INTERVIEW  Chloé des Lys :   AUTEUR  Thierry Saintot

 

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Interview...

Thierry Saintot

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1. Pseudo ou nom réel ?

Nom réel. Je suis trop fier pour ne pas assumer ce que j’écris.        

2. Tu habites où ?

En France. J’ai la chance de vivre dans une maison en bois, plantée dans un village paisible du sud de l’Essonne. Inondé de nature abritant bon nombre d’animaux, mon environnement est exceptionnel et m’apporte beaucoup de bien être.        

3. Sucré ou salé ?

Plutôt très pimenté ! J’aime dans les plats comme dans la vie les positions clairement marquées !

4. Ton job ?

Je travaille dans une grosse entreprise industrielle en qualité de technicien. Je participe à la mise au point et au développement  des voitures de demain.

5. Un souhait ?

Vivre de mon écriture et m’y consacrer à plein temps.        

6. Pourquoi t’es chez Chloé des Lys ?

C’est leur fonctionnement indépendant qui m’a attiré mais aussi cette certitude de ne pas me faire arnaquer. J’ai été trop déçu par les pseudos éditeurs qui ne pensent qu’à plumer les auteurs. J’ai acquis, par la force des choses un peu d’expérience dans le monde feutré de l’édition. Ma découverte du monde des grandes maisons d’éditions « dites traditionnelles » ; je veux dire des éditeurs « à compte d’éditeur », fut rude. Ces maisons, aussi respectables soient-elles, ne publient que des auteurs phares, portés par des écrivains qui émanent pour la plupart du show-biz, de la politique ou du journalisme. Les autres publications qui émanent de chez ces éditeurs, les romanciers, les nouvellistes et les œuvres de littérature reposent sur un panel d’écrivains célèbres ou reconnus qui assurent des ventes à coup sûr, appuyés par l’artillerie promotionnelle que tout le monde connaît. Je compris rapidement que ces grands éditeurs étaient avant tout des industriels du livre pour lesquels le profit potentiel passait avant la qualité de votre texte. Les réponses stéréotypées à mes envois de manuscrits me laissèrent amer et frustré. Je me tournai alors vers les éditeurs modestes, fonctionnant aussi à compte d’éditeur. Ils sont justement « étouffés » par les grandes maisons et hésitent avec leurs petits moyens à miser sur un inconnu et davantage encore sur un premier roman. Par contre, leur passion pour le livre est réelle et ces maisons vous répondent très souvent par un courrier personnalisé, avec des commentaires sur votre manuscrit, parfois même avec une fiche de lecture. J’eus à faire également à plusieurs marchands de rêves, qui vous font miroiter une publication confortable, que votre talent doit être exploité, etc. Ces faux éditeurs « à compte d’auteur » sont quasiment tous des voleurs et profitent de la naïveté des jeunes auteurs et de leur désir de publier pour leur soutirer des sommes astronomiques. Ils vous proposent des contrats bidons, sans valeur juridique mais dans lequel vous vous engagez à payer, promouvoir, distribuer… Il faut considérer ces gens comme de simples façonniers mercantiles… et je resterai poli ! C’est à l’issue de ces expériences successives, soutenu par ma compagne Corinne, et mon souhait d’être lu, que je décide de passer du statut d’auteur à celui de micro éditeur et ainsi m’auto publier Ce fut très enrichissant et je suis fier d’avoir mené ce projet à terme. L’accueil des lecteurs a témoigné en ma faveur et a renforcé ma motivation pour la suite. Aujourd’hui je démarre une nouvelle aventure avec Chloé des Lys et je suis confiant.

7. T’écris quoi ?

Des romans, des nouvelles et un peu de poésie. On peut qualifier mes romans de « thrillers psychologiques », cependant, ils traitent en général en toile de fond d’un problème de société. Mes nouvelles sont assez sanglantes et noires, toujours très psychologiquement décalées. Je suis attiré par la marginalité sous toutes ses formes et mon imaginaire fait le reste.          

8. Qu’est-ce qui te fout en rogne ?

L’injustice, par-dessus tout. Mais aussi la mauvaise foi, le racisme et les machos.

9. Tes livres cultes, tes films cultes, tes personnages cultes ?

Mes livres ; l’œuvre de Didier Van Cauwelaert et plus particulièrement « La Vie Interdite ». Ensuite Marie Darrieussecq, Régis Jaufrey, Nan Aurousseau. J’ai aussi dans un autre registre beaucoup d’affection pour Charles Baudelaire.  Concernant les films ; le Grand Bleu, Subway, Moulin Rouge, Midnight Express. Mon unique personnage culte est Pierre Desproges.        

10. Quelle est la question la plus stupide qu’on pourrait te poser ?

Pourquoi j’écris ?