Editions Chloé des Lys

07 novembre 2017

"Rêver de ma Belgique" d'Alfred Herman

Titre : Rêver de ma Belgique

Auteur : Alfred Herman

Editeur : Editions Chloé des Lys

ISBN : 978-2-87459-972-9

Prix : 17,90

Description du livre

Poids : 241 g

Taille : 20.5 x 14.8 cm

Le recueil contient 78 poèmes

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Biographie

Alfred Herman est né à Tirlemont, le 15 juillet 1922. Belgo-suisse, il habite 21, Boulevard de la Forêt, CH 1009 Pully.

Ses débuts littéraires remontent à 1938. Il écrit ses premiers poèmes. Résistant de 1940 à 1945, secouriste Croix-Rouge avec médaille d’argent pour services éminents rendus au pays, il a fait un bref séjour en prison de la Gestapo. Il est pharmacien depuis 1947 et poursuit son envol littéraire. Né en région alors bilingue d’un père wallon, il garde ce sang en ses veines, d’où sa culture, essentiellement française comme sa langue maternelle, son éducation, ses études. De là ces brimades flamandes hostiles, par les cris « Walen buiten » (Wallons dehors). Il voudrait retourner à Liège où il habitait en 1930, mais ne trouvant de pharmacie en Wallonie, il aboutit à Lausanne comme pharmacien au CHUV. Son premier recueil paraît en 1961 et il termine le 33ème. Il écrit des nouvelles, des méditations, des études comme celles sur l’ésotérisme du gothique sacré, celles sur les pièges de sa langue française qu’il défend avec ardeur.

Il accumule médailles de bronze, argent, vermeil et or, nombreux trophées et autres distinctions honorifiques.

On a souvent cité le parcours exceptionnel de ce pharmacien-poète dont la vie fut si bien remplie et dont le palmarès est vraiment remarquable et réellement hors du commun.

De plus tous ces textes, poèmes ou prose, sont porteurs de très importants messages en langue clair mais souvent voilé, un apport d’une certaine lumière en un monde plongé dans les ténèbres.

Quand on lit ces longues laisses en vers réguliers, on a souvent l’impression de lire du Lamartine et du Victor Hugo lorsque le poète se fâche. On a dit qu’il faisait le pont entre Verlaine et Verhaeren. Le poète apporte une vision d’ensemble avec le reflet des climats d’une âme sensible aux décors de la vie et des existences spirituelles et métaphysiques.

C’est une poésie de proximité qui s’élève jusqu’à l’épopée. Il existe donc encore un vrai poète lyrique digne de tous les grands poètes lyriques anciens.

 

 

Accroche

Pourquoi tel recueil après 45 ans en Suisse ?

Avec l’âge et la méditation sur la vie et sur ses alea, Alfred HERMAN a tenté de renouer avec ses racines et surtout avec ces souvenirs perdus au fils des temps. Loin du berceau de sa famille, cette région de Liège, Aubin et Dalhem, il songe à tous ces temps passés, à la Meuse, à l’Amblève, aux Ardennes comme à cette Mer du Nord.

Surgissent aussi des sujets touchant à des moments capitaux en leur essence par une influence sur son départ, et surgissent alors cette sensation d’avoir perdu ce qu’il avait de capital : sa Liberté.

Il revoit des scènes de son jeune temps, des scènes typiques du folklore, et toutes ces visions se mêlent et s’incrustent dans une vision pittoresque de son Pays natal qui plonge en son cœur comme l’ancre du navire s’incruste en la tourbe pour que s’arrête le navire. Un cœur, un navire nommé : MA BELGIQUE.

Il y eut certes ces mouvements flamingants dont il a souffert, car c’était pour Alfred Herman une atteinte à sa langue française dont il s’est toujours fait acharné défenseur par tous moyens depuis l’âge de 15 ans. Mais il part du principe que flamand et wallon ne sont que des prénoms, Belge est le nom de famille. Il aimait cette parole d’Émile Verhaeren.

Et souvent il croit entendre chanter au loin ce Coq Wallon…

 

Extraits

La perle

 

Dieu créa l'Univers, vit que tout était bon,

Mais avant le repos, sa force qui fascine,

Dans sa grande sagesse, souhaita un fleuron

Couronnant son œuvre d'une beauté divine.

 

Dieu désira sur terre un reflet du soleil,

Un réel paradis d'amour très poétique,

Et forgea la perle d'un éclat sans pareil,

Étincelant bijou que l'on nomme: Belgique

 

 

 

 

 

 

 

Je ne verrai plus...

 

Je ne verrai plus la Mer du Nord,

Je n'entendrai plus rugir la houle.

Comme ils semblent loin ces petits ports

Sentant bon les frites et les moules.

Ostende larguait depuis ses quais

Ses grosses "malles" vers l'Angleterre,

Ses quais où pendaient les poissons frais,

Son vieux port aux navires de guerre.

 

Blankenberge, aux bateaux de pêcheurs,

Etalait ses marchés populaires.

L'estacade où les flots en fureur

Aspergent le passant solitaire.

 

Zeebruges dorlotait ses voiliers,

La Panne aux tapis de coquillages,

Knokke et ses villas d'éclat princier,

Un vrai paradis pour troisième âge.

 

Partout rugissait la Mer du Nord,

Léchant le sable fin des plages,

Les brise-lames portant pieux morts,

Algues brunes et moules sauvages.

 

Ce plat pays, était-ce le mien?

