Editions Chloé des Lys

26 mai 2017

Ici et ailleurs de Jean-François Foulon

Titre : Ici et ailleurs

Auteur : Jean-François Foulon

Editeur : Editions Chloé des Lys

ISBN : 978-2-87459-978-1

Prix : 13€

 

• Dimensions : 21 cm / 15 cm

• Poids : 410 grammes

• Nombre de pages : 295

 

 

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COURTE BIOGRAPHIE :

 

Jean-François Foulon est né en 1960 au cœur de l’Ardenne, d’un père belge et d’une mère française. Licencié en philologie romane (université de Liège), il travaille à Bruxelles dans le secteur public mais vit en Wallonie (Hainaut). Passionné de lecture et d’écriture, il a collaboré à différentes revues littéraires comme Le Journal de la Culture, La Presse Littéraire et Le Magazine des Livres. Il a déjà publié deux livres chez Chloé des Lys : un roman, « Obscurité » (2015) et un recueil de poésie, « Le temps de l’errance » (2016).

 

RESUME DU LIVRE

 

Ce livre de nouvelles (ou plus exactement de longs récits) est divisé en trois parties. « Afrique » ressemble à un roman et nous propose six regards croisés sur un même fait dramatique : l’assassinat d’une jeune doctoresse travaillant pour Médecins Sans Frontières. « Amérique », qui nous entraîne de l’Argentine à la Bolivie, en passant par le bassin de l’Amazone, traite davantage des problèmes sociaux et de la lutte du peuple contre son exploitation. Enfin, « Europe » aborde des thèmes qui nous sont bien connus comme la maladie, le chômage, la solitude et la perte des illusions.

 

L’auteur nous fait voyager et réfléchir aux dérives des civilisations et du pouvoir. Il pointe du doigt les abus et l’asservissement de l’être humain à d’autres hommes, avec la bénédiction du dieu « Profit ». Tout en égratignant le rôle de la colonisation, il dénonce l’injustice sociale et met en avant le besoin de liberté, commun à tous les êtres. Bref, ce livre est plein d’empathie pour ceux qui souffrent ou ont souffert.

 

EXTRAIT DE LA NOUVELLE « LE TEMPLE DU SOLEIL »

Le camion aborde le premier virage en lacet. Le moteur cogne, le changement de vitesses grince. Derrière, une épaisse fumée noire jaillit du pot d’échappement. Il n’y a rien à faire : la pente est trop forte. Il va falloir qu’il se déporte à l’extrême gauche ou il ne passera pas! Instinctivement, le chauffeur a réagi : il braque le volant autant qu’il peut. Le bahut se déplace, le voilà de l’autre côté de la route. Le pneu avant mord même la poussière du fossé ! Cela fait un de ces nuages ! Les branchages griffent la carrosserie. Pourvu qu’il ne vienne rien en face. Non, ouf, c’est fini ! Le premier virage est passé. Il n’y en a plus que deux mille cinq cents quatre-vingt-quatre.

 

C’est qu’elle les connaît, Isabel les virages qui mènent à l’Altiplano. Cela fait cinq ans, maintenant, qu’elle fait la route, toujours la même. Elle charge des marchandises en bas, dans la forêt, et elle les achemine là-haut, dans la capitale. Cela peut paraître simple, mais ce ne l’est pas. En bas, c’est l’équateur, la forêt vierge, la chaleur, les moustiques, la malaria. En haut, ce sont les montagnes et les deuxièmes du monde encore bien. La Paz culmine à 3.658 mètres d’altitude et le lac Titicaca n’est pas loin. D’un côté, c’est l‘été, de l’autre l’hiver. Et puis il y a les habitants. Tous des Indiens, certes, mais tellement différents. Les gens de la plaine ont une certaine mentalité, ceux des sommets une autre. Leur seul point commun, c’est d’être tous des Indiens. C’est déjà ça. Et elle, Isabel, elle est comme un trait d’union entre ces deux mondes. Indienne aussi, forcément, comme tout le monde en Bolivie. N’empêche que le fait d’être une femme a quelque chose de singulier. Tous les autres chauffeurs sont des hommes, elle doit être la seule femme de la profession et elle en est fière. Comme elle est fière d’amener dans la capitale andine toutes ces nourritures exotiques de la plaine. Originaire de la zone intermédiaire des collines, elle se sent partout chez elle. Ce qui signifie aussi qu’elle est étrangère des deux côtés. Elle n’est pas de l’Amazonie, mais elle n’est pas non plus des sommets andins. Qui est-elle finalement ? Elle serait bien en peine de le dire. Alors elle voyage et essaie de trouver son identité sur les routes, entre les chaleurs étouffantes de la forêt et les crêtes brumeuses des montagnes.

