31 mai 2009
Les Ateliers de l'Elan
LES ATELIERS DE L’ELAN
Ateliers d’écriture
L’atelier est un lieu d’expérimentation créatif où les
participants écrivent des textes, guidés
par l’animatrice. Les
propositions d’écriture se font notamment à partir de la découverte de textes
d’écrivains contemporains.
Aucune connaissance préalable de ces auteurs n’est requise.
L’atelier se déroule
dans une ambiance de non-jugement, de bienveillance et d’écoute.
13 et 14 JUIN 2009
FANTAISIES ET FARFELUTERIES
Avec le nonsense et la
fantaisie, le monde est vu par l’autre bout de la lorgnette. On fait un pied de
nez à la réalité grâce aux mots. Lewis Carrol, Alfred Jarry, ou jacques Prévert
sont au rendez-vous.
Avec légèreté,
insolence et sourire, une expérience vivifiante d’écriture…
Aucune connaissance
préalable des auteurs n’est requise.
Animatrice: Marie-Andrée Delhamende, romaniste, se
consacre actuellement à la rédaction de divers articles et à la supervision
individuelle de manuscrits. Elle anime de nombreux ateliers d’écriture.
Date : we 13 et 14 juin 2009 de 10h à 17h
PAF : 80 euros
Lieu : 5,
rue de l’élan, 1170 Bruxelles.
INFOS Et INSCRIPTIONS : delhamende@hotmail.com
G : 0478 49 58 17
Acompte de 40 euros à verser à l’inscription.
Personnages à suivre…
Stage d’écriture non-résidentiel, 1-7 août 2009, Bruxelles.
Porteurs des affabulations les plus secrètes de l’inconscient, les
personnages de fiction se découvrent dans l’acte même d’écrire.
L’un aura une courte vie intense dans un texte d’une page, l’autre, que
l’on croyait secondaire, prendra vie dans un chapitre.
Leurs caractéristiques
surgissent, déroutantes, au contact d’un autre personnage, d’un lieu, d’une
atmosphère. Toujours, ils étonnent, excèdent ou ravissent. L’écriture permet de
révéler ces figures attachantes que sont les personnages de fiction,
figurations multiples de l’altérité dont nous sommes chacun porteur.
Le stage a pour objectif de susciter, grâce à différents appuis
imaginaires et techniques, l’apparition
de « nos » personnages.
Ceux-ci secréteront divers épisodes et scènes de leur vie. A chacun de suivre
le fil narratif qu’ils déroulent.
Une passionnante aventure poétique et narrative, chacun dans sa propre
écriture et son registre…
Avec : Marie-Andrée Delhamende, romaniste, spécialisée en supervision de manuscrits, animatrice d’ateliers d’écriture.
LIEU : 5, rue de l’élan, 1170 BRUXELLES
PAF : 300 euros. Possibilité de paiement en 2 versements si nécessaire.
Dates : 1 au 7 aout. Relâche le mardi 4 août.Possibilité de chambre d’hôte : 20 euros la nuit.
Infos et inscriptions :
delhamende@hotmail.com
GSM : 0478 49 58 17
Regards de Leuze
Nous avons le plaisir de vous inviter au vernissage de l'exposition « Regards sur Leuze » au Centre culturel de Leuze-en-Hainaut (Rue d'Ath, 31) ce vendredi 5 juin à 18h.
En 2008, le Centre culturel a demandé à la photographe Barbara Dits de poser son objectif dans sa ville natale. L'exposition avait suscité le débat. D’autres Leuzois ont exploré la cité bonnetière de manière photographique. Certains exposants ont participé à un atelier de photographie numérique animé par Barbara Dits, soutenu par la Province de Hainaut et organisé à l'Hôpital Saint-Jean-de-Dieu.
Nous vous invitons à découvrir le fruit de ce travail lors de l’exposition qui se tiendra du 29 mai au 18 juin de 9h à 17h, sauf le dimanche. Infos : 069/66.24.67 – www.cultureleuze.net
Cette exposition s'inscrit dans le cadre des 10 ans d’un atelier de l’hôpital psychiatrique de Leuze. Les animatrices de l’atelier « Art-Rencontre » ont marqué leur désir de partager cette fête avec le public leuzois et des environs. Du lundi 1er au samedi 6 juin, 10 projets créatifs, en lien avec le thème de l’atelier : « L’Art et la Rencontre », seront proposés aux visiteurs.
Différents lieux seront investis à l’intérieur de l’hôpital ainsi qu’à l’extérieur, dans la ville de Leuze (ancienne bonneterie Dujardin, pavillon du Coron…). Des temps forts sont prévus durant la semaine sous forme de vernissage, balade contée, improvisations musicales…
Le 1er juin, un
déambulatoire intime et poétique ouvrira l’événement à 11h sur la
Grand-Place.
