Editions Chloé des Lys

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25 février 2009

Anne Ledru


Interview

Anne Ledru

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Pseudo ou nom réel ?

C’est mon nom réel. L’idée de départ était de permettre à ma famille et à mes connaissances de lire mon roman. Dès lors, pourquoi se cacher derrière un pseudo ?

 

Tu habites où ?

J’habite à Tournai « intra muros ». J’ai la chance d’avoir un jardin où je fais pousser légumes, fleurs et arbres fruitiers en espalier.

 

En plus de l’écriture, as-tu d’autres passe-temps ?

J’aime le jardinage. Quand j’ai le temps, je pratique le Tai-chi et la peinture à l’huile.

 

Ton job ?

Je travaille à Lire et Ecrire comme formatrice en alphabétisation d’adultes.

 

Un souhait ?

Laisser une planète viable pour nos enfants.

 

Pourquoi t’es chez Chloé des Lys ?

Une maison d’édition sur internet a accepté de publier mon roman à compte d’auteur. J’ai pensé que cela ne me permettait pas de savoir si mon roman valait la peine d’être publié puisque je prenais tous les risques (surtout financier). Une connaissance m’a parlé de Chloé des Lys et j’ai porté mon roman qui a été accepté. A part cela, je n’ai pas contacté d’autres maisons d’édition. Ce qui m’a plu chez Chloé des Lys, c’est leur convivialité et leur volonté de donner la même chance à chacun qu’il soit connu ou non.

 

T’écris quoi ?

J’ai écris un roman sur plus de 15 ans pendant mes vacances. C’était un moyen de sortir du monde réel quand la révolte devant l’incapacité de la population et de nos décideurs politiques à prendre au sérieux les problèmes environnementaux, sociaux et économiques de la planète me prenait trop la tête.

 

Qu’est-ce qui te fou en rogne ?

Le chacun pour soi et la mauvaise foi.

Une maxime ?

Je ne sais pas qui l’a écrite mais j’aime beaucoup. A méditer.

« De nos jours, il faut moins craindre le bruit des bottes que le silence des pantoufles ».

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20 février 2009

Repas 10 ans de Chloé des Lys

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Le Concept de Laurent Dumortier

   

Laurent   Dumortier

 
 

Le   concept

 
 

    9,3 €

 

 

 

« Le concept » c’est le récit de Laurent Dumortier, à la recherche de Carole, dont il ignore tout, jusqu’à l’identité.  L’auteur parviendra à accomplir sa quête mais à quel prix.

 

Recueil de poésie, on assiste ici à une déconstruction du langage, avec une structure identique à chaque fois : 3 vers, une phrase en italique et de nouveau 3 vers

 

 Diagnostique

 

Le bilan médical est mis à mal

Je vénère les pathologies morbides

Et les pulsations hémiplégiques

 

« Le corps médical a, comme Carole, une écriture étrange »

 

Zestes d’ecchymoses

Et résidus d’eau écarlate

Sous ma peau c’est ground zero

 

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Sept auteurs de Chloé des Lys à l'Espace Art Gallery

L’Agenda culturel Wallonie-Bruxelles de Robert PAUL (www.artsetlettres.be)
a le plaisir de vous convier à une séance collective de signatures
d’auteurs belges de l’éditeur Chloé des Lys.
Cet événement réunira :
ALAIN MAGEROTTE, BARBE PERRIN, BOB BOUTIQUE, DANIEL PLASSCHAERT, DOMINIQUE
LERUTH, GAUTHIER HIERNAUX ET HUGUES DRAYE

Sept auteurs qui, dans leur extrême diversité nous proposent des visions
du monde des plus éclectiques.
Vous pourrez les rencontrer lors d’une séance informelle (entre 15 H et 18
H), discuter avec eux et échanger des impressions. Ils signeront
volontiers leurs recueils.