 

Mais voilà le deuxième virage. Il tourne dans l’autre sens, celui-là, de la gauche vers la droite. Ce sera donc plus facile, elle ne sera plus du côté du précipice et bénéficiera de la pente la moins raide. C’est déjà ça. Il faut dire que la route est à peine asphaltée. Pourtant elle l’a été autrefois, à certains endroits en tout cas... Mais il y a longtemps de cela et la nature a repris ses droits. Le macadam, petit à petit, s’est effrité et il ne faut pas croire que le gouvernement l’a remplacé. Non. D’ailleurs il ne faut jamais compter sur le gouvernement ! Les politiciens, là-haut, à La Paz, ont autre chose à faire. La révolution pour commencer ! Et puis, une fois qu’ils sont au pouvoir ils pensent un petit peu à eux. C’est normal après tout, ils ont tout de même risqué leur vie dans ces coups d’état. Alors, dès qu’ils sont installés derrière leur beau bureau de président ou de ministre, ils essaient de compenser, c’est-à-dire de s’enrichir par tous les moyens. Qui pourrait le leur reprocher ? S’ils sont d’origine modeste, on ne les pendra pas au sérieux tant qu’ils ne seront pas riches. Et s’ils proviennent d’une famille de notables, on ne trouverait pas normal qu’ils baissent de statut et qu’ils s’appauvrissent. Un député, un sénateur, un ministre, cela doit être riche pour être respectable, un point c’est tout. Ici, en Bolivie, vous ne rencontrerez jamais un être humain qui pensera le contraire.

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23 mai 2017

Opération Taranis de Didier Veziano

Titre : Opération Taranis

ISBN : 978-2-87459-966-8

Auteur : Didier Veziano

Editeur : Editions Chloé des Lys

Prix : 35,00€

Dimensions :

Poids : 574 g

Taille : 20,5 cm – 14,6 cm

Nombre de pages : 460

 

 

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Biographie :

 

 

Je suis issu d’une génération qui n’a pas connu internet et qui traçait son chemin avec ses convictions en bandoulière et du son rock dans les oreilles. J’ai aujourd’hui un métier, parce qu’il en faut un, dans le monde bancaire, des centres d’intérêts, parce qu’il faut s’échapper du travail, qui vont du sport à la musique en passant par la cuisine et l’ivresse (sans modération) de Paris, et une forte attirance, parce que la vie c’est (un peu) sérieux, pour la géopolitique et l’Histoire.

Opération Taranis est mon premier roman. 

 

Résumé :

A Paris, un Imam salafiste prêche sa haine de l’Occident dans une mosquée du XVIIIe arrondissement.

A Beyrouth, le chef des opérations clandestines du Hamas rencontre anonymement un haut responsable du Hezbollah.

A Dubaï, les redoutables services secrets Iraniens organisent une réunion troublante dans la suite d’un hôtel de luxe.

Pour la DGSE, préoccupée par le contexte géopolitique au Moyen-Orient, il ne fait aucun doute que ces évènements en apparence sans rapport cachent en réalité une action d’envergure.

Infiltrations, écoutes, filatures, l’enquête va livrer son double verdict : une effroyable attaque terroriste va frapper Paris. Et avec une cellule déjà active sur le territoire, le compte à rebours a commencé…

Ultime solution pour éviter le carnage imminent: solliciter une unité spéciale qui n’a aucune existence officielle.

Problème : elle va devoir affronter un ennemi imprévu…

 

EXTRAIT

À travers le pare-brise constellé de fines gouttes de pluie, le Directeur du contre-terrorisme observait les silhouettes en salopettes bleues qui finissaient de bloquer la rue du Château d’Eau avec des plots de chantier. Il repensa à cet appel matinal. Au bout du fil, la voix anonyme avait commencé par six mots qui résonnaient encore dans son cerveau : « Je sais où est votre homme ».

Dans la seconde qui suivit, la radio crépita puis l’ordre retentit comme une délivrance dans l’ensemble des véhicules.

 Intervention !