Inédit Nouveau de juin
25 mai 2009
Art et Politique
Fort - Art - Tournai
Fabienne Seleck – Roseline Deback – Thierry Thirionet – M-France Van Wym
exposent
dans le cadre de
FORT-ART-TOURNAI
www.fort-art-gallery.com
SAMEDI 6 JUIN 2009
A PARTIR DE 14H
APRES-MIDI ANIMEE PAR
LUNE ET PAROLE
www.luneetparole.wordpress.com
CONTES-BALADE-MUSIQUE
intermèdes musicaux
au violoncelle (Eve)
au violon (Citlali)
petite restauration
PAF : 3 euros/adultes
1 euro/enfant accompagné
![]()
![]()
![]()
![]()
EXPOSITION PEINTURE
ET ART TEXTILE
6 juin à partir de 14h
prolongation de l’exposition le 7 juin de 10h à 17h (entrée libre)
FABIENNE SELECK tapisseries
ROSELINE DEBACK chapeaux -collages
THIERRY THIRIONET peintures
MARIE-FRANCE VAN WYM peintures
![]()
19 mai 2009
Alain Callès
Interview
Alain Callès
1- Pseudo ou nom réel :
Nom réel, mais il m'arrive de publier des articles sous pseudo, par confort intellectuel.
2- Tu habites où :
Une grande ville de région parisienne, Montreuil, et je suis aussi un élu de ma ville. Mais j'habite surtout là ou me portent mes errances, dans des territoires réels ou imaginaires, là où reposent des rêves, là où il est possible de biner l'espoir, là où la chaleur est humaine et supportable.
3-Sucré ou salé ?
J'aime toutes les peaux et la diversité de leur goût. J'aime le goût des peaux retournées, comme une fleur déployée qui offre sa saveur intérieure. J'aime les mots comme j'aime les peaux.
4-Ton job?
Je gère une petite société qui s'occupe de gestion documentaire, et j'ai aussi de nombreuses activités connexes (élu de ma ville, responsable associatif). Je suis très impliqué dans le vivre ensemble avec mes concitoyens.
5-Un souhait ?
Enrichir et diversifier les palettes de couleurs, de goûts, d'odeurs; multiplier les sens des sensations, mettre le feu aux mots, marcher des deux côtés des frontières.
6- Pourquoi t'es chez Clhoé des Lys?
Tout d'abord parce qu'ils ont bien voulu m'accepter!!!
Et ensuite, maintenant, je m'y plais et j'aime cette façon artisanale et directe, même si cela comporte des contraintes pour l'auteur.
On y retrouve les goûts du papier. J'y perçois l'odeur d'encre de mon enfance, loin des produits marketing actuels où le livre dépend souvent du poids de papier et de celui du nom, lancé dans les réseaux marchands de la distribution.
Loin des livres spectacles, Chloé des Lys, ce sont des auteurs à qui on donne une chance. Une vente à la criée au bout de la jetée, là où le bateau palpite encore de son voyage solitaire sur les flots. J'aime ces ambiances maritimes où il reste toujours un peu d'encre accrochée aux aspérités des rochers. Chloé des Lys, c'est ce port où se retrouvent ceux qui ont bourlingué un peu ou beaucoup, en amateur ou en voyageur aguerri, mais qui partagent la même passion de navigation sur les mots.
7- T'écris quoi ?
Le livre publié chez Chloé des Lys est le vrai-faux journal d'un buveur. C'est un témoignage sur son parcours depuis quelques évènements de l'enfance jusqu'à la déchéance. C'est aussi quelques réponses aux questions que se posent souvent l'entourage et le buveur sur cette maladie. C'est, au delà de la violence des propos, un témoignage d'espoir. Bien sûr, il repose sur un expérience personnelle.
J'écris aussi des textes plus poétiques et de courts récits, sous forme de nouvelles. Ils sont parfois publiés dans des revues et je souhaite pouvoir aussi les publier sous forme de recueil.
Dans un autre registre, j'écris des articles sur l'alcoolisme et sur des thèmes différents comme les Droits de l'Homme, l'antiracisme ou la laïcité, domaines dans lesquels j'ai acquis une compétence par la pratique associative.
Bref, j'ai une palette diversifiée.
Depuis quelques années, l'écriture me prend et m'habite. C'est un besoin. Les mots sont des compagnons de route avec lesquels je suis en dialogue permanent.
8- Qu'est-ce qui te fout en rogne?
Tellement de choses que cela nourrit parfois mon indifférence.