Infos pratiques :
Date et heure :  le samedi 7 mars 2009 entre 15 heures et 18 heures. Lieu
: Espace Art Gallery, 35 rue Lesboussart à Ixelles (à deux pas de la Place
Flagey).
Entrée libre entre les heures indiquées.

Une initiative de Robert PAUL http://www.artsetlettres.be

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Espace Art Gallery

L’Espace Art Gallery a le plaisir de vous présenter, du 25/02/2009 au 14/03/2009 l’exposition « De l’Historique au Poétique ».

Alix de Valois

« Alix de Valois expose ici quelques tableaux de batailles et monotypes. Bien qu'elle parte toujours d'un document préexistant, gravure, tableau ou photographie, cette iconographie qui lui est nécessaire pour camper sa composition est systématiquement débordée, déformée, malmenée par l'enjeu pictural. Le faire du peintre rend méconnaissable l'image-prétexte. Celle-ci n'est qu'un point de départ, dont Alix ne retiendra que les masses essentielles et les lignes de force.

Si ces formes, issues d'une savante déconstruction, s'affirmaient trop, on tomberait dans une ennuyeuse narration, si elles disparaissaient trop, on arriverait vite à une quasi abstraction (que Bacon jugeait dans son ensemble « décorative »). Tout l'enjeu de cette série de batailles est de se maintenir sur une crête, dans le juste équilibre entre les deux versants du figuratif et de l'abstrait afin que le sujet coexiste, de façon précaire, flamboyante, périlleuse, avec le libre déploiement de la peinture. »

Philippe de Croix

Claire Rodriguez-Fraissenon

Née à Bruxelles, Claire Rodriguez-Fraissenon a suivi des formations artistiques variées dans divers ateliers et académies belges et françaises

Elle vit aujourd'hui en France, sur la côte atlantique. Sa peinture, d'abord très colorée et non figurative, a progressivement évolué vers un style plus libre proche de l'abstraction Elle donne libre cours à son imaginaire et à sa créativité. Ce qui l'intéresse, c'est l'atmosphère que dégage une toile,

L'artiste nous communique ce sentiment impalpable et très personnel plein d'énergie, de lumière et de vibration et nous invite à un voyage intérieur. Elle participe à de nombreux salons d'Art contemporains en France et à l'étranger où ses oeuvres ont été récompensées par plusieurs distinctions et sont côtées en galeries.

Laure Hammes Quittelier

Enfin, une biographie complète de l'artiste ucclois, Henri Quittelier, qui devrait être disponible en 2009, pour le 125 ème anniversaire de sa naissance. C'est sa petite fille, Laurette Quittelier, qui en a pris l'initiative et qui, grâce aux archives de famille, peut vous entraîner dans une lecture passionnante et vous amener à découvrir, non seulement un artiste, mais aussi un homme remarquable, tant dans sa vie professionnelle que dans son milieu familial.

Ce merveilleux livre sera accompagné d'un CD pour l'illustration de ses œuvres et sera disponible dans la galerie à l'occasion de cette exposition de famille.

Lors de cette exposition Laure Hammes Quittelier présentera de nombreuses gravures réalisées en manière noire qui seront exposées dans les vitrines de la galerie.

Francine Ridoux

Francine Ridoux durant sa vie professionnelle à Air France consacre ses loisirs à la peinture et à la sculpture.

Depuis sa retraite, elle travaille à l'atelier des Beaux- arts de La sClle Saint Cloud avec J.M. Lange et J.Deyme tout deux premiers prix de ROME.

Elle participe à de nombreuses expositions depuis 1993 -entre autre 12 prix de sculpture à Feucherolles et 1er prix des Yvelines en 1996 1997, puis expose à Paris et Versailles très régulièrement.

A voir du 25/02 au 14/03/2009 au 35 rue Lesbroussart à 1050 Ixelles.

Ouvert du Mardi au Samedi inclus de 11 h 30 à 18 h 30.