Deux Peugeot 807 gris métallisé déboîtèrent par les deux extrémités de la rue et vinrent piler en bas de l’hôtel. Les portières s’ouvrirent simultanément. Huit hommes en combinaisons et cagoules noires jaillirent à l’extérieur, armés de fusils d’assaut HK G36. Ils se précipitèrent dans le hall pendant que les hommes du groupe d’appui opérationnel se mettaient en position devant l’entrée de l’immeuble lacéré par des faisceaux bleus, armes braquées vers les fenêtres. Des passants affolés s’éparpillèrent, d’autres se plaquèrent au sol dans un réflexe de survie.

Après avoir monté les marches quatre à quatre jusqu’au deuxième étage, les hommes du RAID défoncèrent la porte sans sommation et entrèrent en hurlant, le point rouge de leurs lasers cherchant à accrocher leur cible.

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19 mai 2017

Expo de Salvatore Gucciardo

Exposition S

Exposition S

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18 mai 2017

L’enfant qui rêvait du Siam de Joël Jouffriault

Titre : L’enfant qui rêvait du Siam

Auteur : Joël Jouffriault

Editeur : Editions Chloé des Lys

ISBN : 978 2 87459 936 1

Prix : 27,9€

Poids : 320 gr

Format A5

293 pages

 

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Biographie de l’Auteur :

 

L’auteur est né en 1939 dans un petit village du Poitou. Poussé par son instituteur, il se retrouve au collège de Poitiers pour apprendre la comptabilité et matières annexes. Expert-comptable, métier où le rêve n’a guère de place, il a bourlingué au milieu des chiffres et des rapports, toujours dans un cadre fiscal et juridique très strict. Fini, tout ça. Maintenant retraité, il a tourné le dos au chiffres et ouvert la porte à l’écriture.

L’enfant qui rêvait du Siam est son troisième roman.

 

Résumé du livre :

 

Guillaume, orphelin, est élevé par ses grands-parents, Clara et Abel. Enfant de chœur, il est le protégé du curé du village, qui lui ouvre sa bibliothèque où il découvre un livre sur le Siam. Partir là-bas devient alors son rêve. Après avoir été moine novice dans l’abbaye, puis cordelier dans le village voisin, il participe avec brillance à la construction de la Corderie royale de Rochefort, à l’époque de la Compagnie des Indes orientales, sous Louis XIV. Jusqu’au jour où un envoyé du ministre Colbert lui propose d’embarquer pour le Siam dans le but de créer un comptoir. Son rêve est enfin en passe de se concrétiser. Mais sur la mer, le danger est partout et l’issue incertaine…

 

 

 

Extrait du livre :

 

̵ Et que…

Clara se tait et se signe en baissant les yeux.

̵ Et que… Qu’alliez-vous dire, Clara ? lui demande le curé.

̵ Que les filles sont belles et se promènent presque nues au milieu des éléphants. Voilà ce que Guillaume a lu dans le livre. Et il dit qu’un jour il partira là-bas. Bon, je sais que c’est des rêves d’enfant, mais ça m’inquiète, tout ça.

 

Découvrir le Siam, d’autres pays, d’autres civilisations, enfin un rêve sur le point de se concrétiser. Mais avant, la découverte d’un monde insoupçonné s’offre à Guillaume. Le monde des marins. Pour le marin, le navire est son pays. Avec ses règles, ses mœurs. C’est son univers. Avec la mer et le ciel. Pas une mer ou un ciel que l’on regarde comme une pièce de théâtre de plein air. À la différence du terrien qui, quand l’éclair jaillit du ciel, fuit le danger en s’abritant avant que la foudre n’éclate et que les trombes d’eau ne s’abattent sur sa tête, le marin, lui, l’affronte. Il connaît le langage du ciel et de la mer, intercepte leur conversation, devine leurs intentions et prend les devants à coups de voilure. Lui et ses camarades. Chacun à son poste, tous solidaires. D’eux, plus que de la grâce de Dieu, dépend la vie du bateau et de chacun.

Guillaume reste béat d’admiration devant leur courage dans la tempête, leur agilité dans la mâture.

C’est avec une ferveur particulière qu’il prie, ce matin, agenouillé parmi les matelots, à côté du capitaine, face au gaillard de dunette où prêche l’aumônier.

 

 

Phrase d’accroche

Ne soyez pas tristes, puisque le rêve de votre petit Guillaume est en train de se réaliser, cela devrait atténuer beaucoup votre peine. Pépé, mémé, je vous aime de tout mon cœur.

 

 

Auteur : Joël Jouffriault

Titre : L’enfant qui rêvait du Siam

Editeur : Editions Chloé des Lys

ISBN : 978-2-87459-936-1

Prix ; 27,90€

Poids : 320 gr

Format A5

293 pages

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