre des aventures.

 
Tes influences maîtresses, tes coups de cœur en littérature, cinéma, peinture, musique…

En poésie Baudelaire avec les fleurs du mal, Jacques Prévert, en littérature Boris Vian, En cinéma Mémoires d’Afrique , en musique Jacques Brel, Charles Aznavour Jean Ferrat, Serge Lama… et puis l’opéra, la musique classique

 

Un ami ou une amie dont tu aimerais qu’on parle ?

J’ai peu d’amis mais ils sont tous comme moi, très réservés.


Tes hobbys ? Musique dessin peinture…

La peinture, le jardinage, l’art topiaire, hybrider les rosiers et faire toutes sortes d’expériences botaniques… Semer, planter, bouturer, faire de mon jardin un paradis… Cuisiner, faire de la pâtisserie, et aussi faire mon pain, cela semble anachronique, non ?


As-tu un blog ou un site ? Adresse… qu’y proposes-tu ?

Non, je n’en ai pas pour l’instant. C’est un de mes projets mais j’avoue que je manque de temps.


Qu’est-ce qui te  fout en  rogne ?

La guerre, la souffrance, la violence, la bêtise, l’ignorance, l’égoïsme, tous les « poisons » dont je parle dans La paix des papillons.

 

Un souhait ?

La paix, la paix intérieure pour moi et LA PAIX en lettres majuscules pour le monde, je veux dire moins de souffrances, moins de violence, moins de haine.

Quelle est la question la plus stupide qu’on pourrait te poser ?

 Je ne crois pas aux questions stupides, peut-être parce que j’essaye toujours de trouver un sens à tout…