Et sur rendez-vous le dimanche.

Plus d'infos sur : http://www.espaceartgallery.be et eag.gallery@gmail.com

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18 février 2009

Tâches d'encre

« TACHES D’ENCRE » de MARTINE DILLIES-SNAET(*) Editions Chloé des Lys

Commentaires de Christian Van Moer

http://christianvanmoer.skynetblogs.be

 



On n’entre pas dans ce monde sans décor – à peine un mont de Flandres, un vieil hangar de ferme, l’ombre d’un mur… – sans être troublé d’emblée. Monde tout intérieur, intime même, mais pas secret, non, ouvert au visiteur, au voyeur.
Car c’est dans l’âme de Martine que vous pénétrez en lisant Taches d’encre : 56 poèmes intimistes, 56 cris d’amour ! Son cœur débordant ne peut le contenir, cet amour qui l’épanouit jusqu’à l’étouffer, la transporte jusqu’à la transcender, lui fait mal d’être trop grand, trop humain, trop heureux : il faut qu’elle le dévoile, le partage, l’offre sans calcul, sans arrière-pensée.
Un recueil rayonnant d’amour, physique ou rêvé, réel ou virtuel, toujours tendre et passionné.
Cœur de mère, cœur d’épouse, cœur d’amante, si Martine est femme jusque dans la plus infime de ses fibres, elle est aussi poète, l’héritière des Louise Labé et autres Marceline Desbordes-Valmore. Son vers est bien rythmé, musical. Sa phrase est rigoureuse, jusque dans la fantaisie. Son verbe, si juste même lorsqu’elle l’invente, accroche.
La gêne de la voir se dévoiler un peu plus à chaque page – mais avec quelle décence ! – cède vite le pas à l’admiration. L’émotion nous envahit et le charme opère. Du début de la lecture jusqu’au terme, on a l’impression de goûter au fameux vin herbé de la légende. Et c’est bon : une bouffée de saine haleine humaine ! Rien de noir dans ce recueil : la souffrance n’y détruit pas le bonheur, elle en souligne l’éclat, la richesse… Oui, un petit coup de blues ou de nostalgie parfois, un petit coup de gueule aussi, vite effacé, vite oublié.
Mots clés ? Amour, Tendresse, Offrande, Abnégation, Ecoute, Respect… les clés du bonheur, en somme !


QUELQUES EXTRAITS

Je voudrais jouer des musiques slaves
Te couvrir de la douceur de leur chaleur
Et te recouvrir de leurs passions contenues.

Je voudrais murmurer des mots graves
Te donner le doux, l’impossible…
T’offrir, quand tombe le soir, l’inaltérable tendresse…


***

Regarde mes mains ! Mes mains sont vides :
Elles s’offrent à toi en calice.
Et vois cette coupe, j’y ai déposé
Une larme de pluie ;

La goutte a la couleur de mes yeux,
La forme de mes lèvres en sourire,
L’odeur de mon parfum,
Le goût salé de mes larmes,
Et elle frissonne au son de ta voix.


***

Elle est là, la destruction humaine.
L’homme la porte en lui.
Il lui faudra mettre un genou en terre
Et apprendre à demander pardon.


***

J’étouffe de lui, sans lui ;

Il périt de moi, sans moi.


***

Le temps a durci mes traits, mes verbes.
Les départs ont creusé mes rides.
Ont éclairci mes yeux
Des larmes qui ne coulent pas.

Tendresse s’en est allée. M’en souviens plus.


Là, on ne te croit pas, Martine.

***

Dans le vide de mon corps, je voudrais que tu y verses un peu de cette eau de toi.
Couleur neige, elle porterait en elle tout ce qu’elle aurait puisé en toi.
De toute mon intimité, je la recouvrirais toute, je la protégerais…
Et j’aurais eu ce bébé de toi.


***

Mon Nord, c’est le ciel infini de gris
Nuances qui font murmurer les lèvres
Au son du vent de nos plaines
Au rythme d’un accordéon fatigué.