Non, de fait j'aime la castagne, les mots qui se choquent et s'entrechoquent, sifflent comme des balles. J'ai donc besoin d'être en colère et en insatisfaction pour avancer, creuser et caresser. Derrière la brûlure du soleil, il y a le duveté d'une peau de pêche. Une saine colère se retourne toujours un peu contre soi-même, alors, je m'arrange un compromis et improbable. Entre la colère et moi, je glisse une feuille d'humour, cette ironie mouillée de larmes qui empêche les imbéciles de me prendre au sérieux.
9- Et le décor?
En bon latin, j'aime planter le décor, par touches successives. Il permet d'être concis sur l'essentiel, de raviner la fêlure et d'empêcher les bords de la cicatrice de se rejoindre, sauf dans l'infini des points qui la composent.
10- Tes livres cultes, tes films cultes,
tes personnages cultes?
Tout ce qui est multidimensionnel et se déplace simultanément sur plusieurs plans géométriques. J'apprécie ainsi Bernard Noël, Robert Desnos, M. Foucault, ou Claude-Louis Combet parmi tant d'autres. Sur mes étagères intérieures, ils rejoignent Gaston Couté ou Michel Leiris.
Je reverrais sans compter des films comme l'Âge d'Or de L. Bunuel ou Viva la Muerte d'Arrabal. Léo Ferré, Jean-Roger Caussimon, Jacques Debronckart ou Serge Utgé-Royo me tiennent compagnie depuis des décennies et arment mes violons intérieurs.
J'aime aussi faire danser ma hanche folle, celle que j'ai vrillée dans un accident de moto, sur une voix suave comme celle de Gene Vincent ou plus endiablée avec Zebda. J'aime frissonner avec Barbara. Et puis surtout la chaleur de mes potes de la Mouff., de la Compagnie du TourneZinc qui a produit un spectacle musical à partir de mon livre, avec une mise en scène de Claude Confortès. Tous ces gens habitent un peu quelque part en moi et y swinguent avec Boris Vian, S.Réggiani ou S. Gainsbourg.
11- Quelle est la question la plus stupide
qu'on pourrait te poser?
Ce sont surtout les réponses dont il faut craindre le pire...
12- Pourquoi aimes-tu les ânes?
Par narcissisme! Parce qu'ils ne mettent pas les sabots dans l'eau trouble, ni dans la flaque qui reflète leur tête. Un âne, ça a le sens de l'image!
13- Et la mer?
Pour son écume insaisissable, pour ses abysses, pour l'insondable de l'homme souvenir de la mer, parce que, quelle que soit la latitude, on peut toujours voir un homme saoul venir de la mère.
Parce que la mer n'est pas docile comme un fleuve et déborde toujours de son lit, insoumise et indomptable. Même si la folie la frappe avec des chaînes, la mer se déchaîne comme elle veut. Alors, avec la folie, on couche dans son lit et on lui fait les petits qui trottent dans nos têtes, là où l'âme se fend en deux, bateau éventré sur la profondeur de l'insondable.
Et les mots sortent alors des doigts pour se coucher langoureusement sur le clavier...
Ghislaine Renard
Interview
Ghislaine Renard
- Pseudo ou nom réel ?
Nom réel
…
- Tu habites où ?
Nivelles
- Sucré ou salé ?
Sucré, salé, épicé, je suis une
gourmande
…
- Ton job ?
Je ne travaille plus, j’ai 60
ans !!!
- Un souhait ?
J’en ai un surtout : que mes
enfants et petit-fils soient heureux
…
- Pourquoi t’es chez Chloé des
Lys ?
Je cherchais un éditeur, j’ai revu
Hugues Draye par hasard, il publiait chez Chloé et c’est ainsi que j’ai connu
la « maison »
…
- T’écris quoi ?
De la poésie principalement, mais
aussi des nouvelles, des textes qui datent de quand j’allais en atelier
d’écriture, ce qui ne me tente plus du tout
…
- Qu’est-ce qui te fout en
rogne ?
Que l’on crie sur moi, que l’on soit
méchant
…
- Tes livres cultes, tes films
cultes, tes personnages cultes ?
J’aime les films intimistes (par ex
La maison du Lac d’or, qui date bien sûr, Out of Africa, L’homme qui murmurait
à l’oreille des chevaux, etc…) Les films
actuels ne me disent généralement rien. Je saurais mieux définir ce que je n’aime pas (par exemple Poelvoorde,
les films à effets spéciaux).
En matière de livres, je suis
surtout curieuse de ce qui est contemporain, mais je lis lentement et donc peu.
Personnage culte : aucun. J’aime certains acteurs comme Robert Redford,
André Dussolier, etc… Je connais peu les
acteurs actuels.