Non, ses plaines étaient trop flamandes.

Face au lac, je m'en souviens,

Ce soir sur cette terre romande.

 

 

J'ai vu passer...

 

J'ai vu passer d'étranges visages

A Ostende, un jour de carnaval,

J'ai entendu d'étranges langages,

J'ai vu, d'Ensor, l'affreux festival.

 

J'ai vu cet homme aux longues oreilles,

J'ai vu la femme au nez retroussé,

J'ai vu le gosse aux lippes vermeilles

Sur un singe au regard d'enfoiré.

 

J'ai vu l'homme au masque de squelette,

J'ai vu la femme au masque chinois,

J'ai vu le gosse au masque à sonnettes,

Taquinant Pierrette au frais minois.

 

J'ai vu passer le cortège aux masques,

Comme un régal de saintes horreurs,

Le vent l'éructait dans ses bourrasques,

La mer digérait mal ces clameurs.

 

J'ai vu passer les mêmes visages,

Chaque jour, après le carnaval.

J'ai reconnu les mêmes langages,

Chaque jour, après le festival.

 

La vie est cet étrange cortège

Qui passe devant nous sans arrêt,

Et chacun, dans ce sot cortège,

Fait, de son masque, son vrai portrait…

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04 novembre 2017

Avis de lecteurs : Jardiner dans les étoiles de François NOUL

Jardiner dans les étoiles de François NOUL

Résumé: Louis est décédé. Il est aujourd'hui jardinier des étoiles au service du divin et des galaxies. Toutefois, dès qu'il a le temps entre deux plantations célestes, il vient rendre visite à son épouse dans sa chaumière. Ils parlent ensemble de la pluie et du beau temps, et des souvenirs de leur belle vie.

Mon avis: truculent, tendre, doux, paisible et comique à la fois...
Ce recueil de petits récits retraçant les petites aventures de Louis, de Virgile, du coq Arsène et bien d'autres personnages est vraiment bien écrit.
Des expressions en wallon parsèment les pages, et retrouver ces mots bien de chez moi au détour d'une phrase m'a vraiment plu au plus haut point! Les spécialités culinaires (ces fameuses couilles de suisse qui, moi, me font saliver rien que d'y penser) décrites me sont savoureuses au possible.
J'avais lu il y a quelques années la série de livre de Toine Culot, d'Arthur Masson. J'avais adoré. Eh bien, j'ai adoré tout autant le voyage fait dans le livre François Noul.
Je n'ai rien trouvé à retirer. Par contre, une très belle leçon de vie fait son apparition peu à peu: ce monde d'aujourd'hui qui court, court, court, ne prend plus le temps d'apprécier de petits plaisirs, et c'est bien dommage.
Me voila donc avec un livre que je pourrai conseiller quand il s'agira de faire découvrir les campagnes bien de chez nous.
Points attribués: 8/10
Je remercie la maison d'édition Chloé des Lys pour cette lecture à l'odeur de terroir belge.

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01 novembre 2017

Salvatore Gucciardo

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30 octobre 2017

C.-L. Desguin dans l'Anthologie poétique de Flammes Vives

 

— Carine-Laure, tu multiplies les évènements ?

 

— Oui et que ce tourbillon continue, surtout.

 

— Tu nous racontes ?

 

— Je connaissais Flammes Vives comme ça mais sans plus. Cette association littéraire proposait aux auteurs d’envoyer quelques textes. Et voilà !

 

— Et un de tes textes se retrouve dans cette Anthologie poétique, très bien Carine-Laure, très bien.

 

— Je précise, le texte sélectionné Des bribes de terres tirées se trouve dans le volume 2 car deux volumes sont édités pour cette Anthologie.

 

— Des bribes de terres tirées….Hum, c’est bien du Desguin, ça !

 

— C’est un texte tiré de mon recueil non-édité À contre-jour la nuit.

 

— Je ne te pose pas de questions au sujet de ce recueil, je vois que tu t’énerves.

 

— Oh mais non, pas du tout. C’est un recueil qui comprend plus d’une trentaine de textes. Des textes écrits en écoutant du jazz uniquement. Je voulais expérimenter ça, écouter du jazz et voir ce que mon cerveau allait projeter sur le papier.

 

— Tu aimes ça n’est-ce pas, expérimenter les choses.

 

— Oh je pense que nous devons nous renouveler. Découvrir de nouveaux espaces…

 

 

— Et c’est réussi ! Tu arrives là où on ne t’attendait pas. Aux éditions Jacques Flament par exemple, avec ce très beau texte d’une prose poétique comment dire je ne trouve même plus le mot…dans ce livre collectif Résonances.

 

— Oui, une très belle expérience. Là, c’était un texte écrit en écho à une photo.

 

— Je reviens vers cette association littéraire Flammes Vives.

 

— Oui, Flammes Vives, une association qui mérite qu’on se penche sur ses publications, une équipe de vrais amoureux de la Poésie.

 

Voici l’adresse du site de Flammes Vives :

www.Flammesvives.com

 

et le lien vers l’Anthologie poétique (volume 2) :

 

http://www.flammesvives.com/Boutique/Produit/Anthologie_Flammes_Vives_2017_Volume_2/197/

 

 

 

 

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— Et si le press book (qui n’est pas en ordre.)  de C.-L. Desguin ( qui n’est pas en ordre elle non plus…) vous intéresse, le voici :

 

http://carineldesguin.canalblog.com/pages/press-book/32061526.html

 

 

 

 

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