***

J’écrirai pour vous
Les mots qui restent au fond de la gorge
Je dessinerai
Les phrases qui descendent la cascade du sanglot.
Je burinerai
Sur vos lèvres les murmures du cœur
Si vous le voulez.



On le veut, Martine, on le veut.

***

Martine est heureuse. Savez-vous pourquoi ? Non ?
Non ?
Eh bien…
Eh bien ! C’est confidentiel !

Lisez Taches d'encre pour connaître la réponse !

En tout cas, Chloé des Lys a la chance de la compter parmi ses auteurs.

Bravo, Martine !

SmileChristian

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Tâches d'encre

Taches d’encre de Martine Dillies-Snaet (*) ---------- Editions Chloe des Lys

Commentaires de Bob Boutique

http://www.bandbsa.be/contes.htm

 


Je l’ai déjà dit et le répète, rien n’est plus impudique qu’un recueil de poèmes. Lire des poèmes, c’est… comme si on regardait par le trou d’une serrure dans l’âme de quelqu’un. Avec son accord sans doute, mais quand même… Je suis toujours un peu gêné lorsque je referme le livre.

J’aime bien son titre « taches d’encre » et préfère curieusement le verso au recto. La couverture nous montre une statue représentant deux amants (hélas, on oublie de nous préciser de qui elle est) sans plus. Au verso en revanche, on trouve à côté de la photo de l’auteure, une courte biographie et un petit texte que je trouve vraiment chouette !

Vous avez le livre en main, c’est bien ! Surtout ne le déposez pas tout de suite ! Pour une fois que vous prenez un livre de poésie en main. Ce livre est un livre à prendre, à feuilleter, à corner, à déposer, à reprendre, à laisser traîner… un peu comme on dépose le long de son chemin les vieux objets aimés’. Que c’est joliment dit.

Quant à la tranche, elle est illisible. Autres petits regrets : pas d’adresse mail, ni d’adresse de site pourtant bien utiles.

Pour le reste, c’est un objet convenable, bien imprimé. Mais ce qui compte, ce sont les soixante poèmes qui s’y trouvent et se lisent comme de la prose, avec des textes d’une simplicité extraordinaire, directs, vrais, tendres, murmurés et toujours à la limite de la passion.

***

Le thème : l’amour.

En gros, Martine Dillies-Snaet aurait pu nous recopier le verbe aimer à tous les modes et tous les temps ( indicatif, subjonctif, conditionnel… sans oublier le gérondif ) et elle aurait bouclé son recueil en s’épargnent bien du travail.


Pas une page, pas un paragraphe où ne reviennent des mots comme ‘aimer’ ‘vivre’, ‘tendresse’, ‘sourire’, ‘femme’,’homme’,’toi’, ‘douceur’, ‘caresse’ et ‘sentiment’. Ce sont les couleurs pastel qui forment sa toile, avec toutefois quelques grosses taches d’encre rouge ou sombre pour la sensualité, omniprésente, et la complexité des sentiments. Car aimer, n’est pas une chose aisée.

Aimer, c’est aussi garder une part de mystère :
 ‘ ne pas enfermer, laisser le rêve libre’, ‘Mon nuage, c’est mon voyage et sans lui je ne peux vivre…’

Aimer, c’est encore rester fidèle : ‘Elle est déjà liée, lui aussi est attaché. Pas de liaison, ne faisons pas l’con.’, ‘Ce sont les clandestins, des couples sans matins, sans soirées, sans lendemains, les voleurs d’ombre. Aimer, c’est la difficulté de vivre ensemble : ‘Ensemble à se déchirer, à se rejeter, s’arracher, s’attacher…’, ‘J’ai pris le risque de t’aimer…’

Aimer, c’est se réinventer chaque jour : ‘la femme à conquérir, toujours. L’homme à retenir… c’est dur !’, ‘Oh que j’ai mal d’indifférence..’