…
- Quelle est la question la plus
stupide qu’on pourrait te poser ?
Crains-tu la mort ?
…
Si on Bobyn'osait ?
Le
samedi 30 mai 2009 à 19h30,
« Si on BoByn’osait… ? »
A la manière des goguettes et des caves à
chansonniers…
Un humour décapant à travers chansons et
chroniques originales…
Egratigner,
démystifier, s’éclater dans la dérision…
Refaire le
monde, l’espace d’une soirée…
De la Bobysatire, en veux-tu ? En
voilà !
Bref, un cabaret « bobynesque »
à souhait !
« Ras le bol ? », « Marre de…? », envie
de vous défouler, de stigmatiser notre société et ses débordements ? Des idées, vous en avez, nous en sommes persuadés.
Envoyez-nous donc vos textes (adaptés à des chansons connues)
sur un thème de votre choix, nous les chanterons pour vous ou vous les
interpréterez si vous le souhaitez.
(Important petit bémol :
nous ne retiendrons pas les propos racistes, homophobes ou exagérément subversifs)
Avant le 15 mai SVP ! NOUS
COMPTONS SUR VOUS !
De notre côté, nous avons, bien sûr, matière à
« dégoiser » et vous réservons bien des surprises
en chansons, chroniques, billets d’humeur et autres facéties !
P.A.F. : 7
€
Possibilité
de déguster notre « Assiette du Prolo » à 8 € sur réservation
au
moment
de l’inscription.
Contacts, renseignements et réservation :
- Christian Godart : 065/ 66 90 28 - 0496
77 76 00 - coucou@bobyasbl.be
- Danielle et
Guy : 065/ 75 01 21 - 0477
57 93 81 - baudourdanielle@yahoo.fr
Il est
possible de réserver en ligne sur notre site : www.bobyasbl.be
ATTENTION ! Le versement sur le compte 001-3523971-37 (de Boby asbl) confirme votre réservation.
Rendez-vous du livre à Mons
11 mai 2009
"Lena, une rencontre" de Claude Colson
J’ai
lu « Lena, une rencontre » Claude Colson (*)
………Editions Chloé
des Lys
ISBN: 978-2-87459-229-4
Commentaires de Martine Dillies-Snaet
http://users.skynet.be/TheDillies/
Il faisait plutôt frisquet, ce matin. J’étais seule, j’en ai profité : j’ai allumé une flambée, me suis installée douillettement et ai achevé le livre de CLAUDE COLSON. C’est l’ambiance idéale pour lire du Colson !
Le livre est agréable de par l’originalité de sa structure d’abord : un début en roman, une suite en poésie pour terminer par un « journal ». Trois styles différents, des écrits différents aussi mais qui se recoupent en ces styles qui quoique divergents se rejoignent. Finalement c’est ça, ce livre: des arabesques, une multitude d’arabesques dessinées avec les mots et les styles, arabesques qui s’envolent vers le ciel quand la joie est au rendez-vous ou, au contraire, qui s’achèvent en petites croches descendantes quand le spleen guette l’auteur et l’emprisonne.
L’auteur réussit là un tour de force qui est celui d’allier la musique de la poésie avec le rythme tout différent qu’offrent les mots de son journal intime. Un mot retenu ici, repris là. On se surprend aux intersections.
Léna, c’est « la » rencontre.
Léna, ce livre, c’est « la » rencontre. Chaque mot est choisi et le rythme, tout à l’image de l’auteur, n’est jamais haché. La fluidité est partout. L’intimité aussi.
Claude raconte. Il n’y a aucun faux-fuyant, il raconte, analyse et raconte. On pourrait croire que la dissection est clinique mais il n’en est rien : tout est dans les sentiments. Claude met à nu et son corps et son esprit. Il nous fait partager « sa » rencontre avec Léna,
puis les moments de doute et enfin, la déception qui le conduit au chaos personnel.
On peut se demander si l’auteur a trouvé la sérénité après un tel livre ? S’il « vit » encore Léna dans sa tête ? S’il est capable, maintenant, de la rencontrer et de parler doucement, avec elle, de leurs jardins secrets.
L’auteur, par ce livre, donne envie d’aimer, donne l’envie de ces premiers moments toujours sublimes, fait naître aussi la colère et le chagrin. CLAUDE COLSON nous entraîne dans son sillage de sentiments aussi divers que sont la passion, l’attirance, la fusion, la tendresse, la souffrance, le doute, …
Tout est dans le secret des mots que, sans pudeur, il nous offre. C’est un cadeau.
J’en redemande.
m.
07/05/2009
(*)http://claude-colson.monsite.wanadoo.fr/