Et puis les corps ! Martine en parle avec une finesse qui m’émeut. Car on sent, sous les symboles et les images poétiques, une crudité qui m’interpelle. Et dieu sait (toujours avec un petit d) si sur ce plan, je suis capable de vulgarité gratuite.

Envie de sentir l’étendue de ta délicatesse
Se déposer sur mon ventre consentant
Et de découvrir la profondeur de ma tendresse
Pour t’en recouvrir, homme aimant.’

‘Quand les reins se cambrent
Quand nos corps se mettent en prière’

‘Je-suis-vêtue-je-suis-habillée !
En silence, je te crie, je te hurle : TOU-CHE-MOI !
Déshabille-moi ! Chuuuuut !’
 

Tout est-il de la même eau ? Non. Il y a aussi quelques thèmes différents et même (c’est forcé ) quelques vers que j’ai moins aimés ou pas très bien compris. Comme ces poèmes de Noël par exemple, mais là c’est certainement le bouffeur de curé qui parle.

Citons en vrac parmi mes préférés :
‘Et attendre un peu’, ‘C’est confidentiel’ et surtout ‘Ik houd van toi’ dont on a déjà parlé sur ce forum. Car je m’étais vanté imprudemment de pouvoir le mettre en musique, oubliant qu’il s’agissait de vers libres, donc difficiles, sinon impossibles à mettre en couplets.

Je n’ai jamais rencontré l’auteur, mais j’ai l’impression après avoir lu son
recueil, que je la connais déjà un peu et que les préliminaires ne seront plus vraiment nécessaires lorsque nous nous ferons connaissance. J’ai vu ses taches d’encre et tout psychologue vous dira que les interpréter, c’est se dévoiler.

 

 

Bob Boutique

 

(*) http://users.skynet.be/TheDillies/



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Comment rendre votre quotidien plus plaisant ?

J’ai lu « Comment rendre votre quotidien plus plaisant ? Avec la programmation neuro-linguistique » de Micheline Boland

…………Editions Chloé des Lys

Commentaires de Martine Dillies-Snaet

http://users.skynet.be/TheDillies/

 

 

Avant même d'aller plus loin, et de dire tout ce j'ai ressenti, pour n'induire personne en erreur, je dirais qu'à mon avis, ce livre n'est pas un livre de détente mais un livre de travail. Il n'apporte pas la détente des pieds en éventail d'un roman mais il apporte autre chose.

Il peut être lu par tout le monde et pas seulement par le monde des enseignants, éducateurs et tout ce qui a la charge d'autrui (les p'tits malins ajouteront les curés, histoire de rire mais y aurait-il vraiment matière à sourire ?) comme on le penserait peut-être trop vite. Mais pour moi, ce livre est quand même un outil.

 

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350 pages! A l’endroit, à l’envers, en marche avant, en marche arrière. Comme d’habitude ! Jamais dans le sens « comme il faut ». Et je m’en fous. Je m’en délecte d’autant plus quand je le prends enfin à l'endroit pour le relire doucement. Même un bouquin comme le vôtre, Madame Boland! Seulement là, il aura fallu attendre un peu plus pour avoir mon commentaire.

 

 

La P.N

.L. comme on dit, on rentre dans le monde des intellos. Exit les littéraires, les poètes, les conteurs, les narrateurs, les... 

Mais qu'est-ce que je raconte là! Des bêtises! Des bêtises de première!!!

Vous verrez pourquoi plus loin.

 

Dans ce livre, trois parties et chacun peut s'y retrouver.

 

* La première est théorique (80 pages) et pour les professionnels et le nombre important de personnes qui ont suivi cette formation P.N.L., plus d'un appréciera. Les autres dont j'en fais partie vu que j'ai toujours refusé de m'inscrire, eh bien les autres, ils lisent doucement. Ou bien ils passent.

Moi, j'ai lu doucement. Et d'autant plus doucement que j'avais tendance à accrocher un problème personnel et actuel à ce que je lisais: chose qu'il ne faut absolument pas faire!

 

* La seconde partie (40 pages) ou les processus de mises de route: plus abordable, nettement! Sans cesse, on se dit « ah tiens, c'est vrai, c'est ce que je fais, c'est ce que je pourrais faire » ou « ah tiens, c'est vrai, c'est ce que je fais mais qu'est-ce que moi je pourrais faire pour m'orienter différemment, pour trouver les haut-pendus perdus et invisibles mais pourtant réels dans le ciel de notre vie ? »

 

* La troisième et dernière partie (225 pages) est celle que je préfère et par laquelle je recommanderai de commencer à toutes les personnes qui n'ont pas suivi la formation P.N.L.

Et les voilà qu'ils sortent des pages! Tels des pantins, vous les voyez se redresser à chaque page.

Qui ?

Mais les littéraires, les poètes, les conteurs, les narrateurs, ..., pardi! Ils sont tous là. Cachés dans les mots les phrases, les images, les poèmes.

Dans cette partie, l’auteur nous livre ses impressions tout en restant à l'écart. Femme pudique et réservée, discrète et intelligente, sensible et éveillée car Micheline Boland est tout cela, et toute sa personnalité se découvre dans cette partie.

Elle raconte ce qu'elle a vu, les situations dont elle a été témoin, les réflexions qu'elle s'est autorisée à faire, les questions qu'elle s'est posées, les non-réponses qui ne sont pas arrivées. Et elle le fait bien. Divinement bien!

Sacré nom! Arriver à mettre de la poésie, des histoires courtes dans un livre pareil. Faut l'faire! Bravo Madame!

 

Maintenant si vous n'avez pas envie de vous poser des questions, si vous n'avez pas envie de sortir des moments mélancoliques, si vous n'avez pas envie d'améliorer ces jours parfois gris, si vous n'avez pas envie que l'on ouvre devant vous des tas de petites portes que vous n'aviez jamais vues,

ne lisez pas le livre.

Mais si vous désirez voir ces dizaines de petites loupiotes allumées derrière ces portes qu'on a ouvert devant vous, si vous désirez trouver un sourire, un apaisement alors que vous n'en trouviez plus, si vous désirez vous rendre compte que même le sombre cœur d'une forêt n'est, en fait, que l'orée d'un bois verdoyant, alors,

lisez le livre.

 

Oh! Il n'est pas ni un roman ni la panacée dont on rêve. D'ailleurs les panacées sont restées dans les poches des tabliers de nos grands-mères. Le monde moderne est difficile à vivre. Le livre de Micheline Boland n'est pas ça mais il est un vent de fraîcheur. Et cela est parfois bien doux.

J'en ai apprécié la brise.

 

m.

05/02/2009

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Contes Bizarres

J’ai lu « Contes Bizarres » de Bob Boutique

………Editions Chloé des Lys

Commentaires de Martine Dillies-Snaet

http://users.skynet.be/TheDillies/

 

Déjà que l’auteur a mis une « maïuscule » à Bizarres… bizaaarre est-ce pour faire plus bizarrrrrre encore...sans doute ! Comme si c’était pas déjà bizarre… ;-)

 

Vais-je ouvrir le livre de suite ? Je regarde la couverture...je la tourne et retourne dans tous les sens. Heureusement sinon je n'aurais pas vu ce qu'il y avait à voir. Je ne dirais rien de plus. Vous trouverez seuls quand vous aurez le livre en mains.

 

Même si ma lecture est éclectique, de prime abord je ne suis attirée ni par des nouvelles ni par des contes mais j’ai voulu voir ce Bob Boutique avait écrit.

J’ai voulu voir ce que cet homme qui accueille tout auteur avec humour, gentillesse et une plume légère et solide avait inventé comme histoires.

 

C’est qu’il ne déçoit pas, Bob ! Et pas du tout même !

J’ai lu le livre comme je lis tout livre c’est-à-dire dans tous les sens : à l’endroit, à l’envers, au milieu, une page en avant, une page en arrière, un vrai melting-pot. J’ai même fait un effort d’essayer de lire une paire de nouvelles dans le bon sens : de la première à la dernière page.

L’avantage de cette méthode un peu farfelue ? Ne plus être dérangée par l’histoire, pouvoir quand elle me plaît, la relire à l’endroit, pouvoir en apprécier chaque mot et prendre du plaisir à sentir la manière dont l’ambiance est construite. Et puis, cela me permet de sauter la première nouvelle qui, bien souvent, est celle que j’aime le moins.

 

Ce que j'ai le plus aimé c'est cette façon d'écrire: avec force et simplicité. J'avais l'impression de faire un bout de route avec les personnages et de parler avec eux, de penser comme eux, de voir ce qu'ils voyaient, de me faire les réflexions qu'ils faisaient.

Waah, magnifiques descriptions des sensations!

Personnages vrais qui ne cherchent ni à s'enlaidir ni à se trouver des excuses parce qu'ils ne sont pas beaux. Ils sont! Ils racontent. Et s'ils sont beaux, tant mieux ! Et s'ils sont fatigués, c'est comme ça! Ils sont ce qu'ils sont et ils ne m'ont jamais lassée.

Plaisir aussi du parler « belge ». Je retrouve le langage de certaines gens d'ici (j'habite le canton de Comines où beaucoup d'habitants ont de la famille en Flandre occidentale) ou d'à-côté: toujours ces quelques mots flamands glissés dans une conversation en français. C'est succulent, manneke! Moi, j'ai trouvé cela divin.

 

Et puis les histoires. Certaines ont une force du tonnerre! Bob aurait ajouté quelques éléments supplémentaires, histoire de corser le climat, il aurait écrit un roman complet. Dis donc Bob, si tu vendais « Pussy » à un cinéaste! Il y a de quoi en faire un film à empêcher toute âme qui bouge de dormir!

 

Le style, les histoires, la psychologie sont autant d'éléments qui font que j'ai réellement pris plaisir à lire ce bouquin. Et quand j'aime, je lis, je ne cuisine plus, je lis, je ne nettoie plus, je lis.

D'ailleurs je ne comprends pas pourquoi depuis deux jours, j'entends mon mari qui dit « Qu'est-ce qu'on mange ce midi ? »

 

Bonne continuation.

 

m.

04/02/2009

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Le Belle oubliance

J’ai lu La belle oubliance  de Christian Van Moer

Editions Chloé des Lys

Commentaires de Martine Dillies-Snaet

http://users.skynet.be/TheDillies/

 

 « La belle oubliance » : musique de valse, valse des mots. J’aime le titre tout en délicatesse à l’image de son auteur car je reste persuadée que dans tout titre, de par le choix des mots, se cache non seulement l’œuvre mais l’auteur.

*

 Une conclusion que je note dès l’entrée en matière : non seulement aucun d’entre nous ne devrait hésiter à se procurer le livre mais chaque  professeur de français (élèves de 14 à 18 ans) devrait demander à ses élèves de le commander car il  fait réellement partie de ceux qui peuvent et doivent être lus en Humanités(*). Et pour l’étudiant, et pour le professeur, il ne peut déboucher que sur des échanges remplis de plaisir ! Cela est inestimable.

 

 Avant tout aussi, au bas de chaque page où commence un  chapitre : quelques vers à-li-re-ab-so-lu-ment ! Peut-être ces quelques vers seront-ils davantage pour les classiques (**) et les littéraires mais pour eux, ils rouleront au fond de vos entrailles. Je m’en suis délectée. Je n’avais même pas envie de l’écrire, juste envie de garder ça pour moi, rien que pour moi. Oui, mais voilà. J’aime être honnête.

Ou bien je me tais.

*

 Aux sources du Tech. Dans la palette des vins, c’est dans les méandres tantôt d’un Bordeaux, tantôt d’un Bourgogne et tantôt encore dans les sillons sucrés d’un Sauterne que la langue de Christian vous emmène. Jamais dans les vins secs et rocailleux.

La saveur du tout en langue. Je « clac » la mienne. Un nectar.

 

Son écriture est d’une finesse et d’une richesse de haut vol. J’ai lu doucement l’histoire de Christian Van Moer, je ne l’ai pas avalée et je n’en ai pas éprouvé l’envie ; elle se déguste et roule sur les papilles. Philologue roman, sa culture nous instruit sans jamais nous enliser. A l’écriture, les  dieux doivent certainement s’éveiller, descendre de leur Olympe et prendre part aux agapes terrestres organisées par l’auteur.

Bacchus n’est pas invité. Ici, tout est délicatesse et fine culture.

 

Voilà mes premières impressions quant au style et à la forme. Tâchez donc d’écrire des phrases de six lignes et de vous rendre compte que pas un mot n’est de trop ! Elles sont des mini-symphonies. Je me surprends à les relire et à me dire «  Et où as-tu mis le point précédent, diable de bonhomme ! ». Eh bien, il est loin…

 

L’histoire dans tout cela ? Eh bien, elle est prenante, captivante et je n’ai pas déposé le livre tant que je n’ai pas rencontré le point final. Par contre,  j’attendais une autre fin. Elle fait partie de celles qui me donnent envie d’étrangler l’auteur. Je n’en dis pas davantage.

*

 Le mystère Cachou. Je dois me flanquer une paire de claques pour me rappeler à l’ordre : une histoire ou un chapitre, dans un livre peut être complètement différent(e) du ou (de la) précédent(e) et il ne faut surtout pas rechercher l’ambiance de l’un(e) dans le (la) suivant(e). On se nettoie les méninges, bref, on nettoie les vitres et on recommence !

Ce second récit me plonge à la fois dans les aquarelles et les comic’s. La ligne est épurée et l’on retrouve le climat de guerre et d’après-guerre dont elle est le cadre. Encore une fois, l’histoire se lit jusqu’au bout et ne donne jamais envie d’être interrompue. Intéressant également, la géographie et l’histoire de la région de Tournai, toutes deux délicatement distillées. Intéressantes aussi les questions que mon mari (qui m’a piqué le bouquin) et moi-même nous nous posons.

*

 La zone interdite. Waaah ! Telle la louve nourrissant Remus et Romulus pour la naissance de Rome, Christian  nourrit ici l’Histoire et l’histoire de son livre ! Bravo l’imagination !

Si j’étais un homme, je donnerais un coup de poing sur la table et de ma bouche sortirait le fameux juron « Nom de d…. ! »

No comprendo ? Tant pis.

*

 Confession de la dame en bleu :

[Zut ! Mon mari m’a piqué mon Van Moer, je devrai attendre pour cette confession…]

Mais que faites-vous encore  à me lire ? Filez chercher le livre de Christian Van Moer, je vous jure que vous ne regretterez pas !

 

 Quant au titre, l’auteur, vraiment, ne pouvait pas en prendre un autre ou bien alors il aurait fallu en trouver un qui offrait la même sonorité.

Allez, Christian, prends ton stradivarius et joue. Joue, Christian, joue ! Tandis que je me délecte encore de la lecture de « La belle oubliance ».

 

Martine Dillies-Snaet

13/02/2009

 

 

 

 

 (*) En Belgique, l'enseignement secondaire est appelé « Humanités ».

(**) Humanités classiques, humanités où les cours de latin et de grec étaient les plus importants.

 

Posté par chloe_des_lys à 19:11 - Commentaires des lecteurs - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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